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Nous ne nous réjouissons pas …

Jeudi 16 avril 2009 // La France

Face aux polémiques habillement initiées par l’Etat, fleuries par quelques jolis mots de Christine Lagarde et d’autres, tout penaud, tels des voleurs-joueurs pris la main dans la cagnotte, les dirigeants de La Société Générale remettent leurs « stock-options »…

Attendons-nous à ce que sous peu nos enfants et petits enfants soient estampillés d’un code « barre » sur le front et « farcis » de quelques « puces » dès leur naissance…

Nous vous surprenons ? Quelques cutis de rappel…

Nous en appelons à un Etat fort, tout concentré sur ses grandes fonctions régaliennes. Oui ! Mais nous abhorrons cet « Etat-croupion »…

La « crise » aurait pu permettre de réveiller des consciences. Au lieu de quoi, tous se ruent, courbés vers de tristes illusions.

L’Etat joue avec la tyrannie de la rue, sur tous les tableaux… et récupère la mise…La Société Générale, comme toute société ou grandes entreprises a-t-elle oui ou non un conseil d’administration ?

Un conseil de surveillance ? Et bien d’autres conseils…

Combien d’actionnaires ? De « petits actionnaires ? Combien se sont présentés ou faits représentés sérieusement lors des assemblées générales ?

Combien d’actionnaires salariés ou retraités de La Société Générale se sont-ils penchés sur les pratiques de leur entreprise ? Les stocks-options datent-elles de 2007 ou 2006 ?

Sont-elles toutes injustifiées ?

Ignorions-nous leur origine qui les destinées aux jeunes entreprises cherchant à attirer les talents que leurs faibles ressources financières ne leur permettent pas de s’offrir ? Nous sommes-nous interrogés sur les raisons de leur succès en 1990 ?

Nous sommes-nous penchés en son temps sur la « théorie de l’agence » qui voulait concilier les objectifs de l’actionnaire avec ceux du manager ?

Nous sommes-nous efforcés d’avoir un avis sur l’Ecole de Chicago ?

Maugréant, tempestant, depuis combien d’années, tous ses actionnaires ont-ils abdiqué leurs droits ?

Vous me direz « Oui mais… les petits ne peuvent rien contre les « gros » et leurs multiples pactes… »

Un conseil d’administration « vicié » peut toujours se prendre d’assaut !

Choquant ? En appellerions-nous à la « violence » ? Certaines « violences » sont salutaires dès lors qu’elles ne sont pas provoquées par le désir de détruire, mais de construire et de témoigner de la volonté de faire respecter ses droits !

Sommes-nous devenus « incapables, » dans tous les sens du mot, de prendre à bras le corps nos humbles destinées Aurions-nous « mutés » en de dangereux « gauchistes » ? Que non !

« Les libertés ne s’octroient pas, elles se prennent » chantent toujours à nos oreilles portées par le Mistral qui a fait une halte à Martigues avant que de venir jusqu’ à nous ! Avons-nous à ce point perdu le goût de la Cité pour nous réjouir de toutes ces fausses victoires ? Méconnaissons-nous autant les mécanismes et les jeux économiques et financiers de notre société pour nous complaire de tous ces bravos liberticides ?

Sommes-nous devenus si pleutres pour nous placer si servilement sous la coupe d’un Etat Moloch qui ne gouverne plus mais nous administre toujours plus ?

D’un Etat qui abandonnant toujours plus les fonctions régaliennes n’a d’autre issue pour sa survie que de faire de nous des esclaves décérébrés…

Il y a urgence à rappeler quelques fondamentaux. Nous allons tenter de nous y attacher…En « bande » si possible ! Ah ! Mais alors tomberons-nous sous le coup de la loi qui se dessine ?...

Léon Areva, le 30 mars 2009


Monsieur BOUTON

Daniel Bouton et Frédéric Oudéa ont décidé de « couper court aux polémiques ». Dans une lettre envoyée aux salariés, ils disent n’avoir « pas su expliquer les mécanismes intrinsèquement complexes » des stock-options.

