Pas de temps « mort » !

Lundi 20 septembre 2010, par Pierre-Marie Gallois // L’Histoire

Discours de Guillaume II au Reichstag (25 juin 1888) Remonter aux causes, faire partager ses connaissances, transmettre, armer les esprits et les cœurs…

A Marrakech en un temps où les « feux » de la Perle du sud qui a donné son nom au Maroc n’étaient pas ceux des fêtes « bobos » et « pipoles ».

Un « feu », oui, porté par un jeune officier de l’armée de l’air. Faute de pouvoir encore prendre l’air et frapper l’ennemi, armer les esprits et les cœurs de ses camarades !

Notre Maître d’Ecole, Pierre Marie Gallois, nous entraîne dans son troisième « exposé »…

Notre maître d’Ecole est toujours parmi nous !

Portemont, le 2 septembre 2010

Première partie…

Cet entretien sera consacré à l’évocation des rêves des Pangermanistes, aux buts qu’ils se sont assignés et à leurs conséquences pour la France. Et aussi au prestige du militarisme allemand, moteur de l’ expansion politique et territoriale allemande.

Nous avons vu que les propagateurs de l’idée allemande formaient une chaîne continue, tendue des origines à nos jours.


« La Proclamation de l’Empire » au château de Versailles, dans la galerie des Glaces, le 18 janvier 1871, peinte par Anton von Werner. Bismarck est représenté au centre, en uniforme blanc.

La fin du XIXe siècle devait ajouter à cette brillante cohorte, quelques uns des penseurs auxquels l’Allemagne actuelle doit le plus.

Le malaise intellectuel que je viens de définir brièvement devait contribuer à leur crédit, encore qu’ils soient dans la tradition allemande et qu’ils eussent de tous temps, enivrés les masses germaniques, moins préparées par les circonstances.

Épris de sciences exactes dont,ils voyaient tous les jours les foudroyantes applications dans leur Etat industrialisé, les Allemands se sont tournés vers les théories raciales appuyées sur la biologie. Et c’est d’un Français, le comte Arthur de Gobineau, qu’ils ont acquis une preuve de leur supériorité raciale.


Arthur de Gobineau

“D’un soupir d’antiquaire, absorbé dans ses réserves rétrospectives, les Allemands ont fait un cri de ralliement et de combat jeté à travers l’espace par la divinité spécifique du germanisme conquérant “. (1)
Repris par Chamberlain, Lange, Bernhardi et Rosenberg, Gobineau figure en bonne place dans “Mein Kampf”.


Alfred Rosenberg en 1933

Sa pensée est donc capitale pour qui veut pénétrer les arcanes du nazisme.

Prenant le contre-pied des philosophes français du XVIIIe siècle qui voyaient dans la rapide fusion des races une preuve de progrès social, Gobineau entreprit de démontrer que cette fusion, loin de constituer un progrès, était une déchéance. Selon Gobineau, et en substance, trois grandes races existent encore : la jaune, la noire, la blanche.

  • La première n’a rien produit d’original, elle est morte depuis des siècles et son réveil n’est pas à escompter.
  • La race noire est une race d’enfants. Elle n’a découvert que le rythme musical. Elle est sans intérêt. Reste la seule race blanche qui a tout fait, et qui aurait fait mieux encore si elle ne s’était pas métissée. Car, si à l’origine elle était pure, elle n’a pas tardé à donner naissance à deux groupes :
  • le groupe sémite, dans les veines duquel il est entré beaucoup de sang noir. Et Grecs, Latins, Romains en dérivent ; nous dérivons d’eux.
  • Le groupe aryen resté pur plus longtemps, c’est le groupe germanique au type grand, blond, aux yeux bleus, au crâne allongé, le dolichocéphale.
  • D’ailleurs, ajoute Gobineau, cette race supérieure n’existe plus qu’à l’état de traces : Scandinavie, Hanovre, France du nord, Grande-Bretagne et Islande en présentent encore quelques types. Les prussiens précise-t-il, ne sont qu’un métissage de Slàves, de Finnois et de Teutons.(2)

Donnant un coup de pouce à ce tableau rétrospectif les Allemands n’y ont vu que la preuve de leur grandeur passée et la certitude de leur expansion future sur le monde.

