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Pas de panique !

Dimanche 1er février 2009, par Bertrand RENOUVÏN // La France

Un bruit médiatique s’est fait entendre, après les dernières prestations européennes de Nicolas Sarkozy. Les six mois de sa présidence seraient un triomphe et l’Union européenne se serait renforcée depuis que la crise financière a éclaté. On lit même, chez les thuriféraires de la Commission de Bruxelles et de la Banque de Francfort, que l’union serait devenue gaulliste et keynésienne Ces trois derniers mois. Nous devrions être ravis !

Au contraire, nous voici à la peine. Rien ne colle dans le message mais il n’est pas facile de discerner sa charge inconsciente, ses naïvetés et ses roueries. Il faut d’abord pointer les automatismes de langage. Dans le beau monde médiatique, tout pari est « pascalien  », tout impératif est « kantien » et toute relance « keynésienne ». De même, l’étiquette « gaulliste » est apposée sur tout personnage qui affirme, au tournant d’un discours rédigé par un scribe que l’État et la nation, c’est important. Ridicule I

Il faut ensuite relever la part, conséquente, de l’aveuglement volontaire. Le « paquet-climat » était décidé dans ses grandes lignes avant l’élection de Nicolas Sarkozy, qui a négocié comme n’importe quel président du Conseil européen les ultimes compromis. La « priorité » qui devait être donnée à « l’Europe de la défense » a disparu et, de sommet en sommet, nous avons constaté que l’usine à gaz européenne se nimbait d’un brouillard de plus en plus épais sur fond de brouille franco-allemande et d’amabilités franco-britanniques, qu’en est-il au juste du rôle de l’Euro groupe, du G4, de la Commission ? L’anarchie augmente tandis que la bureaucratie bruxelloise continue de produire ses textes aberrants.

Surtout, le bruit médiatique sur l’Europe couvre les voix qui dénoncent deux scandales la directive européenne sur l’immigration et l’accord en vue d’un nouveau référendum en Irlande. L’Europe-forteresse surélève ses remparts tandis que tous les mafieux du monde y pénètrent sans la moindre difficulté L’Europe oligarchique considère comme normal et même salutaire un flagrant déni de démocratie !

Nous ferons campagne contre ces deux décisions, qui prouvent l’inanité du discours célébrant le tournant de l’Europe, sa reconstruction, voire sa renaissance. Elle reste dans la même logique, faussement sécuritaire et clairement antidémocratique. Mais nous discernons aussi un affolement qui pousse comme d’habitude à la surenchère idéologique. Depuis des semaines on lit dans la grande presse que l’Europe tire à hue et à dia, que le plan de relance européen masque l’inertie d’une Commission qui s’est contentée d’entériner des plans de relance nationaux qui ne sont même pas coordonnés. On apprend que les grandes puissances se préparent à une guerre monétaire et que la Banque centrale européenne prend avec retard des mesures qui restent sans effets.

Pour sauver leur rêve, les disciples de Jean Monnet proclament que l’Europe qui éclate en nations rivales est merveilleusement gaulliste, et les mêmes, dévots de l’ultra-libéralisme, découvrent les charmes du déficit budgétaire utilisé pour financer quelques investissements productifs.

À ces cohortes d’européistes affolés, aux rédacteurs des discours élyséens, aux journalistes de cour nous devons tenir un discours que je résumerais comme suit :

Pas de panique ! Quand la tempête se lève, il est salutaire de s’affirmer ou de se découvrir soudain gaulliste et keynésien. Comme nous travaillons depuis bientôt quarante ans selon cette double inspiration, nous ne sommes pas trop mal placés pour vous demander d’en finir avec les faux-semblants. Pas de relance efficace sans protectionnisme, sans nationalisation du crédit, sans inflation salariale, sans contrôle politique de la monnaie...

Cela implique que l’on ouvre, sur le mode gaullien, une crise dans la crise. Mettre au pas ou à la porte, mm. Trichet, Barroso et Juncker. Simplifier les institutions de l’Union et lancer le projet de confédération des États nationaux du continent préparait la réforme du système monétaire et financier international sans craindre la confrontation avec les Etats-Unis.

Pour éteindre l’incendie, il faut de l’explosif. S’il n’y a pas d’explosif politique, c’est dans chaque pays que tout sautera,

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