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L’ENVIRONNEMENT

Nouvelles exceptions Françaises.

Lundi 14 juin 2010 // La France

Le samedi 22, mai était la Journée mondiale de la biodiversité. À l’Office international de l’eau à Paris, un « Carrefour des acteurs sociaux » s’interrogeait sur les terrains d’application (à travers les exemples de la forêt, de l’eau et de la mer), la méthode de mise en œuvre, le vecteur linguistique des réformes envisagées pour préserver l’environnement au niveau national et international.

S’agissant des terrains d’application, les experts de l’Office national des forêts ; de l’Office international de l’eau et du Secrétariat général de la mer a brossé, chacun dans leur domaine, un tableau décrivant un souci très ancien, remontant souvent aux rois capétiens, d’une gestion intégrée de ces milieux associant fonction économique, fonction sociale et fonction environnementale, même si la théorisation de cette approche est plus récente et trouve actuellement sa pleine expression dans le contrat Etat ONF, les schémas directeurs d’aménagement des eaux (SDAGE) et la stratégie nationale pour la mer.

En ce qui concerne la méthode de mise en œuvre, la commissaire générale adjointe au développement durable a présenté l’initiative totalement novatrice du Grenelle de l’environnement, avec sa gouvernance à cinq, faisant des associations de protection de la nature des acteurs à part entier pesant du même poids que les autres acteurs et notamment l’État, afin de parvenir collectivement à des résultats non définis à l’avance. Ainsi ont été souscrits 268 engagements nécessitant, pour 20%% d’entre eux, une issue législative, destinée également à éviter un divorce entre la nouvelle démocratie participative et la classique démocratie représentative. Mais si la loi Grenelle 1 a été voté en 2009, à la quasi-unanimité des parlementaires, la loi Grenelle 2 le sera cette semaine par la seule majorité. Pour autant, le dé— marche, reste, montrant finalement un État bien dans son rôle d’impulsion, même si la représentante du ministère s’est défendue que le Grenelle soit affaire de l’État, estimant que les clefs en sont dans les mains de la société civile, ce qui peut surprendre néanmoins quand il est dit parallèlement que les lois du Grenelle auront besoin de la prise de 250 décrets d’application... Quant à la langue, indépendamment des qualités de précision déjà reconnues au français en matière diplomatique, il faut, s’agissant de l’environnement, trouver les mots pour le dire, car on se trouve le plus souvent face à une terminologie technique et scientifique, qui rend la communication d’autant plus difficile pour le grand public.

À la fin de la journée, chacun sentait confusément qu’une idée avait commencé à germer et dont on pouvait d’autant plus espérer la floraison que les racines en sont manifestement profondes. Une fois de plus, comme tout au long de notre histoire nationale, l’engagement continu de l’État est un atout, à condition toutefois qu’il sache se libérer du poids de certains corporatismes. En dépit de son essoufflement, il convient également de ne pas laisser retomber la dynamique du Grenelle qui permet de faire émerger une culture de compromis qui nous a tant fait défaut jusqu’ici.

Assurément, une pensée française de l’environnement est souhaitable : Désormais, on sait aussi qu’elle est possible.

Questions autour d’un apéro !

L’apéro géant de Paris n’a finalement pas eu lieu, au grand soulagement de la police, et à la grande déception de ceux qui étaient parfois venus de loin pour faire la fête. Ainsi prend fin le feuilleton qui nous a tenus en haleine depuis plusieurs semaines, celui des « apéros Facebook ».

Interdira ? N’interdira pas. ? La question finalement ne s’est guère posée. Dans le cas de Paris, des dispositions réglementaires existaient déjà. Il fut simplement question de les appliquer plus sévèrement qu’à l’accoutumée. En somme, beaucoup de bruit pour pas grand-chose. On a nettement l’impression que la polémique autour de ces « apéros » a été artificiellement gonflée. Bien sûr, il y avait eu un mort à Nantes, mais enfin il s’agissait d’un incident, survenu de surcroît bien en dehors du lieu du rassemblement (plus de cinq cents mètres !). Bien sûr, il s’agissait aussi de troubles éventuels à l’ordre public, mais guère plus que pour nombre de rassemblements ou de manifestations dans n’importe quelle grande ville. Pensons un peu aux Champs-Elysées lors de la nuit de la Saint-Sylvestre.