Bien mieux, par un phénomène courant chez eux, l’affirmation de leur supériorité raciale s’ accompagnera d’ un dénigrement scientifique des autres races.

La Révolution française, estime Reimer, a marqué notre décadence. La France n’est plus qu’un chaos ethnique sans consistance et sans valeur humaine.

En 1905, Joseph-Ludwig Reimer édite « Une Allemagne pangermaniste », ouvrage référentiel de 400 pages. En interprétant l’histoire dans l’intérêt du pangermanisme, il tente de prouver la supériorité de la race allemande par ses apports culturels et historiques au sein des nations voisines, comme la France, la Belgique ou les Pays-Bas. L’étude raciale et ethnographique y tient une grande place. Concernant la France, Reimer, s’inquiétant de sa « dégermanisation » grandissante, approuve la solution d’une colonisation de ce pays, en commençant par le nord et l’est. Cette conquête passant d’ailleurs dans un premier temps par un retour aux frontières médiévales de la Lotharingie.

Elle doit céder la place à la race pure, à la race élue. Pour Woltmann, la fécondité tarie de notre nation en est une preuve évidente.

Cette nation, jadis si belliqueuse, devient de plus en plus pacifique et se rapproche par là des Sémites.
“Elle n’est plus qu’un vain sable, or les vents du ciel promènent çà et là les sables du désert, ils laissent les montagnes à leur place”.

Et Bismarck concluait : la race germanique est pure, puissante, elle possède les vertus et l’esprit d’initiative qu’autrefois lès Latins possédèrent. L’avenir est aux peuples du Nord, et ils viennent seulement d’entreprendre la mission qu’ils sont destinés à accomplir pour le bien de l’humanité .La race latine est une race usée. . . elle est appelée à dépérir, à disparaître.(4)

Nous verrons plus loin le chancelier du Reich reprendre le même thème. Aussi je gage que les maîtres de l’Allemagne actuelle n’ont pas dû, sans regret, créer l’Axe Rome-Berlin, aider les Finlandais et les Hongrois, peuples d’origine asiatique, efin avoir pour partenaires en Extrême-orient, les Japonais représentatifs plus que tous autres de cette race jaune “si méprisable”. D’ailleurs, chez un peuple doué d’un peu plus de sens critique, ces théories raciales ne pourraient survivre au conflit actuel. Les Allemands ne se battent-ils pas contre l’Angleterre où domine, plus qu’en Allemagne même l’Aryen d’origine ? Les Slaves ne viennent-ils pas de prouver leur courage au combat ? Quoi de plus ironique, à cet égard, que les communiqués allemands exaltant successivêment le courage des peuples yougoslaves, grecs et russes, que l’appel au “‘frère japonais” lancé par Hitler dans son dernier discours ?

Mais nous verrons que ces contradictions sont courantes Outre-Rhin, qu’elles sont la marque d’une pensée très différente de la nôtre, empreinte de rationalisme. Cette élonnante forme de leur pensée, cette construction intellectuelle si différente de la nôtre, c’est Nietzsche qui en sera le plus brillant coryphée.

Si Nietzsche a décraré que l’Allemagne avait sur sa conscience tous les grands crimes contre la civilisation des quatre derniers siècles, s’il a voulu bâtir un monde nouveau à l’aide de l’élite internationale et non seulement allemande, son nihilisme a servi l’Allemagne parce qu’il renversait les valeurs dont nous sommes les tenants et sa théorie constructive du surhomme constituera la philosophie de l’impérialisme allemand.

Passant successivement en revue les différentes formes de la pensée occidentale, Nietzsche conclut qu’elles ne peuvent pas ne pas conduire à une impasse.

