Élections municipales

Où la gestion d’un village dans un milieu rural ( Laguiole en Rouergue) en l’occurrence.

Mercredi 5 septembre 2007, par Paul Vaurs // La France

Dans moins d’un an, nous allons renouveler nos Conseillers Municipaux, qui ensuite, éliront leur Maire. Cette élection m’a fait « une fois de plus, prendre conscience de l’importance de ces élections locales ». Aussi, ai-je souhaité, vous donnez un avis sur des élections qui à terme verront disparaître les trois quarts de nos petites communes. Le Chef lieu de Canton devenant l’endroit où toutes les décisions devront êtres pris par le conseil municipal et par le Maire de cette nouvelle mégapole.

Voiçi l’exemple d’un village de Province, où il y a trois listes en présence et où, la majorité de l’une n’est pas un critère suffisant pour représenter au mieux toute une population. Ne devraient être élus au premier tour que les candidats (puisqu’il y a vote préférentiel et panachage) ayant obtenu les 2/3 des voix, afin que la loi du nombre, « reine en Démocratie », soit plus étoffée. Tous les votes devraient être comptabilisés au premier tour, et entrés en ligne de compte pour le deuxième tour, le Dimanche suivant, afin de parer en partie à ces désistements de « cuisine » électorale, faussant le libre choix des électeurs.

Cette semaine d’écart serait un temps de révision, d’approfondissement, donc de correction éventuelle. On additionnerait les voix du premier tour et du deuxième et le plus grand nombre de voix alors (majorité relative, bien sûr) l’emporterait jusqu’à concurrence des sièges à pourvoir. Bien sûr les électeurs pourraient voter différemment au deuxième tour qu’au premier, mais leur premier vote de « choix réfléchi » primerait de la sorte sur le « choix d’élimination » provoqué artificiellement par les Partis, en des unions souvent bâtardes... (au deuxième tour). »

Les votes préférentiels et panachés devraient également se réaliser pour les grandes Cités ; Le principe de l’homogénéité ne devant pas prévaloir sur celui de la liberté, et de la collaboration consentie entre des personnalités de tendances diverses, ceci toujours pour éviter ces cloisonnements partisans qui divisent le Pays, ils limitent d’ailleurs toute collaboration fructueuse entre des options variées bénéfiques pour une Société Démocratique qui ce diversifie sans cesse. Il faut savoir « mettre de l’eau dans son vin » à la recherche de compromis valables pour le plus grand nombre, un « terrain » d’entente étant toujours possible - (et devant être recherché) - entre des Hommes de Bonne Volonté.

Cette union recherchée vaut mieux qu’un désaccord partisan, source d’oppositions, néfastes au Bien Commun et de la discussion courtoise ne jaillit-il pas souvent la lumière ? » Pour être complet », le vote devrait être obligatoire, il est, en effet, inconcevable, qu’en Démocratie, qui est le Gouvernement du Peuple par le Peuple et pour le Peuple, des citoyens puissent pratiquer impunément l’abstention alors qu’il s’agit de l’Intérêt Général. Un éventail d’amendes devrait être mis au point, en corrélation avec les motifs valables ou non de l’abstention, chacun devant prendre ses responsabilités. Il s’agit là, en l’espèce, de l’intéressement général, brimant la liberté. N’impose-t-on le permis de conduire et l’assurance obligatoire, les cotisations à la Sécurité Sociale ? La solidarité Nationale ne saurait se concevoir sans un minimum de discipline collective.

Je suis effrayé par l’exode paraît-il irréversible des populations vers la ville, la grande ville (et en particulier celles de nos Régions ( le Centre) vers Paris)...

Paris est déjà un « monstre » de concentration et d’automation humaine, de vénalité commerciale par trop poussée dans certains secteurs aphrodisiaques... et l’on veut encore lui donner des « descendances » jumelles sous le nom de métropoles régionales à sa ressemblance et où tout s’opposera encore à l’équilibre physique et à l’épanouissement moral des Hommes.

