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Nicolas Sarkozy : L’homme d’État que la France attendait.

Mercredi 16 janvier 2008, par Paul Vaurs // La France

Introduction. Je ne suis ni écrivain, ni philosophe, encore moins journaliste. Je dois cependant, faire un aveu à mes lecteurs, je suis écoeuré par la façon dont les différents médias gèrent la vie privée du Chef de l’Etat. Dans leurs écrits, ils jouent aux (vierges effarouchées, scandalisés par l’amour du Président pour une femme belle et séduisante), seraient-ils jaloux ? Non, mais ils sont hypocrites, oui hypocrites car la vente de leurs différentes presses à plus que quadruplée ; et par ici la monnaie !.. Messieur & Mesdames SVP contentez-vous de nous informer avec équité car là est votre devoir.

Il deviendra Président de la République en Mai 2007.
Par Paul Vaurs www.innovation-democratique.org

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy, l’homme qui va redonné confiance au peuple de France lorsque le destin s’acharnait sur lui. Les trois derniers Présidents ont fait preuve d’incompétence, et d’un manque d’énergie pour que notre Pays retrouve le prestige qu’il avait du temps de Georges Pompidou, mais aussi du temps du Président de Gaulle.

De nombreuses paroles, de nombreux écrits ont été diffusés sur l’actuel Président de L’UMP. Qui a suffisamment connu Nicolas pour se permettre de porter un jugement sur cet homme hors du commun ?

Un soir de l’année 1977, j’ai du me rendre à Neuilly sur Seine, pour élire le nouveau Président de la circonscription RPR de Neuilly-Puteaux. Il s’agissait de remplacer le Dr Ballade qui faisait valoir son droit à moins de responsabilités. En cette fin de journée, je me trouvais aux côtés de Patrick Balkany, l’homme qui « montait » à Levallois Péret. Sur l’estrade se trouvaient différentes personnalités dont un jeune homme qui n’attira que peu, mon attention, et pourtant !

Lorsque j’ai su que c’était le (jeune homme) qui demandait nos voix, je fus surpris, mais, Patrick me dit : « Tu vas voir, Nicolas a des qualités que tu ne soupçonnes pas ». Mon ami Georges Bornot me fit la même remarque, tout en me disant de voter pour lui, et c’est ce que je fis. Ce soir-là, je ne pensais pas que pour la première fois, je tomberai sous le charme et l’intelligence, les connaissances, du futur « Chef de l’État Français ».

En rentrant à la maison située à Puteaux, je réveillai mon épouse, et tout de go je lui ai dit : » Chérie, je suis fanatisé par le charisme et par l’enthousiasme d’un jeune de 22 ans, qui était, la poutre maîtresse de la réunion de ce soir. Nous avons, élu, le nouveau responsable de la circonscription, il est jeune, très jeune, mais, il m’a sidéré, tu verras, ce type fera parler de lui, il est petit par la taille, mais grand comme de Gaulle par ses convictions et son savoir. »

C’est, en revenant de cette soirée, que, j’ai constaté que faire de la politique était pour moi une « vocation », mais que la dureté de mon travail, m’empêcherait de m’y consacrer. Par contre, j’étais convaincu que si Nicolas me faisait confiance, je pourrai lui apporter une aide morale voire matérielle, et même une aide strictement politique car en 20 ans de commerce, j’avais appris à connaître le peuple et les besoins qu’il n’avait de cesse de réclamer, soit en faisant la grève ou en manifestant sa révolte lors des diverses élections.

À partir de cette mémorable élection, je dînais souvent avec Nicolas et d’autres militants chez moi, dans mon restaurant à Puteaux. Je me liais d’amitié avec un jeune militant du prénom de Brice, ou d’une militante au doux prénom d’Isabelle. Il y avait aussi Philippe, Jacques, et de nombreux citoyens, jeunes pour la plupart, qui tout comme moi, avaient été séduits par Nicolas. Par la suite, mon couple se lia d’amitié avec Marie, (la première épouse de Nicolas). Cette jeune femme d’origine Corse, « de Vicot », était sympathique et ouverte à toutes discussions. Elle donna naissance à deux garçons, Pierre et Jean. J’avais eu l’honneur d’être invité au mariage du couple Sarkozy, leur gentillesse et leur simplicité, en faisait, des amis que nous aimions, et que nous avions plaisir à recevoir ou à fréquenter lors des réunions de notre mouvement. Souvent j’ai eu le plaisir de déjeuner avec eux, et de leur faire connaître un plat typiquement Aveyronnais « L’Aligot ».

Si nos hommes d’Eglise ont fait don de leur personne à Dieu, Nicolas a fait, don de sa personne à la France et à notre Démocratie. Monsieur Sarkozy, est avant tout, un homme de conviction, un de ces hommes qui sont l’honneur de nos responsables politiques élus régulièrement et démocratiquement, par les électeurs. Peu importe si parfois ses décisions, sont contestés, Nicolas n’est pas une girouette glissante qui ferait des réformes présentées comme indolores. Sa volonté et ses secrets sont, de faire sortir la droite de son ombre, une droite qui a peur de tout, notamment de la rue.