La Grèce n’a été puissante et forte que lorsque soldats et athlètes ont maintenu par la force, sa primauté. Sa lutte pour la grandeur lui a donné une aristocratie virile, sélection du stade ou de la bataille.

Mais, Socrate inventait l’anaryse, ramenant la philosophie à une construction logique, intelligible à tous, a tué les puissants.ïl a démocratisé cette Grèce qui avait si bien débuté dans l’Histoire.

Les Sémites, eux, jadis combatifs, ont inventé le péché originel, la tare nationale, la désobéissance au Dieu, source de malheurs. La mythologie nous avait habitués à cette crainte de l’action divine.

Mais plus humains que les Grecs, les Juifs ne l’ont pas fait dépendre du bon plaisir des dieux, mais d’eux-mêmes. Ils ont alors adopté l’ascétisme, la souffrance, l’attente, la passivité. Fatalistes inquiets, ils sont tombés au dernier rang de la hiérarchie des peuples.

Le Christianisme, à son tour est venu détruire la force originelle de l’homme. Jésus, Dieu d’amour, c’est visiblement, dit Nietzsche, prétexte à miner l’Empire romain encore puissant. Donner aux peuples esclaves le sentiment que le Dieu victorieux par faiblesse est un exemple sinon un espoir. Jésus, c’est “le sauveur des petites gens”, le Dieu des faibles, le corrupteur des élites. Décadent, il ne connaît ni société, ni civilisation, ni guerre.

Quant à Luther, le révolutionnaire, c’est le moine des manants, le démagogue qui se penche vers eux en abattant une hiérarchie nécessaire, en renversant le dogme de l’élite que le Christianisme de plus en plus impur a lentement constitué.

Enfin, la démocratie libérale, c’est le résultat de ces actions convergentes. “Rousseau, c’est le Luther français”.

Notre XVIIIe siècle, un siècle de décadence. Idées révolutionnaires et mignardises s’y côtoient. Il n’en sortira rien de grand. La France se fera l’agent du parlementarisme. Appétit de domination individuelle matérialisée par le suffrage universel et l’accès de tous aux charges publiques, négation de l’élite ; la masse, commandée par la masse, le nivellement par le bas, la vulgarité populaire niveau moyen de toute la nation.

Une nation ne peut survivre à de tels maux.

La France doit en mourir. Nous sommes bien un peu de l’avis de Nietzsche (pas tous heureusement) mais la conversion est récente.

Après avoir fait table rase, Nietzsche propose un nouveau système d’organisation mondiale. Il le base sur 1’acceptation par la masse du principe des deux classes : celle des maîtres, celle du troupeau.

La classe des maîtres sera formée “en découvrant les dosages de sang qui préparent la race souveraine”. Le troupeau suivra parce qu’on utilisera à son égard, un “machiavélisme social” qui exaltera la grandeur de la tâche individuelle des ouvriers et leur cachera leur rôle de machines.

“Quand cette transformation sera terminée, la paix régnera dans le monde unifié. Il comportera une classe laborieuse du type chinois et une caste de maîtres qui devra combiner, avec l’ intelligence juive, les qualités slavo-prussiennes. La vie surhumaine sera alors possible, l’union entre la douceur et la force, le christianisme et le paganisme, la puissance et l’amour seront réalisés. Ce serait l’accomplissement du rêve de Höderlin, de celui de Wagner.

C’est à l’Allemagne ajoute Nietzsche qu’il convient de prendre l’initiative du mouvement. La France et l’Angleterre sont décadentes, la Russie est un peuple de moujiks. L’Allemagne seule a une âme jeune, l’avenir lui appartient.

Ainsi le nihilisme de Nietzsche, comme son programme à visée universelle, aboutit à l’apologie de la race allemande. Les Pangermanistes s’en serviront qui traceront à l’Allemagne grandissante le programme de son expansion. Ce programme, nous allons en examiner les différents aspects. A la lumière des événements il est singulièrement angoissant.

Préfigurant l’assaut militaire, les théories pangermanistes se sont répandues de la fin du XIXe siècle au début de la Grande Guerre.

