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NOUVEAU G 20

Non à un nouveau forum qui marginalise l’Afrique.

Samedi 17 octobre 2009 // Le Monde

Le continent africain ne doit pas être marginalisé mais considéré comme un partenaire à part entière. Cette position qui n’est ni nouvelle, ni originale, est aussi celle de l’Union Africaine (UA) qui représente les 53 pays du continent, et qui n’est pas correctement représentée dans le Nouveau G 20.

Continuer à marginaliser l’Afrique dans les instances internationales, y compris celles qu’on crée aujourd’hui alors que le continent cherche une place digne de son rang dans le concert des nations depuis plusieurs longues années, revient à ne pas tenir compte de la réalité mondiale : avec 900 millions d’habitants que même le sida et le paludisme n’ont pas réussi à décimer, l’Afrique, tôt ou tard, pèsera dans l’équilibre ou le déséquilibre du monde. Aujourd’hui, selon des critères assez flous, seules l’Afrique du Sud et l’Egypte, font partie intégrante du Nouveau G 20. L’Afrique du Sud parce qu’elle est sans doute la première puissance économique et industrielle du continent, mais pourquoi l’Egypte dont le président, Hosni Moubarak, n’assiste même pas aux Sommets de l’UA, privilégiant plutôt ceux de la Ligue arabe ? En quoi ce pays peut-il défendre les positions africaines ? D’autres pays sont régulièrement invités à participer aux débats. C’est le cas de l’Ethiopie pour le climat, du Sénégal pour le NEPAD. En tant que président de la Commission de l’UA, Jean Ping accompagne aussi pendant ce type de rencontres, le président en exercice de l’UA.

C’est une sous-représentation aussi bien en qualité qu’en quantité pour les 53 pays membres de l’UA qui comptent parmi les plus pauvres de la planète et dont le PIB ne devrait plus être le seul critère de représentativité, d’autant plus que certains économistes remettent en question cet outil de quantification devenu inapproprié. L’économie informelle ou si l’on veut souterraine, occupe encore une place notable dans toutes les économies africaines.

Si on continue de ne considérer que les pays riches avec leur PIB, cela revient à poursuivre la logique de la fin de la deuxième guerre de 1945, qui avait donné naissance au FMI et à la Banque mondiale dont les mauvaises politiques se font sentir dans le fonctionnement des économies africaines et tiers-mondistes.

Il faut mettre du concret dans les Sommets Afrique-Amérique du Sud.

Au 21° siècle, il faudrait innover, les données générales du monde elles-mêmes ayant fondamentalement changé. Sinon, ne parlons plus de village planétaire dans lequel l’Afrique aurait un grand rôle à jouer : outre son très riche sous-sol, notons que c’est par ce continent que s’engagera la lutte pour le sauvetage de la planète menacée par le dérèglement climatique. À Copenhague, en décembre, la forêt africaine et amazonienne, pourrait être consacrée « patrimoine de l’humanité ». Pour quelle contrepartie ?

Il faut que les Africains cessent de se coucher devant les pays du G 8 s’ils veulent que ces derniers ne continuent pas à voir l’Afrique comme une simple contrée où ils viennent piller à vil prix les innombrables matières premières stratégiques. G 8 ou G 20, les choses évoluent sans changement de fond. Il y a donc à craindre que rien ne puisse aller dans le sens des aspirations africaines dans le cadre de ce « nouveau » forum. Aux Africains de défendre leurs intérêts. Personne ne viendra le faire à leur place.

L’avenir du monde se trouve dans la multilatéralité. La bipolarité n’a conduit l’Afrique nulle part depuis les années 60. Autrement dit, l’Afrique ne doit pas cesser de regarder vers le Nord mais elle doit aussi jeter de véritables ponts de coopération et de solidarité avec tous les pays émergents sans exception : la Chine, l’Inde, le Brésil, et bien d’autres. C’est pourquoi il faut mettre du concret dans les Sommets Afrique-Amérique du Sud dont le deuxième vient de se tenir au Vénézuela chez nos amis « Hugo Chavez, Luiz Lula Inacio da Silva et autres Evo Morales, peuvent être taxés de tous les maux par les Occidentaux ». Mais pour nous, ils doivent être considérés comme des partenaires que l’Afrique écoute et avec qui elle travaille avec sérieux et méthode pour avancer ensemble. Car avec les pays du G 8, on ne fait que reculer. Le comprendre serait le début du commencement de la sagesse de ceux qui nous dirigent.

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