À force de céder à la panique Chirac et Raffarin se situent désormais à gauche des socialistes Blair ou Schröder. Cette droite-là n’abandonne ni le traitement socialiste du chômage, ni le nationalisme économique, ni le dirigisme étatique, ni le matraquage fiscal. Dans une croissance forcément faible, le chômage s’enkyste, les salaires stagnent. La France de par sa politique autiste, n’a de cesse de voir émigrer aux USA ou au Royaume-Uni, ses bac + 5 et immigrer les bacs – 5. Il est plus que temps, qu’un Louis XIV des temps modernes, revienne gouverner la France. Ce « Souverain » du XXI° siècle se nomme Nicolas Sarkozy.

En 1974, Jacques Chirac, était notre dieu, mais, Nicolas notre ami, nous avions pour lui de la considération, mais avant tout, une forte amitié. Je précise que ses allocutions, ses projections sur le futur étaient celles d’un homme qui déjà à l’âge de 24 ans, entrevoyait un avenir qu’il esquissait avec un réalisme, qui aujourd’hui est en marge de se concrétiser.

En général, c’était tous les samedis que nous nous réunissions à la « Permanence » à Neuilly. Les militants de Puteaux étaient plus réservés envers Nicolas, il existait une petite discorde entre les deux villes sœurs, rien de grave. Une méfiance qui personnellement m’agaçait car je me refusais d’entrer dans des polémiques absurdes. Cette amitié quasi fraternelle que j’éprouvais pour Nicolas me causa quelques problèmes, mais j’ai toujours passé outre, les « menaces, » à peine voilé que des Putéoliens proféraient à mon encontre.

Nicolas Sarkozy Maire de Neuilly sur Seine

Un matin d’avril 1983, vers 05 heures du matin, je fus surpris par une information « RADIO » qui nous annonçait, le brusque décès du Président Achille Peretti Maire de Neuilly-sur-Seine. Un évènement dont je commençais à mesurer les conséquences, me fit, réagir immédiatement. Quitte à paraître pour un « mufle » une seule idée me vint à l’esprit : « Et si Nicolas tentait sa chance en se présentant devant le Conseil Municipal pour tenter de recueillir les voix nécessaires qui feraient de mon ami âgé de 28 ans le nouveau Maire. » Je délirai, mais, si, cela est possible. Certes Pasqua serait candidat, ainsi que la Députée Florence d’Harcourt, aussi le Premier Adjoint à Monsieur Peretti Charles Louis Barry, il y avait aussi un banquier, comment trouver les voix nécessaires et en priorité, Nicolas serait-il candidat. ? J’en parlais avec Philippe Grange un élu ami de Nicolas, à Roger Theulé et à bien d’autres. Quelle angoisse. ! Nicolas avait eu 28 ans le 28 Janvier, il était très jeune pour être accepté à Neuilly, ville bourgeoise, « plutôt UDF que RPR. »

Les jours qui suivirent le décès du Président Peretti me valurent des propos cruels, voire menaçants émanant d’une clientèle peu favorable à Nicolas, et l’amitié que je lui témoignais n’était guère appréciée. Les recettes baissèrent, mais, je n’en avais rien à faire, je mettais tous mes espoirs dans ma conviction que ce « petit » serait élu. Le jour fatidique arriva, dans la salle du Conseil, les bavardages allaient bon train, je me trouvais aux côtés de Brice Hortefeux et nous étions attentifs à la moindre parole. Un « vieux grognard, » s’écria : ( Nous ne voulons pas un Maire en culotte courte). Au premier tour de scrutin, une voix manqua, et l’on fit un second tour ; Cette fois ce fut le bon Nicolas Sarkozy devint Maire de Neuilly-sur-Seine. Ce fut une explosion de joie. Brice et moi, tombâmes, dans les bras et nous nous donnèrent une ou plusieurs bises de bonheur.

Rarement, depuis mon enfance j’avais connu pareille allégresse.

Seul, mon commerce a souffert, à cause de mon amitié et de ma fidélité envers le nouveau Maire. Les jours passèrent et ma clientèle, celle qui venait me provoquer, espérait que le Conseil Municipal démissionnerait et que de nouvelles élections auraient lieu. Il n’en fut rien, et peu à peu, tout rentra dans l’ordre. Cette méchanceté cruelle, gratuite, pire anti-Juive, car les salops qui n’acceptaient pas Nicolas, faisaient courir le bruit, qu’il était de confession Juive, cette haine m’était insupportable, et un jour j’ai mis cette bande d’abrutis à la porte. La réponse ne se fit pas attendre, ils demandèrent à des prostitués du bois de Boulogne d’aller mettre le « bordel » chez moi. Je dois avouer que j’ai connu la peur de ma vie. « Un jour, une carafe d’eau a été déviée par ma main, alors qu’elle était destinée à me défoncer la tempe et l’œil droit ». Cela est une autre histoire que je me refuse de développer.

