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Pacte européen pour l’immigration : une Europe qui ne soit ni une forteresse, ni une passoire.

Lundi 21 juillet 2008 // L’Europe

La France a fait de l’adoption d’un Pacte sur l’immigration une priorité de sa présidence de l’Union européenne. Il s’en est fallu de peu pour que vous n’obteniez pas l’accord de l’Espagne ?

Au contraire, l’approbation de l’Espagne est totale depuis mon déplacement jeudi 3 juillet. Comme celle de l’Allemagne, notamment, cette approbation revêt une signification particulière. D’abord parce que ce sont des pays de l’Europe Schengen, donc directement impliqués. Ensuite, parce que cela témoigne que, quelle que soit la situation géographique des pays, les mêmes préoccupations sont partagées, et ce par-delà les clivages politiques. C’est symboliquement fort, notamment après le non irlandais. L’Europe doit en effet être crédible et capable de traiter des sujets de vie quotidienne et des sujets de société. Ce Pacte est une réponse à l’éloignement des citoyens vis-à-vis de l’Europe.

A quel consensus êtes-vous parvenu avec les Espagnols ?

La mention du contrat d’intégration ne figure plus dans le Pacte. C’était d’ailleurs un élément mineur d’un pacte majeur. L’importance de l’apprentissage de la langue est néanmoins soulignée.

Le pacte empêchera-t-il les États de pratiquer des régularisations massives ?

Oui, c’est l’engagement du Pacte. Le texte est clair : pas de régularisations générales. Le Conseil européen convient "de se limiter à des régularisations au cas par cas et non générales, dans le cadre des législations nationales, pour des motifs humanitaires et économiques".

Les propositions sur l’immigration de travail ne sont-elles pas trop timides ?

Nous affirmons que l’immigration doit tenir compte des besoins et des capacités d’accueil. Sur l’immigration professionnelle, des principes sont affirmés, qui reprennent les axes de la politique française. Ils seront complétés par des instruments juridiques proposés par la Commission, tels que la directive sur la "carte bleue" . Celle-ci fera l’objet de discussions sous la présidence française. Mais nous ne souhaitons pas remettre en cause le droit de chaque pays à accueillir qui il a envie d’accueillir. Simultanément, le fait que nous poursuivions tous un objectif de lutte contre l’immigration illégale est essentiel. Sur ce point, il faut que nous ayons une politique transparente les uns vis-à-vis des autres, et que nous adoptions tous en Europe le principe selon lequel ne peut être accueilli que celui qui respecte les règles.
Ce Pacte n’a pas pour objectif de brider les choix faits par les pays européens. Simplement, il y a aujourd’hui 27 pays et 27 politiques différentes. L’objectif est que des principes communs soient partagés et que prévale la transparence.

Les Vingt-Sept s’engageront avant tout sur des grands principes plus qu’ils ne s’obligeront à une plus grande coordination ?

Avec ce Pacte, rien ne sera plus comme avant. Son adoption sera la démonstration d’une volonté commune, d’une prise de conscience qu’une décision prise par un pays a des conséquences pour ses voisins. Désormais, avec le Pacte, l’Union européenne disposera d’une vraie stratégie. Sur l’immigration irrégulière, c’est clair.

Le projet porté par la France ne porte-t-il pas l’image d’une Union européenne en train de se refermer sur elle-même ?

Ce Pacte est cohérent et juste. Il ne promeut ni une Europe forteresse ni une Europe passoire. Il commence par évoquer l’immigration positive, c’est-à-dire l’immigration de travail, et ne tait pas la réalité des besoins, pour certains pays. Et il lutte contre l’immigration irrégulière, en renonçant aux régularisations générales et en affirmant pour la première fois la volonté d’un examen au cas par cas. Ce Pacte, s’il est adopté, sera le premier engagement global du Conseil européen, l’instance politique de l’Union, sur l’immigration. Il démontrera que le Conseil sait se saisir de questions qui sont des défis de société.

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