Poème pour la vie

Lundi 27 mars 2006, par Paul Vaurs // Mes poèmes

Il est bien tard, ma douce amie.
Pour nous aimer encore.
D’aucuns diront que c’est folie.
Ce grand amour qui nous dévore.

Ce serait triste cependant.
Qu’un tel amour doive se clore.
Laissons les gens à leurs cancans.
Que chacun d’eux rie ou pérore.

Rappelle-toi ce bel orage.
Qui fit s’ouvrir mon parapluie.
J’avais trouvé quelque avantage.
À t’y tenir longtemps blottie.

Te souviens-tu de ce printemps
Qui déferlait sur l’esplanade
Quand nous courions tout haletants
Vers nos premières escapades ?

Rappelle-toi nos soirs de liesse
Sous les tilleuls si odorants.
Témoins discrets de nos tendresses
Et familiers de nos serments.

Tant de secrets, tant de ferveurs
Ont jalonné nos longues marches
Nous n’aurons pas d’autre bonheur
Que vivre ensemble sous notre arche.

Et si parfois le vent du doute.
À traverser nos ciels d’hiver.
Qu’elle était belle notre route.
Quand nous y valsions à l’envers.

Il n’est que temps, mon amour.
De nous aimer encore, sous le soleil ou sous la pluie.
Et du long soir jusqu’à l’aurore, tant que les roses de la vie.
N’auront pas fini d’éclore.

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