Malgré ses hautes responsabilités, Nicolas n’a jamais eu « La grosse tête, » nous avons continué à nous revoir, mais, un peu plus rarement. Brice était devenu son Directeur de cabinet et son confident. Les médias sont trop avares en ne mettant pas davantage Brice au- devant de la scène. Tous ces Députés UMP, ou autres journalistes ignorent un peu trop Monsieur Hortefeux, et pourtant. Brice c’est le moteur de Nicolas, le gros cylindre, toujours prêt à foncer pour seconder son ami Nicolas. J’ai en mémoire une anecdote :

« Le soir de son élection, Nicolas donna rendez-vous à ses amis chez sa Maman pour fêter l’évènement. Je me trouvais aux côtés de Patrick Balkani quand le nouveau Maire dit à Brice : « À partir de maintenant, tu es mon Directeur de cabinet. » Brice n’avait plus le choix, et depuis ce 28 avril 1983 ils ne se sont jamais quittés, et je crois pouvoir écrire qu’ils ne se sont jamais disputés. Belles histoires d’amitié et de confiance. Brice Hortefeux, est à Nicolas, ce que Mazarin, était à Louis XIV. Dévoué, infatigable collaborateur, Brice est de tous les combats de Nicolas Sarkozy. Rares sont de nos jours, des hommes qui comme Brice Hortefeux « qui aurait pu prétendre être non seulement un Parlementaire, mais un Ministre reconnu pour sa probité, pour son contact avec la population, pour ses connaissances des appétences des plus défavorisés », et qui consacre sa vie au service d’un des plus populaires responsables politiques de la décennie présente, et des décennies avenir.

Contrairement au socialisme, qui est, « une forme de malthusianisme du travail », la droite que défend Nicolas Sarkozy, est une droite sociale, qui est pour une répartition généreuse du labeur, tout en tenant compte des spécificités de chaque profession. Nicolas Sarkozy est un ardent défenseur des valeurs du travail dans toutes ses composantes, mais aussi, un ardent défenseur des femmes et des hommes, qui permettent que l’État ou des Chef d’entreprises, gagne beaucoup d’argent. Ne nous méprenons pas sur le côté social et humain de Sarkozy ; S’il est pour une économie de marché, ce n’est pas un ultra libéral, il souhaite que le travail soit rémunéré comme il se doit. Lorsque Nicolas sera au Palais de l’Elysée, je suis persuadé qu’il baissera les nombreuses taxes qui découragent celles et ceux qui souhaiteraient créer des emplois. Il demandera que les salariés bénéficient « à des pourcentages changeants », des bénéfices « fruits de leur travail. »

Contrairement à des personnalités politiques contemporaines ou ayant eu des responsabilités durant ces cinquante dernières années, Monsieur Sarkozy est un gouvernant qui pratique la stratégie de la souplesse, et la stratégie, du fédéralisme. Si nous prenons l’exemple du Général de Gaulle, nous constatons que son cheminement politique, à vécu de nombreux écueils. Certes, il y a eu son « Appel » fait à Londres au début de la seconde guerre mondiale « le 18 juin 1940 », mais ce sont des jeunes militaires et des généraux, (comme le Maréchal Leclerc) qui combattirent les forces allemandes. Par la suite de Gaulle, reniant ses promesses, livra l’Algérie aux terroristes et laissa massacrer des Français musulmans dans des conditions atroces. Il en fut de même pour les « Pieds noirs », qui furent spoliés voire tués, alors que nous avions près de 500 000 soldats en AFN. Le Général ayant ordonné que l’on laisse « LES BICOTS » (c’était la façon du Général d’appeler les Arabes) en Algérie, et que l’armée, reste l’arme au pied. Il y a des vérités qui peuvent choquer, mais que l’histoire doit absolument dire ou écrire. 

Nicolas Sarkozy, n’a aucune des carences, qui ont été, celles des responsables politiques qui l’ont précédé. Une de ses qualités, est de faire de qu’il dit, et d’être à l’écoute du peuple. Il y a deux valeurs qui sont chères à Nicolas : « La valeur du travail et de sa rémunération à des taux qui soient à la hauteur de sa pénibilité. La valorisation du travail manuel, et le salaire proportionnel au rapport financier de ce labeur qui a été méprisé par nos élus, notamment par ceux de gauche. La liberté de travailler, point de frein à la durée du travail, tout en respectant un acquis social, Nicolas maintiendra ces maudites 35 heures. La différence étant payé 25 ou 50 % de plus chaque heure de travail. Patrons et salariés seront exonérés de charges sociales au-delà dès 35 heures.

Avec Sarkozy, les crédits attribués à la recherche seront augmentés suite à des colloques avec nos chercheurs. La recherche médicale et la recherche en général, seront à n’en pas douter, une des priorités du nouveau Chef de l’Etat. La jeunesse de France sera aussi, le point de mire de Nicolas Sarkozy. Je suis persuadé qu’il trouvera des solutions pour que des enfants issus de milieux défavorisés, de milieux pauvres, puissent bénéficier des mêmes avantages que les enfants de citoyens aisés. Il est tout aussi important, que des crèches municipales et des crèches d’entreprises, puissent accueillir les « Bébés » des parents qui travaillent.

Si la France ne peut pas freiner les délocalisations, il serait juste que nous taxions les différentes marchandises qui pénètrent sur notre sol. Ces taxes seraient pour les trois-quarts, reversés aux États d’où ils sont exportés, sous formes de structures permettant un développement rapide de Nations qui ont plus d’un siècle de retard, et où le peuple vit au-dessous du seuil de pauvreté. Il serait honteux que l’on retire des activités au peuple de France, uniquement pour des questions d’argent ou pour favoriser, un libéralisme outrageant.