Elles ne sont originales que dans le programme d’action qu’elles soumettent aux Allemands. Après Luther, Frédéric II, Leibniz, Lessing, Herder, Fichte, Hegel, Bismarck, Frantz, Paul de Lagarde, List, Chamberlain et j’en passe, Reimer et Tannenberg passeront à l’application et vulgariseront les étapes normales de l’hégémonie allemande.

Si Guillaume II a échoué, Hitler, en reprenant l’héritage et en modifiant quelques points de détail, sera bien près de réussir.

Mais écoutez Reimer dans son “Allemagne pangermaniste” parue en 1911 : “A la suite d’une guerre victorieuse je me représente la France asservie, et divisée en trois parties :

  • Le nord et le nord-ouest qui comportent, l’Artois, la Picardie,la Normandie. Après une période de germanisation plus ou moins longue, ces provinces obtiendront le droit de cité germanique.
  • Le centre, c’est-à-dire 20 millions d’habitants, pourrait rester indépendant, conserver sa langue, ses institutions républicaines, son administration autonome, dans la mesure où ces libertés pourraient se concilier avec l’autorité allemande suprême... L’indépendance que nous accordons à cette partie de la France n’est pas arbitraire... ne vient pas d’une bienveillance sans fondement.

C’est une limite que nous nous imposons pour ne pas tout entreprendre à la fois.

  • L’est et le sud, enfin doivent être colonisés par nous. Par ces colonies nous nous mettrons directement en relation avec la Méditerranée et l’océan.

Tel est, conclut Reimer, le morcellement qui conviendrait à la France. Il ne faudra pas manquer d’énergie pour le réaliser, mais il ne présente rien d’impossible”.

Le programme pangermaniste dont nous venons de voir ce qui concernait la France ne limitait pas à notre pays ses ambitions d’annexion.

La Belgique flamande, le Luxembourg, la Hollande, l’Autriche, la Suisse devaient être rattachés à l’Allemagne.

A l’est, il convenait d’annexer les dix gouvernements de Pologne, les trois provinces baltiques, d’Estonie, de Livonie et de Courlande, les gouvernements de Kovno, Vilna, Grodno, assujettir Finlande et Ukraine pour rejeter vers l’Asie les appétits déçus des Russes.

Ce programme réalisé, l’Allemagne devrait passer de 540 000 km2 et de 68 000 000 d’habitants à 1 million de km2 et 135 millions d’habitants.

Cette étape constitue le premier stade du programme. Elle ne concerne que les revendications européennes et la création d’une zone d’influence dans les Balkans et la Turquie.

Elle a d’ailleurs été étudiée en détail, et dès avant la guerre, l’auteur “de la plus grande Allemagne “ ouvrage paru en 1911, prévoyait l’annexion de l’Autriche allemande, de Trieste et de Cattaro, chemin de l’Adriatique et avait indiqué comment des colons allemands, soigneusement choisis au point de vue nationalité, devraient être progressivement substitués aux Tchèques, aux Yougoslaves et aux Italiens du littoral.

Les échanges de population dont nous avons vu tant d’exemples depuis le nazisme ont là, leur origine.

Peu à peu, la théorie hitlérienne s’échafaude avant l’heure et le maître actuel du 3e Reich n’aura qu’à en réunir les éléments et à les appuyer sur la force pour réaliser son œuvre.


La famille allemande idéale selon Hitler

Naumann appela l’énorme bloc ainsi projeté la “Mittel-Europa”.

