Nos ancêtres les Gaulois.

Mercredi 25 novembre 2009 // L’Histoire


Vercingetorix jette ses armes devant César. Peinture de L. Royer, 1888.

Nomades et de culture orale, les Gaulois ont longtemps été méconnus ou méprisés. Pourtant, les récentes découvertes archéologiques et les sources antiques mettent en lumière une brillante civilisation, loin des archétypes barbares ou romanesques des vieux livres d’école. L’occasion de redécouvrir nos ancêtres.

Le Communautarisme ne respecte pas les traditions Française.

Cela est inacceptable. Si les immigrés et même leurs progénitures n’acceptent pas les coutumes et les traditions Françaises, nous ne les voulons plus sur notre sol. Chez eux ils sont doux comme des agneaux ; Notre Patrie deux fois millénaires n’a pas le droit de supporter des délinquants issus en général d’Afrique du Nord. Ils sont les principaux vecteurs de violence, voire de crimes.

Pour comprendre le mot communautarisme, apparu en 1951, dans la langue française, il faut lire Le Petit Larousse.
a) Tendance du multiculturalisme américain qui met l’accent sur la fonction sociale des organisations communautaires (ethniques, religieuses, sexuelles, etc.).
b) Toute conception faisant prévaloir l’organisation de la société en communautés sur l’exigence d’assimilation des individus selon des règles et un modèle équivalent pour tous. »

Ce que les Américains appellent « communautarisme » a en effet exercé là-bas ses. ravages. La société étasunienne semble être passée de l’individualisme exacerbé au communautarisme intolérant : la défense d’un individu ne s’exerce plus maintenant qu’à travers la communauté dont il se réclame. Cela amène inévitablement la cohabitation des diverses communautés, qui ont forcément tendance à se comporter en ghettos, à s`organisant chacune selon ses habitudes et ses règles ; à terme, c’est la fin de tout ce qui est commun aux uns et aux autres. Derrière le vocable respectable de la communauté, se cache en fait sa dislocation, car le communautarisme ne croit pas à une communauté nationale, celle qui résulte de la volonté de vivre ensemble d’un certain nombre de personnes différentes. Ce sont des droits pour chacun sans devoirs pour tous et ce repli identitaire fait fi de la texture commune qui va au-delà des différences. Ce renfermement constitue la négation de ce qui offre au particulier d’aller vers quelque chose de plus universel. En cela, le communautarisme est totalement étranger aux traditions françaises qui, soit par le christianisme soit par les lumières, se dépassent toujours pour tendre à ce qui peut concerner l’ensemble de l’espèce humaine.

L’exemple des Pays-Bas est intéressant. Cette petite nation héritière d’un glorieux passé, notamment maritime et colonial, a su s’adapter aux exigences du commerce contemporain et, dans la dernière décennie, répudiant la social-démocratie où elle s’engluait, elle a retrouvé sa vitalité. Or, la promotion du multiculturalisme - toutes les cultures sur le même plan sans un tronc commun - y avait poussé des groupes à se refermer sur eux-mêmes : certains étrangers établis depuis plus de vingt ans dans le pays ne connaissaient ainsi toujours pas le néerlandais Aujourd’hui, on y refuse les ghettos culturels et l’on a mis une sourdine à la promotion dudit multiculturalisme.

On peut donc trouver dommage que la France reproduise l’erreur des Etats-Unis et que, après avoir empilé des individus, on entasse des communautés. Notre pays s’est fait en deux millénaires non pas en parquant les autres dans des ghettos mais en leur donnant une place dans une communauté ouverte à tous, mais qui s’intègre aux cultures et aux traditions chrétiennes du Pays Gaulois.

L’IDENTITÉ FRANÇAISE.

D’abord la cacophonie. Dès que le ministre de l’Immigration a déclaré vouloir lancer un grand débat sur l’identité nationale, des voix se sont élevées à gauche et à droite pour dénoncer cette initiative. Pour la plupart, les socialistes, les communistes et les centristes y ont vu une manoeuvre de l’Elysée qui tenterait, à quelques mois des élections régionales, de garder les électeurs du Front national ralliés à Nicolas Sarkozy en 2007.

Mais une fois de plus, les socialistes ont étalé leurs divisions. Michel Rocard, s’est élevé avec vivacité contre l’initiative d’Eric Besson, Ségolène Royal a au contraire déclaré qu’il ne fallait pas « rejete r » le débat et a affirmé qu’il fallait « reconquérir les valeurs de la nation » une nation qui serait selon elle « un concept de gauche ». A droite, Martin Hirsch, Haut Commissaire à la Jeunesse, penchait quant à lui du côté de Michel Rocard déclarant qu’il ne se sentait « pas directement concerné par ce débat », il a estimé que la France n’avait « pas de problème d’identité » alors que Nicolas Sarkozy soutenait à juste raison, le ministre de l’Immigration.

Il est donc difficile de trouver ses repères dans la succession des prises de positions qui, comme en 2007, ne touchent pas à l’essentiel. A nouveau, on dispute de la Marseillaise et du drapeau tricolore, à nouveau on suggère une opposition entre l’identité nationale et une immigration évoquée de façon confuse. Est-il possible de garder le sens de la mesure ? Sans aucun doute, mais à trois conditions.

  1. Réfléchir sans tenir compte des tactiques pour les élections régionales qui portent par définition sur des collectivités territoriales décentralisées — non sur la nation en tant que tell
  2.  Au lieu de fuir le débat sur l’immigration, reprendre de manière aussi rigoureuse que possible la question des chiffres, des pays d’origine, de l’intégration des différents groupes d’immigrés, des « communautés » réelles ou supposées où se mêlent des Français et des étrangers. Tel est l’objet d’un livre récent de Jean-Paul Gourévitch sur lequel nous revenons de manière aussi approfondie que possible ;
  3. Se souvenir que le débat sur l’identité nationale a commencé voici un quart de siècle à l’occasion de la percée du Front national, Beaucoup de questions décisives ont été débattues par les historiens, les sociologues et les philosophes : relations entre les Français et les étrangers avant, pendant et après la Révolution française, histoire de l’immigration ;
  4. Construction de l’Etat national moderne à partir du XVIe siècle ;
  5. Définition de la République et de la démocratie place de la nation en Europe,
  6. Importance du christianisme dans l’identité commune...

La presse a largement participé à ces débats - avec Emile Poulat sur la laïcité notamment, en conviant Régis Debray, Marcel Gauchet, Pierre Manent, Rémi Brague et bien d’autres penseurs. Le recueil de ces contributions ferait un gros livre qui s’ajouterait aux dizaines d’ouvrages non polémiques qui ont été publiés. Alors que les interventions des dirigeants politiques restent superficielles, les contributions des chercheurs de diverses disciplines sont le plus souvent de très grande qualité. Le fossé entre les politiques et les chercheurs est l’un des aspects de la difficulté à penser collectivement l’identité de la nation. Et si ce fossé se creuse, c’est sans doute parce qu’il n’existe que peu d’ouvrages synthétiques écrits dans un souci de vulgarisation.

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