Si j’évoque des actions que Nicolas Sarkozy serait tenté de faire, c’est que je suis certain, que pour lui, seul le bonheur du Peuple Français compte.

La sécurité sociale, telle que nous voulons la conserver, demande que des mesures adéquates soient prises. Les familles d’immigrés, ne devraient en bénéficier que si elles remplissent les conditions exigées par les Lois qui régissent notre Pays. Pas question de verser des allocations aux familles qui pratiquent la polygamie, il est honteux que la France de Jacques Chirac, dépensent ainsi, l’argent des contribuables qui depuis fort longtemps, étouffent sous l’emprise du Ministère des Finances. Les mesures prises par Monsieur Douste-Blazy, sont justes et étaient devenues obligatoires, mais, elles ne seront pas suffisantes pour en atténuer la dette. Demandons au Français par référendum, s’ils sont d’accord pour que ceux qui le souhaitent puissent s’assurer auprès d’assurances privées. Si un gouvernement, quel qu’il soit ne demande pas l’accord du peuple, la France, sera paralysée par des grèves inimaginables, et l’on entendra :: » Hurler tous ces trotskistes, ces damnés de la terre. »

Plus que tout autre mesure, le Président Sarkozy et son gouvernement, devront, s’attacher à redonner vie à la langue Française. Louis XIV fut un mécène de notre culture, de notre savoir. Le Roi soleil, fit briller le Royaume au firmament de l’univers. La France et la langue Capétienne étaient la quintessence de la perfection. Parler Français était le symbole de l’art dans, toute son allégorie. Nicolas Sarkozy est un homme que le destin a mis sur la route du pouvoir.

La France est un beau et vieux pays, on peut, sans se tromper, dire que notre identité, remonte à la naissance du Rédempteur. C’est un beau pays, parce qu’il peut y avoir des exemples comme Nicolas Sarkozy qui par la force de leur travail puissent se hisser où Nicolas se trouve aujourd’hui. La France restera ce qu’elle est tant que des responsables politiques comme Nicolas Sarkozy auront leur chance d’arriver au plus haut niveau de l’état ; Avec droiture, honnêteté, avec le vouloir du travail bien fait. Avant l’heure, « Jean Jacques Rousseau » avait écrit une citation qui s’applique à Monsieur Nicolas Sarkozy : « Proposons-nous de grands exemples à imiter, plutôt que de vains systèmes à suivre ».

Dès son entrée en politique, Nicolas a été un homme pressé. En 1975, il expliquait aux ancêtres du RPR (l’UDR) combien être Jeune Gaulliste était « révolutionnaire. Jacques Chirac n’avait sans doute pas mesuré l’imprudence de cette injonction à faire vite. Ni, surtout, à quel point il allait lui-même faire les frais de cette rapidité par la suite.
En dépit de toutes les préventions qu’il est en droit d’afficher envers celui qu’il a appelé « le petit Nicolas », le Président Chirac, ne peut ignorer évidemment celui qui, faute d’avoir été Premier ministre, s’est imposé rapidement comme le premier des ministres du gouvernement. Mais, en vingt-huit ans, il a appris à son avantage comme à ses dépens, à connaître les défauts et les qualités de cet homme qui vise « à juste titre » sa succession à l’Elysée de plus en plus ouvertement.

Chirac sait combien « ce petit cheval » est vif et travailleur, combien, il peut se mettre au service du peuple, il le démontre chaque jour au Ministère de l’Intérieur. Il sait encore que le grand galop est l’allure préférée du champion, mais aussi qu’il lui arrive de jouer le mauvais cheval, de trébucher, de confondre vitesse et précipitation et de tomber. D’ailleurs, dans cette relation où l’affection a laissé place au pragmatisme, aucun des deux n’ignorent ce que l’autre pense de l’un. Ainsi Chirac et l’Elysée n’ont pas été longs à accabler Sarkozy. La popularité du Ministre de l’Intérieur, n’a pas l’air de satisfaire l’hôte de l’Elysée.

Ralenti dans sa course par Chirac, Nicolas se défend pour autant de piaffer. Il affirme qu’il n’y a pas d’urgence et répète qu’il a le temps. Mais il sait bien que Chirac et Raffarin, quand ils invoquent ses talents pour lui demander de rester au ministère de l’intérieur, cherchent moins à l’y maintenir qu’à le contenir. Place Beauvau, son activité était programmée pour s’inscrire tant dans le talent qui est le sien, plutôt, que dans une nécessaire durée. Même les statistiques affirment que la délinquance, baisse continuellement. La course à l’Elysée ne se joue pas en ligne droite, et chacun sait par expérience qu’elle n’est jamais gagnée d’avance. Il reste presque trois ans avant l’arrivée. Le parcours peut encore réserver des surprises. Mais, dans tous les cas de figure, nous n’en avons pas terminé avec Sarkozy.