“Capable de résister à la poussée slave, comme à I’action britannique, cet agglomérat aurait une vie commerciale active, réglée d’une ville centrale comme Prague où siégerait un Parlement économique. Les fonctionnaires, les officiers, les ingénieurs,les colons ou négociants allemands seraient ses agents énergiques, intelligents et souples et Naumann de voir un nouvel Eldorado se lever à l’horizon. Le Danube devenu la grande artère de l’Europe, Budapest mué en un fabuleux entrepôt, la Méditerranée transformée en lac allemand, Salonique prenant la place de Marseille, Constantinople supplantant Rome, et par delà les minarets de la Corne d’Or, ses yeux éblouis apercevaient les rails d’acier du Hambourg-Bagdad s’allonger, prestigieux vers la profondeur fascinante de l’Orient, pour y porter la culture allemande et en rapporter les trésors de rêve des pays radieux des mille et une nuit”.(6)

Car, nous en venons au deuxième stade, devenue par ces acquisitions, très grande puissance, l’Allemagne se doit d’avoir un empire colonial à sa taille. Sur ce terrain Tannenberg succède à Reimer qui n’avait traité que le problème européen. Lui aussi voit grand.

A l’ouest africain, au Cameroun, au sud-est africain, il faudra joindre l’Angola portugais et le Congo belge. La liaison avec le Cameroun serait faite en annexant le Congo français ; Madagascar, le Maroc, la Réunion, Obock, les Comores doivent aller à l’Allemagne.

On dédommagera l’Italie en lui donnant la Tunisie et il restera à la France, l’Algérie ce qui est plus que suffisant.

On partagera l’Égypte avec l’Angleterre. Si elle s’oppose au partage, on prendra tout.

En Asie, Mésopotamie, Kurdistan, Arménie, Palestine, Syrie sont devenus des déserts désolés par la faute des Turcs. Ils n’attendent que le moment d’être entre les mains d’un peuple énergique, fortuné et entreprenant pour fleurir de nouveau.

L’Indonésie hollandaise fera, au sud-est de l’Asie, un pendant fastueux au domaine allemand du sud-ouest asiatique. Les Hollandais ne peuvent que désirer de le voir passer aux mains de l’Allemagne. C’est le seul moyen, pour eux, de la maintenir en la possession de la race germanique à laquelle ils appartiennent, et ils devront trouver dans ce sentiment une consolation à ne plus en jouir en toute propriété.

Le Cambodge, la Cochinchine, l’Annam, le Siam viendront arrondir harmonieusement ce domaine sud-asiatique. On partagera la Chine en deux zones d’influence, dont l’une sera réservée à l’Allemagne. Enfin, en Amérique du nord et du sud, les 15 millions de Germains qui y vivent, constituent la meilleure affirmation de notre droit, précise Tannenberg. Au sud en particulier, Espagnols et Portugais décadents ne doivent pas entraver l’œuvre civilisatrice allemande. Argentine, Chili, Uruguay, Panama, Bolivie il est temps que ces pays déliquescents passent sous l’hégémonie allemande.(7)

L’empire colonial ainsi constitué comprendra près de 23 millions de kilomètres carrés et l37 millions d’habitants.

Les ambitions coloniales allemandes, avant la guerre de 1914-1918 ne s’ arrêtent pas là. Versailles leur portera le coup de grâce. Hitler, comme Bismarck, face aux réalités de la reconstruction allemande les placera au second plan. Mais que l’hégémonie allemande sur l’Europe soit un instant réalisée, et nous verrons le rêve de Tannenberg se matérialiser comme nous avons vu prendre corps celui de Hitler.


Le général en chef des armées allemandes pendant la Première Guerre mondiale, de 1916 à 1918, Erich Ludendorff

Selon Ludendorff, l’effondrement de l918 n’a été que la sanction d’une défaillance passagère de l’Allemagne. Nous sommes bien tentés de penser comme le Premier Quartier Maître Général, maintenant que nous avons été les témoins d’un prodigieux redressement et, mieux encore, de succès militaires rarement atteints dans l’Histoire.

Nous pouvons même, la honte au front, puiser dans la pérennité de la grandeur allemande une leçon.

Car il n’y a pas eu hiatus. A peine déposait-elle les armes que deux forces spécifiquement allemandes, et d’ ailleurs souvent confondues, lançaient à travers le Reich la notion de l’Allemagne toujours forte, mais trahie et poignardée dans le dos par l’étranger : le Juif et le Communiste...

Pierre Marie Gallois

A suivre…

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