La preuve, c’est que déjà les grands ensembles aux immeubles impressionnants sont en perte de vitesse par rapport à la maison individuelle de « banlieue », résidence secondaire et familiale pour un nombre toujours croissant. (80% des Français désirent un pavillon individuel)... Et pourquoi aussi développer en priorité les Chefs lieux de Départements, en marche sur la même voie, alors que la plupart des Cantons de France, entités économiques locales, régressent malgré l’apport pour certains, comme le nôtre « Laguiole en Rouergue » du tourisme, mais par trop saisonnier et tributaire du temps...Vu la création des Régions, le Département, n’a plus lieu d’être.
 
Ce sont ces Cantons qu’il faudrait revivifier, avec une démographie moyenne de 3 à 5.000 habitants, où les espaces verts sont tout près et tous prêts. Les facilités des moyens de transport et de communications devraient le permettre bien plus qu’il y a cinquante ans.

Hélas, c’est là un illogisme aux yeux bandés, de la part de nos Gouvernants. Ils pourraient avoir ainsi une activité propre, commerciale, artisanale, semi-industrielle, avec dans chacun une école secondaire, évitant bien des frais aux familles et des déplacements fastidieux un terrain de sports, une piscine, etc.. Dans ce contexte resteraient quelques communes rurales, à vocation plus spécifiquement agricole, qui auraient ainsi l’avantage d’un débouché propre dans immédiat, un pôle d’attraction voisin, le tout créant une démographie plus harmonieuse, plus personnalisée, et moins prolétarisée, pour le plus grand bien général, et la « Santé bien comprise de la Nation ».

Si l’on veut que nos provinces trouvent un supplément d’activité grâce au Tourisme cité plus haut, il n’y avait qu’un moyen et seul, un moyen radical, l’étalement des vacances scolaires...Cinquante, à cinquante-cinq jours au maximum en été d’autant que les enfants ont vite fait d’épuiser toutes leurs ressources en distractions, loisirs, menant une vie tendue aux Parents au cours des dernières semaines, dans leur saturation de ne savoir plus quoi faire, une semaine à Toussaint, deux semaines à Noël, Jour de l’An, une semaine à Carnaval, deux semaines à Pâques, une semaine à Pentecôte.

C’est toute une conception et un aménagement à réviser, pour la survie de nos petites provinces, d’autant qu’hélas, on ne semble pas emprunter cette voie, sous prétexte de concentrations bénéfiques sur le plan économique et européen, sans regard à la condition humaine qui mériterait une sollicitude oh combien plus avantageuse sur le plan de la vie quotidienne en une réserve de santé et d’équilibre qui sont le fondement du bonheur humain car on ne vit qu’une fois, et les enfants de demain nous en seraient reconnaissants.

Nos villages doivent retrouver leur identité, le maintien de constructions ayant une architecture correspondant à notre environnement, des parcs à thèmes, des centres de « colonies de vacances culturelle », des auberges s’inspirant du tourisme vert, une plus importante commercialisation touristique, une régression des vacances hypothétiques les mois où la neige est censée blanchir nos montagnes, une « politique tendant à faire connaître notre véritable artisanat coutelier face aux affabulateurs « qui prétendent vendre des couteaux made in Thiers » « gros mensonges pouvant faire l’objet de poursuites fiscales » .

En afficher la provenance, développer des « ballades « à cheval, voir en diligence chauffés » sur les Monts d’Aubrac.

Redonner vie aux quartiers du Faubourg, véritable berceau de Laguiole, refaire vivre nos fêtes d’antan avec ses bals populaires, et les attractions mirifiques qui faisaient la joie d’une population.

La Saison d’hiver commençait, dans notre Station Rouergate, organisée essentiellement pour initiation au ski et à son perfectionnement ; assurant la détente purifiée et libre des citadins de la Région proche et même plus éloignée, air vivifiant, griserie des pentes neigeuses, santé pour les enfants, relaxation et oubli, pour les adultes, décontraction pour les étudiantes aux cours de plus en plus chargées... retour à la nature sauvage et vierge loin des contraintes de la civilisation urbaine. Hiver autrefois maudit, aujourd’hui bienfaiteur et bénéfique pour nos villages de montagne, voués dans le passé au repli et à la lassitude.

PS : Si j’évoque le village de ( Laguiole) c’est qu’il est représentatif de ceux de France et de Navarre, et… que je le connais très bien, puisque j’y suis né.

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