À Nice en juin 1975, il y avait eu une réunion de l’UDR, ainsi que s’appelait alors le parti gaulliste. Nicolas Sarkozy, vingt ans, cheveux longs, pull shetland, un vrai look de ce qu’on appelle alors les minets, monte à la tribune. Sur son chemin, Chirac lui lâche c’est toi, Sarkozy ? Tu as cinq minutes pour parler. Nicolas se lance : « Être jeune gaulliste, c’est être révolutionnaire « Il parle vingt minutes, les 6 000 militants l’applaudissent, les barons sont bluffés. Chirac, le remarque, Pasqua, qui couve ce jeune espoir des Hauts-de-Seine, se frotte les mains, et Peretti, le maire de Neuilly, où réside Sarkozy, le veut sur sa liste aux prochaines municipales. La journaliste Catherine Nay consacre même à ce « gamin hirsute » un premier article.

À treize ans Sarkozy lui-même, date plus volontiers son entrée en politique à la campagne de Chaban-Delmas en 1974. Il adhère alors à l’UDR, aide à retaper la permanence locale de Neuilly, et y draine des jeunes. Le croisant dans un couloir de la Rue de Lille, Robert Grossmann, dirigeant historique des jeunes gaullistes entre 1962 et 1976 et aujourd’hui Maire de Strasbourg, le fait monter dans l’équipe nationale. « Si Crossmann n’avait pas été là, je ne serais pas ministre de l’intérieur, c’est lui qui m’a créé », a reconnu Sarkozy devant l’intéressé en lui remettant la Légion d’honneur à Strasbourg le 5 septembre 2003.

Grossmann lui fait répéter les discours dans son bureau comme à un acteur. Il lui met des notes, après ses premières prises de parole publiques, pour le stimuler. C’est lui qui l’envoie aux assises du mouvement à Nice, à une émission de télé, et qui l’associe de très près à l’organisation du rassemblement des jeunes UDR au Bourget le 6 décembre 1975.

Un grand rassemblement organisé pour faire applaudir Chirac Premier Ministre. Lequel prévient aimablement Nicolas « Je veux 10 000 jeunes au Bourget ». « Tu auras autant de coups de pied au cul qu’il en manquera ». Il en viendra 20 000, grâce sans doute largement à l’affiche du spectacle Thierry Le Luron, Nicolas Peyrac et le groupe « Il était une fois », sous un logo arc-en-ciel avec un slogan qui ne prenait pas trop de risques.

« Dans 37 ans, l’an 2007 »

En remerciement, Chirac invitera Grossmann, Sarkozy et leur bande à dîner à Matignon. Le jeune explique alors avec aplomb à Chirac qu’il faut rénover le mouvement et supprimer la croix de Lorraine. Chirac rigole et lui fait miroiter un avenir de ministre...Bon orateur, chauffeur de salle, organisateur de choc, Sarkozy, qui contribue ensuite à la réunion de lancement du RPR le 5 décembre 1976, ne compte pas son temps ni sa disponibilité.
En contact direct avec les chefs, il devient le bras droit de Pasqua, conseiller à l’organisation. « Il a appris de Pasqua « l’esprit de clan », note Eric Raoult, qui à l’époque se lie avec lui tout comme le député Mariani, Karoutchi, et quelques autres plus âgés, comme Devedjian, Balkany et autres « Pasqualitos ».

Il s’investit aussi comme militant à Neuilly, grimpant tous les échelons un à un délégué départemental des jeunes des Hauts-de-Seine en 1975, responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, il est élu la même année conseiller municipal RPR de Neuilly, 37° de liste sur 37. Ouf !...
Et les études dans tout ça ? Ah, les études...

Retour en arrière « Nous avons passé le bac B en 1973, le bac des branleurs, sans mention », se souvient Jean-Marie Chaussonnière, aujourd’hui avocat, qui a connu Sarkozy dès le lycée, à Saint-Louis de Monceau, et qui a écumé avec lui les plages près de Royan. Les dragueurs un rien présomptueux se surnommaient alors « Légionnaires de l’amour ». À la rentrée 1973, Sarkozy et Chaussonnière s’inscrivent tous deux en fac de droit à Nanterre. La période est agitée, entre l’extrême gauche et la droite, ils animent l’antenne très minoritaire du syndicat étudiant gaulliste ANEF. La politique, encore... À l’été 1975, les deux copains partent au volant d’une vieille Coccinelle en Turquie, avec un drapeau français à bord : Ils se font photographier place de la Concorde, puis dans chaque capitale.

Lors d’une grève étudiante qui se prolonge pendant deux mois l’année suivante, en 1976, Nicolas, téméraire, prend la parole en pleine AG pour réclamer la reprise des cours, et avec une certaine fraîcheur il commence son plaidoyer : « Je suis un jeune gaulliste, et... » Une meute de trotskistes, dont Julien Dray, d’après un témoin de l’époque, lui tombe dessus. Roger Karoutchi, alors président du groupuscule ANEF, se souvient encore d’avoir vu Sarkozy, la chemise toute déchirée, débarquer au siège à Paris, pour raconter l’incident, avec indignation.

« À l’époque, toujours en jeans, les cheveux longs frisés, il avait un air romantique flamboyant, en plus déterminé, plus volontaire qu’aujourd’hui. » Et Raoult complète : « Ce n’était ni un héritier ni un milliardaire simplement un jeune loup Très branché filles ». Le légionnaire de l’amour, toujours.

