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Côte d’Ivoire.

Obama doit intervenir militairement.

Samedi 16 avril 2011 // L’Afrique

Compte tenu de ses relations personnelles et de ses accointances politiques connues de tous en Côte d’ivoire, avec le président sortant, Monsieur Laurent Gbagbo, (compte tenu du fait que) cette décision n’est pas conforme à la volonté exprimée de nommer un ancien chef d’Etat dans cette fonction, la présidence de la République de Côte d’ivoire (Alassane Ouattara) récuse Monsieur José Brito en qualité de haut représentant de l’Union africaine (UA) pour la Côte d’ivoire ».

C’est donc clair. Habitué à dire oui même quand ses intérêts politiques sont menacés, Alassane Ouattara, pour une fois, dit trop c’est trop, en renvoyant l’UA à ses contradictions. Je plains un peu Jean Ping, qui est un homme de grande qualité, que je connais bien, et qui doit se demander (parfois) quelle mouche a dû le piquer pour qu’il brigue la présidence de la Commission de l’UA.

Je redis ici, ce qui n’est pas un scoop, mon amour pour l’Afrique. Je proclame également ma foi panafricaniste qu’aucun lecteur du magazine n’ignore. Mon nationalisme n’a d’égal que mon souhait ardent de voir l’Afrique débarrassée de toutes formes d’aliénation et de soumission. L’Afrique va tellement mal avec les crises de Côte d’Ivoire et de la Libye, notamment, que chaque prise de position d’un Africain, même sensée, est toujours analysée avec suspicion. Pourtant, il est minuit moins cinq pour la Côte d’Ivoire. Je le dis comme je le pense : on ne peut plus rien attendre de la CEDEAO, ni de l’UA, ni des Nations-Unies.

Nicolas Sarkozy ? Il aurait pu être l’homme de la situation mais il ne l’est plus. Il faut préserver la vie des milliers de Français et de bi-nationaux qui vivent en Côte d’Ivoire. Il faut aussi sauvegarder les intérêts économiques français qui bénéficient certes à leurs détenteurs, mais aussi
aux Ivoiriens. D’autre part, Nicolas Sarkozy doit s’effacer parce que ses prises de position antérieures en faveur d’Alassane Ouattara le discréditent. Quand je le vois intervenir sur la crise ivoirienne, c’est comme si c’était le ministre français de l’Intérieur de l’époque qui, du haut de la Place Beauvau, lançait des invectives aux étrangers (de France) que nous sommes. Je lui demande, par conséquent, de faire profil bas sur le dossier ivoirien jusqu’à ce que solution durable soit trouvée.

Barack Obama vient d’envoyer un message, ce 26 mars 2011, au peuple ivoirien, dans son ensemble, que j’approuve. Il lui dit ceci : « ... A présent, la Côte d’ivoire est à une croisée de chemins, et deux voies se
présentent. L’une est celle où Laurent Gbagbo et ses partisans s’accrochent au pouvoir, ce qui ne mènera qu’à plus de violence, à plus de civils innocents blessés et tués et à un plus grand isolement diplomatique et économique. Ou bien la Côte d’ivoire peut prendre l’autre voie : celle où Laurent Gbagbo suit l’exemple de chefs qui rejettent la violence et respectent la volonté du peuple. Celle où les Ivoiriens reprennent leur pays en main et rebâtissent une économie florissante qui naguère faisait l’admiration de l’Afrique, et où la Côte d’ivoire est de nouveau accueillie dans le giron des nations.

Tel est le choix qui devra être fait. Et c’est un choix pour tous les Ivoiriens. Vous avez un passé fier, depuis votre accession à l’indépendance jusqu’à la résolution d’une guerre civile. Maintenant, vous avez la posibilité de réaliser votre avenir. Vous méritez un avenir fait d’espoir, pas de peur. Vous méritez des chefs comme le président Ouattara, capable de rétablir votre pays à la place qui lui est due dans le monde. Vous méritez la chance de déterminer votre destin. Il est temps que la démocratie triomphe en Côte d’ivoire. Et ceux qui auront choisi cette voie trouveront un ami et un partenaire dans les Etats-Unis d’Amérique » (fin de citation). Barack Obama doit aller plus loin. Ses sommations à Laurent Gbagbo pour qu’il quitte le pouvoir ayant compté pour du beurre, il faut qu’il fasse ce que son prédécesseur avait fait à Charles Taylor, pour le contraindre à quitter le pouvoir. Il faut qu’il intervienne militairement.

Je suis contre le néocolonialisme mais je n’accepte pas de voir la Côte d’Ivoire, ce beau pays, s’autodétruire, de cette façon, à cause de la volonté d’un homme, sans demander de l’aide même au diable. Je mets, sans honte, entre parenthèses, ma fierté nationaliste pour demander au Chef de la Maison Blanche de nous régler le problème Gbagbo. J’assume pleinement mon choix et invite les Africains à faire de même.

Il est temps d’arrêter nos petits calculs qui n’arrangent rien en Côte d’Ivoire où on compte les morts tous les jours. Laurent Gbagbo, je le répète, m’est idéologiquement (très) proche de par son nationalisme, mais il a perdu la présidentielle du 28 novembre sous toutes les formes. Qu’on aide Alassane Ouattara à s’installer pour qu’il montre aux Ivoiriens et aux Africains de quoi il est capable.

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