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Nicolas Sarkozy : Un virage qui compte.

Mardi 14 juillet 2009 // La France

Quand il était président de la République, Jacques Chirac faisait émerger de nouvelles priorités chaque année. Nicolas Sarkozy, lui, redéfinit ses urgences à mi-mandat. Le président de la République a une bonne excuse : la crise économique, exceptionnelle, a fait surgir des nécessités. Mais, à l’Elysée, on ne joue pas cette carte : « On connaît bien les problèmes du pays. La question est de savoir sur lesquels on se concentre, estime Henri Guaino, conseiller spécial du président. La nouveauté, c’est que l’investissement privé étant en panne, le public peut s’y substituer sans lui faire concurrence. » En outre, la récession faisant plonger les déficits, pourquoi se priver de dépenser quelques milliards de plus pour la bonne cause ?

À Versailles, le 22 juin, le président a donc pris un tournant qu’il avait amorcé, coïncidence des dates, un autre 22 juin (2006), à Agen, quand il n’était qu’un candidat en précampagne. « Être un Européen conséquent : c’est privilégier la logique économique sur la logique comptable. C’est se donner des marges pour l’investissement et l’innovation », disait-il alors. Une fois élu, le président s’était rallié, avec la tête plus qu’avec le cœur, à l’orthodoxie budgétaire européenne. Jacques Chirac avait parcouru le chemin inverse. Le 26 octobre 1995, il renonçait à réduire la fracture sociale pour prôner la lutte contre les déficits.

Avantage collatéral pour le chef de l’État : il tend un piège à la gauche. « Sarkozy nous met dans le rôle de ceux qui veulent augmenter les impôts pour réduire les déficits », redoute François Hollande, député socialiste de la Corrèze.

Fillon a dû calmer les appétits de son équipe.

Certes, l’actuel président prend bien soin de distinguer la bonne dépense de la mauvaise, celle qui prépare l’avenir de celle qui assure juste le quotidien. Mais, dans un pays « dépensophile et étatolâtre », selon une célèbre expression de Laurent Fabius en 2000, ce distinguo s’amenuise très rapidement. À preuve, François Fillon a déjà dû calmer les appétits de son équipe, réunie le 28 juin, à Matignon. Et le Premier ministre, qui ne cesse de mettre l’accent sur l’indispensable réduction des mauvais déficits, donne des bonnes dépenses une définition plus restrictive que celle du Président.

Le 22 juin marque un autre tournant, dans la méthode. Jusqu’à cette date, Nicolas Sarkozy ne voulait pas parler du recul de l’âge légal de la retraite (60 ans aujourd’hui) parce que ce sujet n’avait pas été débattu pendant la campagne. À Versailles, le président l’a mis au menu du rendez-vous sur la réforme des retraites, prévu pour la mi-versailles-2010, et transformé cette simple réunion d’étape en un moment décisif. Pourquoi ce changement ? « Personne n’a compris le vrai sens du discours du 22 juin, analyse un proche du président. Ce jour-là, Nicolas Sarkozy a fait un geste de bon sens, un emprunt auprès des Français pour financer de nouvelles priorités, pour mieux faire passer une réforme difficile, le recul indispensable de l’âge de la retraite. »

Pour l’heure, cela ne passe pas ! Dans une interview au Monde (30 juin), François Chérèque dénonce à la fois le fond et la forme. Comme à leurs habitudes les Syndicats Français se préparent à semer une pagaille dont la France se passerait compte tenu des énormes difficultés économiques qu’elle doit affronter. La secrétaire général de la CFDT, estime qu’en accélérant le calendrier le président ne laisse pas assez de temps à la réflexion. Or le syndicat voulait que soit étudié un système de retraite par points. Il soupçonne Nicolas Sarkozy de préférer une réforme en 2010, à distance de l’échéance présidentiel, à un vrai débat en 2012 en pleine campagne pour la Présidentielle.

Cela devient inadmissible, et intolérable que nos divers syndicats « qui font semblant de ne pas connaître nos difficultés économiques » enfoncent le clou, et décident scandaleusement de se servir de la grève pour affronter celui qui tient un pouvoir légitime, issus du vote des citoyens Français.

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