Cette même année 1976. Sarkozy et son autre amie de faculté Isabelle Caullery, qu’il fait entrer dans l’équipe nationale des jeunes UDR, sont choisis pour un tour de France des fédérations, à raison de deux réunions par semaine. Entre la grève étudiante qui a entraîné l’annulation des examens de juin et cette activité militante débordante, Isabelle redouble sa licence. Et Sarkozy ? Personne n’ose supposer aujourd’hui que le ministre de l’Intérieur ait pu redoubler une année de faculté. Pourtant, il n’obtient sa maîtrise de droit privé qu’en 1978, cinq années après son bac.

En marge de cette double vie politique et étudiante, Nicolas fait aussi des petits boulots, tous les samedis, pour s’offrir des vacances et une voiture. Il travaille d’abord chez un pépiniériste de Neuilly, puis chez un glacier qui veut le garder et l’embaucher. En 1978, Sarkozy part sous les drapeaux, qu’il affectionne tant. Pas trop loin, il fait ses classes sur la base aérienne du Bourget, avec Eric Raoult, jeune élu comme lui. Il est préposé au nettoyage de la cage des singes de l’Ecole d’application de l’armée de l’air. Mordu par un des animaux au bout de deux mois, il en sera quitte pour une méningite qui le mettra à plat tout un trimestre.
En parallèle, une fois terminé son petit ménage, Sarkozy rentre à Sciences Politique et se met à bûcher dur. Il soutient en 1981 un mémoire de DEA sur le référendum du 21 avril 1969. Histoire de liquider l’héritage gaulliste, ou de plancher sur la régionalisation voulue par le Général.

À partir de 1978, Sarkozy prend un brin de distance par rapport à l’appareil RPR, en pleine vague d’antigiscardisme. Certes, il a refusé en 1974 la proposition de son ami Hugues Dewavrin de rejoindre les Jeunes giscardiens dirigés par Dominique Bussereau et un certain Jean-Pierre Raffarin, mais il s’est lié depuis avec Olivier Barre, le fils de feu Raymond Barre. Certaines nuits mémorables, Nicolas, en pleine forme, chantait, de tout temps, il fut un homme qui aime la vie, sans jamais outre passé les notions de la morale.

Mis à la tête du comité de soutien des jeunes à la candidature de Chirac en 1980, Sarkozy organise des débats passionnés à Sciences Politique. Et il continue à arpenter les réunions pendant la campagne présidentielle. C’est d’ailleurs au siège de campagne, rue de Tilsit, qu’il commence à se lier avec Monsieur Balladur, alors devenu le conseiller le plus écouter de Chirac. La méthode Sarkozy consiste à apporter des solutions, pas des problèmes, Chirac adorait », se souvient le Eric Raoult.

La même année 1981, après avoir longtemps hésité à devenir journaliste, il se résout au dernier moment à passer le certificat d’aptitude à la profession d’avocat, sur les traces de sa mère. Il est embauché dans la foulée par l’avocat Guy Danet. Certes, à vingt ans seulement, Nicolas expliquait souvent à ses proches que, quand il serait grand, il deviendrait Premier ministre ou président de la République. Mais il avait parfois eu des doutes sur sa vocation. Ainsi Gérard Kuster, responsable en titre des jeunes RPR de 1977 à 1981, se souvient qu’un jour de déprime Nicolas lui avait confié « Si je ne réussis pas en politique, je créerai une entreprise de surgelés. »
Le 30 mars 1993, ce n’est pas la Saint-Nicolas, mais c’est la fête. Après le triomphe de la droite aux législatives, Sarkozy est nommé ministre du Budget et porte-parole du gouvernement Balladur sous la deuxième cohabitation. « J’ai donné dix-neuf ans de ma vie pour ce résultat », confiera-t-il à la journaliste Ghislaine Ottenheimer. Il en a effectivement beaucoup fait. Plusieurs semaines avant la formation de ce gouvernement, il laisse entendre qu’il postule pour le ministère du Budget ; en fait, Monsieur Balladur le lui a déjà promis. Il a d’abord voulu le caser au Logement, mais Sarkozy a décliné l’offre, il sait que les ténors ont presque tous commencé leur carrière gouvernementale au Budget. Juppé ou Fabius, après un certain Jacques Chirac, sont, passés par là.

Problème, ces trois-là étaient énarques et lui avocat. On lui a fait une formation accélérée, dit un ancien de son cabinet, recruté pour l’essentiel au sein de la direction du Budget. L’élève Sarkozy est attentif. « Il comprenait tout très vite », se souvient l’un de ses répétiteurs d’alors. Il réussit son examen de passage avec le collectif budgétaire de mai 1993 censé corriger les errements de la gestion socialiste. Dans les premières semaines, Nicolas, à l’unisson du gouvernement, accable la gestion précédente : l’insupportable héritage des socialistes serait la cause unique des économies envisagées. Mais le suicide de Pierre Bérégovoy, le 1er mai, l’oblige à mettre un bémol. « On ne pouvait plus se servir franchement de cet argument, confie l’un de ses collaborateurs de l’époque, on aurait eu l’air d’aboyer avec les chiens. »
La crise monétaire est l’occasion des premières passes d’armes entre Chirac et Balladur. Au maire de Paris, son « ami de trente ans » reproche de ne pas l’avoir soutenu dans l’épreuve Voilà, Nicolas Sarkozy contraint de sortir de l’ambiguïté. Edouard Balladur en a fait son Premier lieutenant, mais, en prévision de 1995 qui avance à grands pas, Chirac lui avait confié son antenne présidentielle. Il quitte celle-ci, sur la pointe des pieds. Son choix, c’est Monsieur Balladur, même s’il ne le crie pas encore sur les toits.

