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Economie.

Plus d’un million d’entreprises créées en 5 ans.

Jeudi 22 février 2007, par Paul Vaurs // La France

Voilà au moins un engagement que Jacques Chirac aura tenu au cours du
quinquennat qui s’achève ; Créer un million d’entreprises en 5 ans.

« Depuis 2002, nous avons relancé la création d’entreprises. Chaque année,
plus de 200.000 entreprises nouvelles se créent. L’objectif, que l’avais
évoqué, de, un million d’entreprises nouvelles sur cinq ans, on peut le
dire aujourd’hui, sera atteint ; » avait ainsi indiqué le chef de l’Etat le
5 janvier dernier, lors de ses voeux aux forces vives du pays. Au début de
son second mandat, Jacques Chirac déplorait le retard de la France par
rapport à ses principaux partenaires, en matière de création d’entreprises.
Nous comptions à l’époque un million d’entreprises de moins que le
Royaume-Uni. « C’est autant d’occasions en moins d’innover, d’exporter, de
créer de l’emploi et des richesses » estimait le chef de l’Etat.

Cinq ans plus tard, l’objectif est atteint. La barre du million a même été
atteinte à la mi-janvier et sera donc largement dépassée à la fin
effective du mandat. On enregistre même une accélération des créations d’entreprises
durant année 2006, au cours de laquelle il s’est créé 233.000 entreprises.
Du jamais vu. C’est 3,7% de plus qu’en 2005 et la France est passée, entre
2002 et 2006, d’un rythme de 600 créations d’entreprises par jour à 800.

Certes, la création n’est pas le plus dur moment de la vie d’une entreprise
et la mortalité infantile reste particulièrement élevée. D’après l’INSEE,
parmi les entreprises créées au premier semestre 1998, il n’en reste que
51% qui demeuraient en activité 5 ans après, en 2003. Par rapport aux
entreprises créées en 1994, le taux de survie après 5 ans s’est quelque peu
amélioré. Surtout, les emplois créés sont assez largement pérennisés
puisque 80% des emplois créés initialement subsistent encore cinq ans après.
La mortalité frappe donc essentiellement les entreprises qui n’offrent du
travail qu’à leur seul créateur.

Les résultats encourageants de la création d’entreprise ont de quoi, bien
évidemment, inspirer ceux qui cherchent des solutions contre le chômage
pour le quinquennat à venir. François Bayrou y voit un puissant levier qui
pourrait être rapidement actionné et propose une mesure immédiatement
applicable. La possibilité pour chaque entreprise de créer deux emplois
sans charges. Mais, s’il reste sans doute un gisement important d’emplois à
créer dans les petites entreprises, d’autres s’inquiètent du montant élevé
des aides publiques déjà accordées aux entreprises : 65 Milliards d’euros en
2005, soit 4% de la richesse nationale.

Il restera également pour maintenir les créations d’entreprises à leur
niveau actuel, à poursuivre l’effort de simplification déjà largement
entamé. Le ministre des PME, Renaud Dutreil, vient d’annoncer à ce titre qu’il
serait possible dès le mois d’avril d’accomplir par Internet toutes les
formalités liées à la création et à l’immatriculation d’une entreprise. S’agit-il
d’un gadget ou d’une réponse à un vrai besoin ? Dans la vie de l’entreprise,
il n’est pas certain que les quelques formalités qu’il reste à accomplir
lors de la création, soient la plus grosse des difficultés qui attendent l’entrepreneur..

ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES

FRANÇOIS BAYROU, TROISIÈME HOMME ?

François Bayrou est-il en train de créer la surprise ? Dans une pré-campagne
où Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal semblent monopoliser le devant de la
scène, le candidat de l’UDF paraît en position de jouer le troisième homme
de la prochaine élection présidentielle.

Les sondages confirment cette impression. Selon un sondage IFOP, réalisé
pour le Journal du Dimanche, François Bayrou est un homme courageux pour 75%
des Français, tandis que 43% estiment qu’il a réussi son entrée en campagne
(moins que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, mais plus que Jean-Marie Le
Pen). D’autres sondages (IPSOS et BVA) le donnent régulièrement à plus de
10% au premier tour, devant le président du Front national.

Il est vrai que la conjoncture paraît nettement favorable à François
Bayrou. Il y a tout d’abord le passage à vide de Ségolène Royal qui accumule
gaffes et propos inconsidérés, au point de faire douter de ses capacités, y
compris dans son propre camp. De plus, il ne faut pas oublier que la
présidente de Charente-Poitou a fait l’objet de luttes sévères au PS. Certes
ces luttes ont nécessairement laissé des traces notamment chez les plus
proches de la social-démocratie.ou du social-libéralisme.