Mais au-delà de la polémique, les « apéros Facebook » ont réveillé maint fantasme. Il y a d’abord ce fameux réseau « Facebook » dont l’aspect tentaculaire réveille le fantôme du « Big Brother » omni présent et omniscient, capable sans doute du meilleur, mais, surtout, du pire. Et puis ces rassemblements monstrueux explicitement centrés sur la consommation d’alcool ont réveillé de vieilles hantises, sans parler des problèmes d’hygiène. On a peur de ces foules nées d’un mot d’ordre plus ou moins anonyme et, la boisson aidant forcément on devient incontrôlables. Ces peurs, au demeurant, sont demeurées sans objet. On n’a pas constaté de violences ou d’atteintes sérieuses aux biens et aux équipements publics.

Pour autant, il serait faux de dire que les « apéros Facebook » ne posent aucun problème. Ces rassemblements nés d’une sociabilité virtuelle soulèvent de sérieuses questions. Les fameux « amis » que l’on se fait sur les réseaux sociaux virtuels sont généralement factices, mais ils remplacent les relations que nous n’avons plus. La réussite de cette société électronique, prouve que quelque chose ne fonctionne plus dans notre monde.
Les « apéros Facebook » posent de vraies questions. Des questions encore sans réponse.

Retraites, le grand débat

Le document gouvernemental d’orientation sur la réforme des retraites a obligé les socialistes à prendre position sur le sujet tandis que les syndicats, réaffirmaient leur hostilité.
En 17 pages et 14 propositions, le gouvernement montre que la réforme des retraites est la grande affaire de la fin du quinquennat, avant l’entrée en période électorale. Affaire d’autant plus délicate que le climat social, est tendu depuis le début de la crise financière, il risque de se durcir à cause de la crise monétaire et des mesures d’économies budgétaires imposées par le déchaînement des spéculateurs. Le Premier ministre et son ministre du travail, Eric Woerth, sont donc décidés à argumenter fermement pour tenter de convaincre l’opinion que les choix du gouvernement sont équilibrés. Le principe de la solidarité nationale est réaffirmé, mais il n’est pas exclu de procéder à une « réforme systémique », qui permettrait d’apporter « plus de transparence et de visibilité au système des retraites » formule peu... transparente qui ouvre éventuellement la voie à une réforme de plus grande envergure. Il n’est pas question de baisser les pensions des retraités, ni de procéder à une « hausse générale des impôts et des cotisations sociales » — ce qui permet cependant d’avoir recours à des augmentations partielles.

D’où le choix d’une réforme qui présente deux aspects principaux, eux-mêmes très équilibrés dans leur formulation : d’une part, une « augmentation progressive de la durée d’activité » ; d’autre part, la mise en place d’une contribution supplémentaire sur les hauts revenus et les revenus du capital qui ne seront pas compris dans le bouclier fiscal - ceci au nom de la solidarité entre tous les groupes sociaux.

Il est par ailleurs précisé que la mise en œuvre de la réforme sera progressive et qu’il sera tenu compte de la pénibilité du travail. Ce texte d’orientation a obligé la direction du Parti socialiste à publier sa doctrine en la matière, ce qu’elle redoutait, car, comme sur bien d’autres sujets, les socialistes ont des points de vue divergents sur les retraites. Un compromis a été trouvé, que Martine Aubry a présenté le 18 mai sans grande conviction - car elle envisageait en janvier dernier que l’on puisse repousser l’âge légal du départ en retraite « à 61 ou à 62 ans ». Tel n’est pas le choix qui a été fait par les dirigeants socialistes qui «  s’opposeront de toutes [leurs] forces au fait de repousser l’âge légal au-delà de 60 ans » avec « retraite choisie » au-delà de cette limite. Les socialistes proposent une augmentation modérée des cotisations salariales et patronales à partir de 2012 et, surtout, plusieurs mesures de taxation : surtaxe de l’impôt sur les sociétés payé par les banques, application de la CSG à tous les revenus du capital notamment.

Le Premier ministre a dénoncé la « démagogie » du Parti socialiste et l’a accusé de préparer un « choc fiscal » qui réduirait le pouvoir d’achat des classes moyennes par la taxation de l’intéressement et de la participation. Laurence Parisot, présidente du Medef, a pour sa part défendu le principe du maintien au travail au-delà de 60 ans ; Elle a refusé tout relèvement des cotisations et a réclamé la mise en place d’un système de retraites par capitalisation en complément au système de la répartition.

Mais la partie se jouera entre les auteurs de la réforme (Raymond Soubie, conseiller de Nicolas Sarkozy, François Fillon, Eric Woerth) et les syndicats, opposés au projet, mais qui va à la bataille en ordre dispersé : la plupart des organisations appellent à manifester dans toute la France le 27 mai alors que Force ouvrière a lancé un mot d’ordre de grève générale pour le 15 juin.

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