 Dès l’été 1993, c’est l’échéance de 1995 qui domine tout le reste. Elle distrait de sa tâche le bon élève de Bercy. Porte-parole du Premier ministre, puis, naturellement, du candidat, on le « soupçonne » de faire entrer dans ses décisions des calculs électoraux. Comme l’indulgence fiscale accordée à l’OM, ou l’affaire des HLM de la Ville de Paris, dont Sarkozy a transmis le dossier au parquet ? « J’aurais commis une forfaiture si je ne l’avais pas fait » plaide le ministre mis en cause, en assurant que c’est du temps de son prédécesseur socialiste que le fisc a lancé les premières enquêtes à l’origine des poursuites. En tout cas, l’instruction fait des dommages collatéraux dans son camp, notamment la mise en examen du ministre de la Coopération, Michel Roussin.

Lorsque Nicolas prend la Mairie de Neuilly à la hussarde en 1983, il n’a que vingt-huit ans. Cette cité huppée, forte de quelque 60 000 âmes, fait rarement là une de la rubrique banlieue et ne connaît pas de vraies difficultés. Ce n’était pas trop difficile, Nicolas devait se mettre dans les pas d’Achille Peretti » (le précédent maire, mort en cours de mandat). Sarkozy l’a évidemment vite compris. Élu par le seul conseil municipal, il lui faut faire ses preuves auprès de ses nouveaux administrés s’il veut rallier leurs suffrages aux prochaines élections.

Lorsque décède le Président Achille Peretti en Avril 1983, les candidats au poste de Maire étaient nombreux » de Charles Pasqua, à Florence d’Arcourd députée sortante, du conseiller général Louis Charles Barry, en passent par un banquier connu à Neuilly « qui aurait pensé que ce serait un jeune avocat âgé de 28 ans, qui triompherait de cette abondance de candidats ? Ses vrais amis, « dont à l’époque je faisais parti » étaient certain de son élection.

J’en citerai un, qui de tout temps, fut un fidèle de Nicolas son nom « Philippe Grange », un honnête et grand monsieur. Tous deux étaient conseillers sous Achille Peretti ; Une Dame a aussi joué un rôle important le jour de l’élection « Madame Gorce Franklin ». Impossible de ne pas citer « Brice Hortefeux« , son meilleur ami, il est aujourd’hui à ses côtés « Place Beauvau ». Brice, c’est l’intelligence, le calme, le bon sens, le fidèle. J’étais aux côtés de Patrick Balkani, chez la Maman de Nicolas, le soir de son élection, ce soir-là, il a dit à Brice « Tu restes avec moi, tu seras mon Directeur de Cabinet.

Nicolas, joue donc à fond la continuité. Ne rien brusquer, ne rien changer. Il garde le bureau de son prédécesseur en l’état, conserve la même secrétaire, » Babette « le même chauffeur. Sa seule touche personnelle, c’est d’arpenter les rues de la ville « en quête de la moindre crotte de chien, du moindre parterre de fleurs défraîchi », se souvient un habitant. « Tout comme Peretti, qui se promenait un petit carnet à la main et notait tout ce qui n’avait pas été fait par les services municipaux », raconte encore Jean-François Probst, ancien proche de Pasqua et demeurant à Neuilly depuis une longue date.

Autre petite innovation, Nicolas Sarkozy, est invité chaque soir dans un salon différent, histoire de faire mieux connaissance avec cette bourgeoisie qui se complaît en autarcie. Il y organise des réunions sur différents thèmes : la propreté, l’école, la sécurité. Son côté jeune, dynamique plaît. Il devient la coqueluche de Neuilly. « Il lui arrivait de faire trois dîners dans la même soirée », se souvient un conseiller municipal. Le nouveau maire investit également les conseils d’établissement, se met dans la poche de nombreux parents d’élèves, et ça marche. En 1985, il passe brillamment l’épreuve du suffrage universel 73 % des voix au premier tour. Sarkozy a été adoubé. Il obtiendra des scores semblables jusqu’à sa réélection, en 2001.

Mais Sarkozy maire, n’a pas toujours pu faire plaisir à ses amis. Ainsi, Jean-Claude Decaux, le Monsieur Affichage, Sanisette et Moto crottes, vieux copain du maire de Neuilly, en a fait les frais. Il était seul en lice pour la gestion de quatre panneaux lumineux, raconte un élu, Il emporte donc le marché. Mais le préfet, devant la menace de procès de différents concurrents, a dû revoir l’appel d’offres. Autre déception : Decaux n’a pas non plus obtenu le renouvellement de la concession des Motos crottes. D’où une colère homérique dans les locaux de la mairie, Decaux hurlant que » sa société, basée à Neuilly, rapportait assez de taxe professionnelle pour qu’on lui file le marché ». Bary, lui, qui gère la ville, avec, à peu près autant d’audace que son illustre prédécesseur, croit devoir souligner qu’une des grandes réussites de Sarkozy est d’avoir introduit de la culture à Neuilly. En rénovant le cinéma et le théâtre, alors qu’un autre est en cours d’achèvement, on peut aussi mettre à son actif la construction d’une piscine achevée à l’automne 2003, d’une maison de retraite, l’extension de l’hôpital et la mise en voie souterraine d’une partie de l’avenue Charles de Gaulle.