A l’autre bord, le positionnement de Nicolas Sarkozy, résolument à droite,
peut inquiéter de larges franges de L’UMP qui se rattachent volontiers au
centre-droit. Là aussi, François Bayrou peut représenter une vraie
tentation.

Plus généralement, il y a la lassitude de l’électorat devant un duel trop
annoncé. La possibilité de donner un nouvel avertissement à la classe
politique est ouverte, et même vraisemblable, et François Bayrou peut
représenter un des termes d’une nouvelle alternative.

Il le peut d’autant plus que le candidat centriste ne manque pas d’atouts.
Ancien ministre de l’Education, il peut à la fois faire valoir son
expérience politique et se présenter comme un opposant au système, un
opposant bien plus crédible que les candidats d’extrême-gauche. De plus, la
posture humaniste de ce démocrate-chrétien pourrait attirer ceux que le
vote Le Pen rebute définitivement.

Cela suffira-t-il ? En refusant le clivage droite-gauche, François Bayrou
a pris une attitude courageuse mais périlleuse. Si la France aime à être
gouvernée au centre, elle aime aussi voter clairement à droite ou à gauche.
L’histoire des élections récentes le prouve à l’envi.

S’il veut concrétiser ses ambitions, François Bayrou doit aujourd’hui se
dégager un espace. Ce sera sans doute son défi le plus difficile.

ENVIRONNEMENT

DES CITOYENS MOBILISÉS, FACE AUX ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX.

Combien étaient-ils ce jeudi 1er février, de 19h55 à 20h, à avoir éteint
toutes leurs lumières et débranché tous leurs appareils mis en veille ? A l’appel
de l’Alliance pour la Planète, des citoyens de toute la France avaient
décidé de faire ensemble ce geste symbolique. Non pas, bien évidemment,
pour l’économie dérisoire générée par ces cinq minutes d’abstinence. Mais
pour manifester la prise de conscience d’une large partie de l’opinion
publique sur la nécessité de mettre en oeuvre, au niveau des Etats comme au
niveau des foyers, les mesures qui doivent limiter l’incidence de l’homme
sur son environnement, à défaut d’inverse, la tendance d’un réchauffement
climatique désormais constaté.

Car au moment où ces citoyens passaient 5 minutes dans le noir, le Groupe d’experts
intergouvernementaux sur l’évolution du climat continuait ses travaux à
Paris et confirmait, s’il persistait encore un doute, une réalité qu’il n’est
plus possible d’ignorer. En un siècle, la température moyenne du globe a
augmenté de 0,6°c et elle continuera à augmenter de 2 à 4,5°c d’ici 2100.
Les carottes glaciaires qui permettent d’étudier la composition de l’atmosphère
sur 650.000 ans ont confirmé qu’on avait atteint en 2005 des niveaux de gaz
à effet de serre, dioxyde de carbone et méthane, sans précédent. Et si l’activité
humaine continue à produire les mêmes quantités de gaz à effet de serre,
les experts craignent une accélération exponentielle des phénomènes
observés.

Ces éléments sont désormais connus. Et pourtant, le protocole de Kyoto,
seul engagement concret pris par la quasi totalité des pays pour tenter d’enrayer
la tendance, semble bien dérisoire au regard des enjeux. L’Union européenne
s’est ainsi engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8%
entre 1990 et 2012. Tiendra-t-elle ses engagements.? Et si elle les tient,
cette réduction aura-t-elle un réel impact ? On attend également un
engagement des Etats-Unis sur ces questions.

Quant aux citoyens, s’ils sont de plus en plus nombreux à avoir pris
conscience de la nécessité de modifier leurs comportements individuels,
ils savent aussi qu’il faudra continuer à peser sur les gouvernements pour
s’assurer que la gestion à court terme des affaires des Etats ne fera pas
oublier la gestion à long terme des intérêts de la planète. C’était l’un
des messages du « couvre-feu » organisé le 1erfévrier : même si Nicolas
Hulot a finalement renoncé à se présenter à l’élection présidentielle, les
Français sont nombreux à souhaiter que l’ensemble des candidats prennent en
compte les questions environnementales dans leurs programmes électoraux...
autant que dans les décisions qu’ils prendront après les élections...

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