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PME : lever les obstacles.

Plan PME : cinquième rendez-vous national des patrons de PME.

Dimanche 30 décembre 2007, par Christian Wagner // La France

Le chef de l’État et le Premier ministre ont saisi l’occasion de rappeler que les petites et moyennes entreprises étaient au coeur de l’action économique du gouvernement. L’enjeu est d’importance : ces PME regroupent (de 1 à 205 entreprises salariés), comptent 14 millions de collaborateurs soit 55% des actifs, et sont pour la plupart dynamiques, innovantes les vrais moteurs de la croissance et de l’emploi. Pas à négliger quand le gouvernement est à la recherche du point de croissance qui nous fait défaut et résoudrait bien des problèmes.

Des spécificités

La loi de Finances pour 2007 a apporté aux PME des avantages fiscaux spécifiques ; décalage de paiement des cotisations sociales des salariés nouvellement embauchés, gel partiel de l’impôt sur les sociétés, remboursement anticipé du crédit d’impôt recherche. Il n’en reste pas moins que beaucoup de problèmes demeurent et qu’il conviendrait que soit davantage prises en compte les spécificités des PME. On sait que les PME sont entravées par la complexité administrative, fiscale et sociale. D’où certaines revendications précises ; réduction de la fiscalité, avec notamment un impôt sur les sociétés proportionnel la dimension des entreprises et suppression de l’impôt forfaitaire véritable impôt sur les pertes qui n’est même plus déductible de l’impôt sur les sociétés, baisse de charges et une nouvelle répartition du financement de la protection sociale, simplification administrative, plus de fluidité enfin dans les relations sociales avec davantage de sécurité pour les salariés et de souplesse pour les entreprises.

C’est ainsi que le contrat nouvelles embauches (CNE), créé en août 2005 pour les entreprises de moins de 21 salariés a fait florès, la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises) estimant qu’il a permis la création de 60 à 70 000 emplois nets.

Il y a un autre problème grave, que rencontrent les PME : les seuils sociaux. Curieux pays que le nôtre Plus une entreprise grandit plus elle se trouve en butte aux contraintes réglementaires, fiscales et sociales. Rappelons que passer le cap des 50 salariés implique 34 obligations nouvelles, Pas étonnant s’il y a plus d’entreprises de moins de 50 salariés que de plus de 50 salariés !

Un marché mondial.

Est-il normal et sain que la France soit à cinq points au-dessus de la moyenne européenne en matière d’impôt sur les sociétés ? Et comment conforter les fonds propres des petites entreprises auxquelles on mesure le crédit ? Ne faudrait-il pas réduire les délais de paiement dont on sait qu’ils sont la cause de nombre de faillites ? Alors que ces délais sont de 47 jours en Allemagne et de 52 jours au Royaume-Uni, la France est toujours lanterne rouge 66 jours !

Autre point d’importance, on sait qu’aujourd’hui le marché est mondial. Or, force est de reconnaître que l’appareil d’aide aux PME qui veulent exporter ou s’implanter à l’étranger brille surtout par sa modestie. Qu’il s’agisse des services publics ou du système bancaire. En définitive ce n’est pas tant le faible nombre de PME exportatrices qui est en cause que leur trop petite taille.

Il est impératif que nos 100 000 PME exportatrices (200 000 outre-Rhin) puissent grandir si l’on veut qu’elles résistent à la croissance mondiale et gagnent des pans de marché à l’étranger. Il est clair qu’un patron se trouvant à la tête de 40 collaborateurs ne dispose pas d’autant d’atouts que son congénère disposant de 5 ou 600 collaborateurs. Dans une toute petite PME, il est bien difficile de se séparer de quelques-uns de ses collaborateurs pour les envoyer prospecter les marchés extérieurs, ce qui est courant et aisé dans une plus grande entreprise. Il importe d’obtenir pour nos PME la taille critique. L’enjeu est important pour notre commerce extérieur dont le déficit atteint 30 milliards d’euros, tout comme pour l’emploi. Certes, il faut s’inquiéter de ce déficit commercial national alors que l’Allemagne ne cesse d’engranger des surplus. Il demeure que notre balance commerciale n’intègre aucunement les flux d’investissement hors de l’Hexagone. Or, sur ce plan là, nous sommes plutôt bons puisque la France est le troisième investisseur mondial à l’étranger. Avec des PME mais avec aussi bien sûr les gros bataillons du CAC 40 très présents sur l’ensemble de la planète.

Prendre en compte le poids réel

A l’heure où la création d’entreprise est en plein essor et où chacun en célèbre à juste titre les bienfaits, il importe que soit véritablement pris en compte le poids réel et l’importance des PME dans l’économie française. Les pouvoirs publics semblent vouloir mettre en place une politique globale s’attaquant à tous les aspects spécifiques des PME (financements, innovation, environnement fiscal, droit du travail). Acceptons-en l’augure. Et saluons au passage cette importante nouveauté en matière de financement des PME qui consiste à inciter les contribuables assujettis au détestable 1SF, à investir dans les PME.

Les patrons de PME sont des gens courageux qui n’hésitent pas à consacrer leur temps. leur énergie et leur argent pour créer ces entreprises qui sont les véritables créateurs d’emplois et de croissance. Voilà bien qui mérite un bon coup de chapeau et une véritable prise en considération de la part de tous.

Il est impératif que nos 100 000 PME exportatrices puissent grandir si l’on veut qu elle résistent à la croissance mondiale.

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