Notre ami est très inquiet. Très inquiet…

Lundi 31 janvier 2011, par Rodolphe Clauteaux // La France

Nous le sommes un peu moins, mais la question qu’il nous pose, à tous, mérite d’être entendue : « … qui aura même seulement envie d’aller vérifier l’état des poubelles radioactives que nous enfouissons aujourd’hui ? ». Notre ami, c’est Rodolphe Clauteaux, pilote de « l’Itinérant »…

Nos petits-enfants, boueux atomiques

Il n’est pas intelligent d’aimer de passion les Ecolos. Ils disent beaucoup de bêtises. Le Réchauffement climatique en est une. Non pas que la Terre ne se réchauffe pas. Mais comme Mars (la planète) le fait aussi, n’a-t-elle pas perdu la plus grande partie de ses calottes glaciaires depuis nos écoles primaires ?… et qu’il n’y a pas d’industrie sur Mars… et comme Titan, qui a vu fondre ses océans gelés de méthane, et qu’il n’y a pas d’industrie sur Titan, satellite de Saturne…

Et Mars n’est pas la porte d’à côté. Cette planète qui nous fait rêver, patrie des petits bonhommes verts de notre enfance, se situe à 227.9 millions de kilomètres du Soleil. Pour s’y rendre il faut parcourir... 490 millions de kilomètres.

Que sur la Terre le CO2 augmente lorsque la température augmente… c’est normal et logique. Les mers libèrent du CO2 lorsqu’elles se réchauffent. Les forêts en absorbent moins lorsque l’atmosphère est plus chaude, etc. Mais la concentration de ce CO2 augmente PARCE QUE la température augmente. Et PAS l’inverse. Les glaces du Groenland montrent que de deux siècles à une cinquantaine d’années, séparent le réchauffement climatique de l’augmentation atmosphérique de l’oxyde de carbone, qui survient après.

Il faut donc trouver un autre “coupable” que l’homme et son industrie, et Mars, et Triton, et les autres planètes qui dans notre Système solaire changent de climat le désignent, c’est le Soleil.

Cela dit, la vraie question, sans réponse, est de savoir à qui ces erreurs ou mensonges écolos profitent ? Aux pétroliers… probablement. Ils ont besoin d’un baril le plus cher possible afin de “découvrir”, Oh miracle ! , de nouvelles, réserves de pétrole.

Mais ces réserves seront hélas… « très profondes et donc très coûteuses ». Ben voyons.

Cela dit, les Ecolos, ils poussent certains cris qu’il faut entendre.

Et ceux qu’ils ont hurlés au passage du train de déchets nucléaires, parti de La Hague à destination du Nord de Berlin, étaient justifiés. Parfaitement.

En effet, personne, aucun scientifique, et encore moins aucun politique, n’a résolut le problème des poubelles de nos centrales nucléaires. Et à l’heure où, justement, le CO2 fait que le nucléaire revient en force dans les politiques énergétiques, à l’heure où l’on rallonge la durée de vie des centrales existantes, à l’heure où les énergies fossiles sont soi-disant en train de s’épuiser… ce problème des poubelles nucléaires est un cauchemar duquel nos petits et arrières petits-enfants, ne pourront peut-être pas se réveiller. Car de solutions, il n’y en a pas. Les déchets du cœur d’une centrale nucléaire, resteront des ordures mortellement dangereuses, durant des dizaines, voire des centaines de milliers d’années pour certaines d’entre elles.

Et, que ce soit au fond des sédiments marins atlantiques, que ce soit au fond des mines de sel allemandes, que ce soit sous 500 mètres d’argile meusienne, nul ne sait comment évoluent, vraiment, ces déchets dans le milieu du cimetière qu’on leur a choisit.

Solutions “définitives”, comme les sédiments marins, ou “révisables”… comme l’argile de Bure dans la Meuse, rien ne peut nous satisfaire. Car ces déchets sont une menace que nous livrerons aux générations futures.

Et puis… qui sait ce que seront nos petits-enfants, nos arrières petits-enfants ? Ce dont ils seront capables… Auront-ils nos moyens scientifiques et techniques ? Auront-ils l’argent nécessaire pour travailler la question de nos déchets devenus les “leurs” ? Auront-ils le pouvoir, seulement le pouvoir de s’en occuper… assaillis qu’ils seront peut-être par des montagnes d’autres problèmes ! Car… après 2040, 2050, les générations futures seront chaque années moins nombreuses. Que ce soit la Chine dans dix ans, l’Iran aujourd’hui qui, comme l’Italie, ne fait plus d’enfants… Que ce soit l’Espagne, ou la Russie… le renouvellement des générations ne sera pas assuré.

Or donc, dans ce monde en rétrécissement, dans ce monde où chaque année, il y aura moins de travailleurs pour travailler, moins d’acheteurs pour acheter, moins de clients, et donc moins de production… dans ce monde où il y aura chaque année moins d’impôts, et donc chaque année plus de déficits des Etats… et donc moins d’Etat !… qui pourra en décider, qui aura même seulement envie d’aller vérifier l’état des poubelles radioactives que nous enfouissons aujourd’hui ?

La “décroissance”, dont tout le monde parle, mais que personne n’imagine, va tomber sur le pauvre monde avant qu’il n’ait eu seulement l’idée de comment gérer cette catastrophe.

Si en plus on y mélange de la poubelle atomique, ce ne sera plus une catastrophe, mais l’apocalypse !

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