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Parole de Sagesse.

Vendredi 17 décembre 2010, par Politique Magazine // Le Monde

LA MARCHE VERS NOËL a commencé. Note d’Espérance dans un monde dramatique. Tant de pauvreté, tant de douleurs, tant d’angoisses, tant de misères morales, psychologiques, sociales, économiques, tant de misères politiques aussi car quelles sont les sociétés qui bénéficient d’un véritable ordre civique ? et encore et peut-être surtout, bien que ce ne soit jamais relevé par les Instituts d’études officielles, tant de misères religieuses.

Les tableaux qui sont sous nos yeux vont de cette pauvre île d’Haïti où, après tant de malheurs, sévit maintenant le choléra, devenu immaîtrisable, et où l’aide humanitaire est totalement insuffisante, tandis que des politiciens s’y disputent le pouvoir, à ces Indiens Houmas des bayous du sud de la Louisiane que la pollution des côtes par la marée noire prive de gagne-pain, à ces Mexicains livrés corps et biens... et peut-être âmes... à des réseaux meurtriers de narco-trafiquants, sans qu’aucun ordre politique ne soit possible, tant ces pays d’Amérique sont à la merci de tous les facteurs d’un désordre permanent. Et que dire de ces régions d’Asie où règne la mort, selon les lois implacables de la seule violence, et où les chrétiens sont tout spécialement abattus, pourchassés, comme le montre le dossier publié dans ce numéro de Politique magazine ? Et comment ne pas évoquer tant de pays d’Afrique et, exemple parmi d’autres, ce désolant Zimbabwe où il devient impossible et même absurde de vivre ?

Que d’endroits où les hommes sont réduits à cet état d’effroyable nécessité : La guerre civile, étrangère, permanente, le vol, le viol, l’assassinat collectif avec des maîtres qui ne sont que des aventuriers ou, au mieux, des chefs de clans !

ET, DANS NOS PAYS OCCIDENTAUX, encore si fiers de leur passé, aujourd’hui, que de détresses, de situations désespérées : ces cités, ces quartiers privés de droit, de loi, de justice, de paix, de travail, abandonnés aux bandes, aux trafics souterrains, à la drogue, à la prostitution, à l’émeute. Oui, chez nous ! Population qu’une politique insensée a laissé s’installer dans cet effroyable chaos. C’est à nos portes. Comme, tout près de nous et de plus en plus, le dénuement matériel et social qui se cache, ou qui ne se cache même plus, et que la crise ne fait et ne fera encore qu’aggraver. Que de tragédies encore dues à des situations moralement graves dans lesquelles tant de gens désinformés, mal informés, sont jetés : familles décomposées, sexe et drogue à gogo, atteintes à la vie de tous les côtés et sous toutes les formes.

Le Prince Jean de France, héritier des quarante rois qui firent la France ; écrit dans son livre : Notre Pays, subit toutes les déchirures du tissu social français, un drame qui, dans mon esprit, il convient de reconstituer. Partout des organisations bénévoles magnifiques se dévouent à mille tâches humanitaires. C’est tellement nécessaire, mais c’est, hélas, insuffisant.

L’urgence est là. Encore faut-il qu’il y ait une parole de sagesse qui lui soit délivrée.

QU’ON LE VEUILLE OU NON, il n’en est qu’une seule qui retentit à travers le monde entier, c’est celle du Pape. Lui seul rappelle l’homme à sa haute destinée, lui seul à l’autorité, douce et humble l’imitation de son Maître, pour délivrer un enseignement de sagesse supérieure qui soit à la fois, de justice et de miséricorde, de raison naturelle et de grâce.

Il l’a dit au dernier consistoire des Cardinaux du vendredi 19 novembre où, précisément, le mal de la société occidentale a été analysé en profondeur : exercer l’autorité, c’est servir. Quel autre homme au monde peut tenir un tel langage et encourager à tenir un tel langage ?

Il sait il l’a dit et répété dans ces derniers voyages en Angleterre, en Espagne à quel point les choix politiques des sociétés sont décisifs pour l’établissement d’un ordre juste et pacifique et c’est pourquoi il appelle les nations chrétiennes d’Europe qui devraient être des modèles pour les autres, à inscrire leur choix dans le Roc qui est au fondement de leur civilisation.

Sinon, rien ne résistera. Les sociétés athées n’ont pas d’avenir ; un relativisme insensé y causera les pires ravages. Il n’y restera qu’un droit individuel exacerbé qui aboutira à la pire anarchie et finalement au totalitarisme du Pire et des pires.

Les hommes d’État feraient bien d’y songer ; Quelques-uns ont déjà fait savoir qu’ils avaient compris les paroles du Pape. Non, l’athéisme n’est pas la réponse à l’islamisme. Au contraire.

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