Deux reculades en trois jours. Montrés du doigt par le chef de l’Etat et le gouvernement, les dirigeants de la Société Générale ont finalement tiré un trait, hier soir, sur les stock-options dont ils avaient annoncé l’attribution mercredi, à la veille de la grande journée de grève et de manifestations. Dans une lettre qui sera adressée ce matin aux salariés du groupe bancaire, ils disent vouloir « couper court aux polémiques ».

L’opération a été « jugée très inopportune par l’opinion publique » et a « suscité une forte indignation », reconnaissent-ils. C’est parce qu’ils n’ont « pas su expliquer les mécanismes intrinsèquement complexes » des stock-options et parce que les clients et les salariés exprimaient leur « incompréhension » que Daniel Bouton, président, et Frédéric Oudéa, directeur général, ont jeté l’éponge.

Vendredi, ils s’étaient contentés de renoncer à lever leurs nouvelles stock-options, « tant que la banque bénéficie d’un appui en fonds propres de l’Etat ». Mais hier matin, la ministre de l’Economie avait tapé du poing sur la table. « Il serait grand temps que Société Générale rime un peu plus avec intérêt général, avait lancé Christine Lagarde sur Europe 1, je ne me contente pas d’une demi-mesure et je demande qu’ils renoncent à l’attribution de ces options. » Question de « sens des responsabilités ».

« Riposte du personnel. »

Attribuées le 9 mars sur proposition du comité des rémunérations, les stock-options en question étaient au nombre de 320.000 s’agissant des quatre principaux dirigeants de la banque, dont 150.000 pour Frédéric Oudéa et 70.000 pour Daniel Bouton, au prix d’exercice de 24,45 euros. Elles étaient soumises à plusieurs conditions de performance mais elles n’étaient pas exerçables, de toute façon, avant 2012. C’est d’ailleurs pourquoi, à la veille du week-end, une intersyndicale de l’entreprise avait réclamé « l’abandon » pur et simple des stock-options de 2009, menaçant d’une « riposte du personnel » en cas de refus de la direction.

Cette dernière a eu beau faire valoir que le plan bénéficiait à 4.800 collaborateurs, en France et à l’étranger, et qu’en valeur, « la part revenant aux mandataires sociaux » représentait « 2 % de la valeur totale », elle n’aura convaincu personne. De plus, la direction assurait que le plan s’inscrivait dans le « respect strict » des règles édictées par l’Association française des entreprises privées (Afep) et le Medef car c’est le comité des rémunérations qui avait fixé les montants. Or cette instance se trouve être présidée par Jean-Martin Folz, président de... l’Afep.

Faire jurisprudence

Mi-janvier, les deux principaux patrons de la Société Générale avaient déjà renoncé à leurs bonus pour 2008, ce qui avait ramené la rémunération totale de Frédéric Oudéa à 619.000 euros et celle de Daniel Bouton à 350.000 euros. En 2007, Daniel Bouton avait renoncé à la moitié de son salaire fixe ainsi qu’à son bonus, à la suite de l’affaire Kerviel.

Les derniers rebondissements devraient maintenant faire jurisprudence en matière de stock-options. Chez BNP Paribas, le conseil (où siège Laurence Parisot, présidente du Medef) n’a encore pris aucune décision compte tenu, notamment, de l’opération de rachat du belge Fortis. Crédit Agricole SA fait savoir qu’il n’y aura pas de stock-options distribuées aux dirigeants, comme lors des années précédentes. Et Natixis a décidé de ne pas en octroyer en 2009, tout comme en 2008.

PATRONS. Après le renoncement des dirigeants de la Société générale à leurs stock-options, l’essayiste Alain Minc critique, dans une tribune publiée lundi dans Le Figaro, le comportement du patronat français, lui reprochant son « autisme » et son « inconscience ». La présidente du Medef, Laurence Parisot a estimé dans une interview au Parisien-Aujourd’hui en France que « le Medef n’a pas le pouvoir d’imposer quoi que ce soit. Mais nous sommes conscients de notre autorité morale », promettant de répondre dans la semaine. Pour elle, les dirigeants de la Société générale ont pris « la mesure de la situation » et « agi avec responsabilité » en renonçant dimanche à leurs stock-options. Tandis que Christine Lagarde prépare une loi sur la rémunération des grands patrons, qui concernerait stock-options, bonus et actions gratuites

 

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