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Salve, Festa Dies...

Pâques, toujours là...

Mercredi 22 avril 2009, par Rodolphe Clauteaux // La Religion

Ce mythe, celui de Pâques, a bien trois mille ans.

Ce mot, tout d’abord, provient de l’hébreu pasha, qui veut dire “passage”.

C’était en effet, pour les Juifs, ça l’est encore, la fête du souvenir du Passage de la Mer Rouge.

Poursuivis par les Egyptiens qu’ils avaient volés, pillés, dépouillés, les hordes juives fuyaient hors de la Civilisation. Les armées de Pharaon les talonnaient. Allaient les rejoindre. Les eaux des marécages de l’Isthme de Suez, sinon la mer… barraient le passage aux voleurs dépenaillés qui courraient vers le désert. Qui s’en retournaient à la barbarie.

Soudain, l’explosion d’un volcan, le Santorin, à 700 kilomètres de là en Méditerranée, provoque un tsunami. Le vide qui précède la vague immense, assèche provisoirement les marais qui ne sont alors plus que boue, les tribus pillardes peuvent alors “franchir la Mer Rouge”. La vague immense revient, et noie, détruit, pulvérise les armées de Pharaon.

Arrivés sur la terre ferme, les pillards rendent grâce à Elohim, le Dieu des dieux, l’Adonaï elohim, c’est-à-dire le Seigneur des seigneurs, du ciel.

Avec ce passage, commence l’Histoire. L’histoire des hommes. Etant “passés”, ayant quitté un état, celui de serviteurs, voire, parfois même, d’esclaves, les Juifs, avec leurs richesses volées ou gagnées, se décident à adorer le dieu des dieux. Ils moulent un veau, et le remplissent de l’or volé. Et adorent un Veau d’or.

Leur chef de bande, furieux, lui qui adorait Adonaï, le vrai Dieu, le chef des “élohim”, ces petits dieux, condamne à mort les adorateurs impies…

Comme je vous disais, l’Histoire des hommes commence là, sur les bords des marécages de ce Moyen Orient, dans l’Isthme de Suez. L’histoire des hommes commence et recommencera, aux mêmes endroits, la même et triste “histoire”. Une histoire de mort. Mais, également, une histoire d’amour. Celle d’un peuple vulgaire et sauvage qui, à l’écoute de son Dieu, peu à peu, découvrira le petit enfant, le couple, la famille, les droits de l’homme, le repos, « même pour l’esclave de ta maison et l’âne du moulin à huile », le repos du dimanche. 1400 ans plus tard, un autre Juif, en Galilée, commencera un autre voyage, et se trouvera, à 30 ans, trois jours “avant les fêtes de la Pâque juive” sur les bords des marécages de la Mort. Il n’a pillé personne, il n’a volé personne. Il a simplement parlé. Et aimé.

Mais il a parlé aux petits, aux putains, aux femmes adultères. Il ne s’est pas adressé aux puissants de son Peuple. Il les a laissés de côté. Il a aimé les malades, les prisonniers, les prostituées, les voleurs enchaînés. Il les a tant aimés qu’il les a suivi jusqu’au supplice. Et au supplice de la Croix. La plus épouvantable torture jamais imaginée par les hommes. Des heures et des heures d’agonie, lié à un tronc d’arbre puant. Les chevilles et les poignets percés de clous énormes. Une lente asphyxie, une mort si difficile à vivre, innocent et condamné, innocent et exécuté.

Et le soir de ce vendredi, trois jours avant la Fête, la fête commémorative des Juifs, c’est-à-dire de l’Humanité et de son Entrée dans l’Histoire, Jésus le Juif, entre dans la mort. Mystère, que ces deux nuits passées. Deux nuits et un jour, deux nuits et un jour… durant lesquels Dieu ne parlait plus aux hommes. Deux nuits et un jour, où, “descendu aux enfers”, Jésus alla à notre rencontre. Il s’en fut rencontrer tous ceux qui étaient déjà passés par “là”, il est allé rencontrer tous ceux qui passeront par là.

Aux “enfers”, ce fut la rencontre du Christ avec nous, avec nous tous. Nous et tous ceux qui nous ont précédés, nous et tous ceux qui nous auront suivis. Rencontre amicale, proche, une rencontre personnelle.

« Tu vois mon amie, tu vois mon ami, je suis là, auprès de toi, tu n’es pas parti, ailleurs, tu n’as pas “disparu”. Tu viens de revenir, chez nous. Ta maison est ma maison. La tienne et celle de tous ceux qui t’ont précédé, la tienne et celle de tous ceux qui te suivront, ta maison jusqu’à la fin des temps, et encore et encore, et pour l’éternité. »

Les pillards du désert, entrés en Egypte, un par un, qui en sortirent, en foule fuyante, apeurée, désolée d’avoir quitté un foyer si bienveillant, qui en sortirent devenus un peuple, afin qu’après quarante ans de désert, ils deviennent un peuple saint… Ces Juifs qui aujourd’hui, ont oublié qu’ils ont été “esclaves en terre étrangère”…

Mais ces Juifs qui ont donné au monde un prophète, un Dieu, une Parole.

Une parole qui ne s’est tue que deux nuits et un jour.

… Qui ne s’est tue que pour venir nous trouver, nous consoler, nous rassurer, nous qui étions, qui serons, alors, dans les affres de la mort, nous ouvrant, un passage vers la vie, celle d’un dimanche, celui de la Résurrection.

Rodolphe Clauteaux, le 11 avril 2009

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