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OU SONT PASSES LES SYNDICATS ?

Samedi 24 septembre 2011 // La France

Les syndicats ne promettent plus un « automne chaud ». Ils abordent la rentrée divisés et se préoccupent avant tout des élections professionnelles.

Mais où sont donc passés les syndicats ? Il y a bien eu des réunions de l’intersyndicale le 18 puis le 24 août mais les dépêches sur ce sujet sont rares. Les directions syndicales ne parviennent plus à retenir l’attention. C’est là un paradoxe car elles comptent plus d’adhérents que les partis politiques et peuvent mobiliser des..millions de manifestants. De plus, la situation générale devrait les porter à exprimer leur opposition de manière particulièrement déterminée : la crise financière fait rage, le gouvernement français va mettre en oeuvre un plan de rigueur qui annonce des décisions beaucoup plus dures après l’élection présidentielle. Et pourtant, le coeur n’y est pas.

La déprime des directions syndicales tient pour une part à l’échec des manifestations de l’année dernière contre la réforme du système de retraites : les mobilisations répétées et massives n’ont pas empêché l’adoption du projet de loi. Les dirigeants de Force ouvrière pourront rétorquer que la CGT et la CFDT ont alors fait preuve de défaitisme, en refusant d’aller à la grande épreuve de force par le moyen de la grève générale. Bernard Thibaud et François Chérèque ne peuvent accepter ce procès et préfèrent s’interroger sur les formes de la mobilisation en cas de conflit.

Mais c’est moins la lutte sociale qui les préoccupe que les élections professionnelles déterminantes pour l’avenir, voire l’existence, des organisations puisqu’elles permettent désormais d’établir leur représentativité. Ces élections auront lieu du 13 au 20 octobre et les deux principaux syndicats, CGT et CFDT, voudraient organiser une journée d’action le 11 octobre. Les modalités restent imprécises mais d’autres organisations jugent que le choix de la date est par trop inspiré par des motifs électoralistes. D’où un malaise qui va croissant.

La troisième cause d’inertie, c’est la division entre syndicats dont les tactiques diverses traduisent des positions fort différentes sur le fond : la CGT entend dénoncer la politiquede rigueur alors que la CFDT, qui s’y oppose verbatement,,reconnaît discrètement la nécessité de résorber la dette publique. Les autres syndicats (CFTC, Cadres) hésitent sur la conduite à tenir à l’égard du gouvernement et se méfient des récupérations politiques. Du coup, la CFTC et la Confédération des Cadres ont décidé de se mettre en congé de l’intersyndicale à laquelle Force ouvrière ne participait pas et de se consacrer à la préparation des élections professionnelles.

Ces divergences de plus en plus marquées annoncent une rentrée syndicale des plus timides. Mais il faut prendre garde à la différence de plus en plus nette entre l’action des directions syndicales et le mouvement social. A la base, dans les entreprises, il y a de l’angoisse face à la poussée du chômage et de la colère à cause de la faiblesse du pouvoir d’achat. Par ailleurs, on voit se développer depuis le printemps un mouvement général de contestation en Europe et hors de notre continent : Après la Grèce, le Portugal et l’Espagne, après les émeutes de l’été en Angle- terre, on a vu se développer des mouvements contestataires de grande ampleur au Chili et... en Israël. Ces manifestations sont différentes dans leurs motifs et les conditions économiques ne sont pas partout les mêmes. Mais dans tous les cas les syndicats et les partis de gauche sont absents. C’est pour eux un motif d’inquiétude car il n’y aura pas, en matière de contestation sociale, d’exception française.

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