Où en est l’Afrique ?

Mardi 16 février 2010, par Paul Tedga. // L’Afrique

2009 fait bien de s’achever et AFRIQUE éducation, grâce au Tout Puissant peut tenir solidement sur ses deux pieds. Depuis dix-sept ans que Qu’Afrique éducation, a été créé et que vous nous permettez de vivre, chers lecteurs, chères lectrices, aucune année n’a jamais ressemblé à une autre. Pas plus l’année 2009 que les précédentes. Disons que ce qui s’est produit en 2009 est très grave pour être relevé. Pour la première fois, un chef d’État de l’Afrique centrale a mis tout en œuvre pour tuer votre magazine, et détruire cet espace de liberté qu’il n’apprécie pas du tout. N’ayant pas réussi, il a immédiatement changé de stratégie, en se rapprochant d’autres chefs d’État de la sous-région plus ou moins accommodants voire proches de lui. Bref, il a constitué une coalition pour abattre votre magazine et son fondateur.

Le mal aimant l’obscurité, ce chef d’État a agi en nocturne, dans les ténèbres des hommes qui adorent le péché, ni vu ni connu. Patiemment, fort du pouvoir énorme que lui procure sa fonction, il a entrepris le démolissage de votre bimensuel en recommandant à ses pairs de la sous-région de ne plus travailler avec votre bimensuel sous prétexte que ce dernier se servirait de tels fonds pour l’attaquer au travers de ses différentes éditions. Je me répète : il ne l’a pas fait au grand jour, mais de façon souterraine, ce qui montre la bassesse de la manœuvre. Heureusement que tout finit toujours par se savoir surtout quand on bénéficie de la protection du Saint-Esprit. Très Chers lecteurs et lectrices d’Afrique Education, vous êtes les premiers à savoir que le ton d’Afrique Education lui est propre. Jacques Chirac, hier, Nicolas Sarkozy, aujourd’hui, grands hommes d’État qu’ils soient, a souvent été taillé en morceaux dans votre magazine préféré, sans que nous ne prenions de gants. Mais jamais ils n’en ont fait un problème d’honneur en France où le magazine est édité.

L’information que nous diffusons est d’une crédibilité biblique à faire pâlir les bonnes sœurs du Saint-Siège. Afrique Education - je peux vous le jurer - ne sait (pas encore) mentir. Je reconnais cependant que les vérités que ce magazine débite, ne font pas sous forme d’arrondis. Elles sont trop crues, trop vertes, trop vraies, et c’est notre marque de fabrique que nous revendiquons et qui faisons que nous ayons de plus en plus de lecteurs qui nous disent : à bas cette presse (d’argent) qui n’écrit que du bien sûr, ceux qui leur font des chèques. Vive Afrique Education, cette lecture toute modeste que, finalement, nous aimons bien.

Le numéro que vous avez entre les mains montre que votre bimensuel reconnaît les efforts qui peuvent être faits même par ceux des pays où il fut interdit de vente hier. C’est par exemple le cas du Tchad où nous reconnaissons des changements qui ont cours dans certains quartiers de la ville de N’Djamena, avec l’argent du pétrole. Serions-nous alors sectaires alors que le président de ce pays, deux années durant, en 2007 et 2008, avait formellement interdit la vente de notre magazine dans son pays ? Quand une capitale n’a ni eau ni électricité, avec des rues pleines de nids de poule, alors que le pays avec ses 3 millions d’habitants s’affiche comme étant le quatrième producteur de pétrole d’Afrique noire depuis de très longues années, Afrique Education doit-il se taire ? Je pose cette question aux dirigeants de l’Afrique centrale car c’est le différend qui oppose le magazine à leur homologue chef d’Etat. C’est un problème d’information crédible à partager avec nos lecteurs, sans plus, et surtout pas une affaire de gros sous, comme les dirigeants de ce pays ont tenté de le faire croire (dans le noir et jamais en public).

La direction d’Afrique Education qui est très respectueuse des pouvoirs n’est pas contre les gouvernements, surtout, pas ceux de l’Afrique centrale. Ce magazine dont je vais hausser sérieusement le niveau intellectuel au deuxième trimestre de l’année 2010 en faisant appel à quelques grosses signatures bien identifiées est là, pour combattre la pensée unique, donner une autre lecture de l’actualité et œuvrer pour une Afrique digne et respectée. Je me répète : Afrique Education n’est pas un adversaire des gouvernements en place. Mais ce magazine qui est le seul panafricain à sortir sans avoir besoin de la publicité (Afrique Education n’a même pas de régie publicitaire) et à ne vivre que de ses ventes en kiosques et par abonnements, doit continuer de bénéficier de (toute) la confiance de son lectorat.

Tant pis donc pour ceux qui vont continuer d’œuvrer en faveur de sa disparition. Ils ont du pain sur la planche et beaucoup de temps à perdre. Quant à vous, Très Chers lecteurs et lectrices, nous ne cesserons jamais de vous remercier de votre confiance, et nous vous renouvelons l’assurance de nos meilleurs vœux de santé et de prospérité pour l’année 2010.

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