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« Nos seniors »

Jeudi 6 janvier 2011 // La France

Notre Pays a une fâcheuse tendance à marginaliser celles et ceux à qui nous devons la vie ; Alors que les Nations Africaines « que nos médias insultent en méprisant un humanisme aux antipodes de notre culture » témoignent du respect et de l’amour pour leurs « patriarches » ; le continent Africains serait en droit de nous donner des leçons de déférence et de dignité envers nos anciens. Afin que mes amis internautes puissent constater l’honneur qu’a le continent Africain à donner du bonheur à ses seniors, je vous soumets la différence de comportement entre la population française et celle de l’Afrique.

Dans le monde arabe, me dis-je aujourd’hui, jamais un couple aux cheveux blancs ne se promènerait ainsi enlacer dans la rue, affichant par là une vie sexuelle encore active présumée ; Jamais une veuve de 60 ans ne se teindrait en blonde, irait seule au restaurant se régaler, ou avec un nouveau mari une deuxième vie démarrerait. Dans nos pays arabes, nos tantes et grande mères, passés 50 ou 60 ans, surtout dans les milieux populaires, affichent souvent des allures de vieilles femmes déjà, séduction et féminité niées oubliées reléguées. La sexualité, on n’en parle même pas, ce serait même obscène.

Mais il reste toujours un cousin, un neveu, un voisin, pour s’occuper de vous. « Je ne prends jamais un taxi : il y a toujours un neveu ou quelqu’un pour m’accompagner », dit fièrement ma tante Najwa qui habite au Liban, veuve et restée sans enfants, et qui entre Beyrouth et Zahlé, voisine de 50 kilomètres, toute l’année emmenée par les siens, navigue. Et c’est vrai que dans la maison où elle habite avec sa vieille mère et sa sœur, trois femmes seules qui pourraient ici se trouver isolées, les visites ne cessent pas ; Des gens qui viennent qui repartent qui déjeunent qui prennent un café qui téléphonent qui klaxonnent en bas de la maison, des membres d’une famille étendue ; Des voisins amis connaissances qui ne peuvent pas les oublier. Et j’aime aussi l’Espagne parce que, comme chez nous, on emmène les grands-parents au restaurant le dimanche, on mêle les générations quand on sort l’après-midi au café, et de voir toutes ces personnesâgées non pas tant dehors mais surtout, pas seulement entre elles ; Comme l’on socialise souvent les personnes âgées en public en France, et qui sont mélangées aux autres générations.

Assises aux terrasses des mêmes restaurants et des mêmes cafés, me réjouit, me donne une autre idée de l’Europe que celle que l’on peut en avoir en vivant en France, en région parisienne.

L’été 2003 la France a connu une canicule qui a causé des milliers de décès parmi les personnes âgées, et l’opinion publique a découvert ce que j’avais découvert à dix ans. Oui, j’avais découvert, que les vieux en France sont mal aimés. Isolés. Abandonnés parfois. Dans le métro, en cette année 2003, des visages géants d’hommes et de femmes ridées qui s’affichent, et qui nous interpellent. Certes, je sais que l’isolement des vieux en France n’est pas inscrit dans la culture, mais dans la modernité, car en France aussi autrefois dans les villages avec ses vieux parents, on vivait, on les gardait avec soi on ne les envoyait pas loin, on vivait à plusieurs générations dans la même ferme comme dans toutes les sociétés du monde depuis la nuit des temps.

Lorsque l’on constate l’amour et le respect que nos amis Libanais ou Africains vouent à leurs seniors, NOUS devons avoir honte ; Les « malfaisants » ne sont pas les Africains, mais NOUS les blancs de blancs. Nous devons prendre exemple sur ces personnes, elles nous donnent des leçons d’amour, des leçons de devoir vis-à-vis de nos anciens. Trouvons les crédits nécessaires pour construire des « MAISONS D’AMOUR au lieu de MAISONS DE RETRAITE », faisons en sorte que nos seniors retrouvent une chaleur, dans des établissements à la hauteur du bonheur qu’ils nous ont donné lorsqu’ils avaient pour eux la jeunesse et la santé. J’ai toujours pensé qu’un animal de compagnie serait pour eux la meilleure des thérapies.

Les jeunes et les personnes d’un certain âge s’entendent à merveille ; Mais, trop souvent nos éphèbes non pas l’occasion de côtoyer des seniors, aussi, je suggère que des anciens délinquants puissent rendre visite aux pensionnaires des (maisons dites du bonheur). Ces jeunes, en provenance des cités, sont souvent originaires du continent noir, ou d’Afrique du Nord ; Ils seraient les (parrains) d’anciens ; eux, Français de souches ou Français venus de l’immigration, mais parfaitement intégrés à la culture de notre vieille Nation. Dans une France trop souvent raciste, une jeunesse « réconciliés avec la société, et respectant les mœurs et les traditions de notre pays », ne peut que réconcilier les différentes communautés qui vivent et travaillent sur notre sol.

Je terminerais ce paragraphe par cette citation : « Il y a une dignité à vieillir comme l’on a vécu. »

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