Parmi ces nombreuses actions, on doit porter à son crédit : la gestion de l’affaire Human Bomb. Là, le maire a pris son courage à deux mains. Se proposant même de devenir otage en lieu et place de petits écoliers séquestrés. Pendant ces quatre ans le conseil municipal n’a pas été tous les jours à la fête. Il est très difficile de le contredire dans une discussion, il devient très tranchant, déplore Bary. Même son de cloche de la part des élus de gauche. « Il prend très mal le fait que l’on s’abstienne quand il propose quelque chose ». Alors imaginez sa colère quand on ose voter contre ! » Pas facile, du coup, d’être dans l’opposition à Neuilly.

Laquelle ne compte effectivement que deux élus socialistes, un Vert et un Front national. Les deux premiers mandats, il a été infernal avec nous, se rappelle Lucienne Buton, sa plus ancienne opposante. « Ensuite, il s’est calmé, et nous a fait entrer dans les principales commissions. Mais, comme on reçoit l’ordre du jour systématiquement trop tard, il est impossible de travailler correctement » Pourtant, cette poignée d’élus de gauche, tentent de se battre pour que Neuilly se dote de quelques HLM supplémentaires. Les employés municipaux et les femmes de ménage habitent à plus d’une heure d’ici », s’insurge encore Lucienne. Une loi imposant aux communes depuis décembre 2000 un quota de 20 % de logements sociaux, Nicolas Sarkozy a lancé des projets : « Ce qui lui a permis de ne pas payer l’amende prévue en cas de non-construction d’HLM. Mais, côté réalisation, on ne voit pas pousser grand-chose... Le maire de Neuilly a fait le maximum, contenu du peu de terrain que cette ville a de disponible.

C’est Nicolas Sarkozy par exemple, qui en septembre 2002 a prononcé le discours à la mémoire des pompiers disparus dans un incendie. D’aucuns prétendent qu’il préparerait l’arrivée de sa délicieuse épouse à la mairie. « La rumeur, et la délation ont la dent dure en Pays Gaulois. En juin dernier, Nicolas Sarkozy confiait à Paul Amar, dont il était l’invité sur Paris Première, qu’il ne s’écoulait « pas un jour » sans qu’il pense « plusieurs fois » à la prise d’otages survenue le 13 mai 1993 à la maternelle Charcot de Neuilly. Ce jeudi matin là, Sarkozy, maire de Neuilly, est aussi ministre du Budget. Il est en réunion à Matignon. Un huissier interrompt la séance engagée avec Balladur et informe Sarkozy d’un appel d’urgence en provenance du Ministère de l’intérieur. Charles Pasqua, alors ministre de l’intérieur, fait bref : une prise d’otages vient d’avoir lieu dans un groupe scolaire de Neuilly, un homme retient 21 gamins et leur blonde institutrice sous la menace d’une bombe qu’il porte à la ceinture.

Dans une lettre paraphée « HB », le forcené réclame une rançon de 100 millions de francs (15 millions d’euros). Le temps que les policiers comprennent que HB signifie Human Bomb, les hommes du Raid, (Recherche, assistance, intervention, dissuasion) verrouillent les abords de l’école. Parmi eux figure Christian Lambert, aujourd’hui aux commandes de ladite unité. L’affaire est confiée au commissaire divisionnaire Louis Bayon. Dans le même temps, Sarkozy, fort d’un « Allez-y foncer » énoncé par Edouard Balladur, file à toute allure sur ses terres électives. Là, informé par Pasqua retranché dans la cellule de crise installée Place Beauvau, Nicolas Sarkozy, fend une foule de parents au bord de la crise de nerfs, et investit illico l’école.

Il n’en sortira véritablement qu’à 8 heures le samedi 15 mai, soit 46 heures plus tard, après la « neutralisation », en d’autres termes la mort, d’HB, abattu dans son sommeil par les policiers du Raid sur ordre de Monsieur Pasqua. Au-delà de ce drame, deux jours durant, Sarkozy a fait preuve d’un vrai courage qui lui vaut la reconnaissance éternelle des parents d’élèves. Pendant deux nuits, entre la loge de la gardienne et le couloir qui mène à la classe, il négocie pied à pied avec celui dont enquêteurs et opinion apprendront après sa mort qu’il s’appelait Erick Schmitt. Dans l’après-midi puis la soirée du jeudi 13 mai, le courageux Nicolas obtient d’abord la libération de 15 enfants en échange d’argent, 100 millions en tout (15 millions d’euros). La seule chose qui importait, c’était de diminuer le nombre d’otages. Alors, on en échangeait un contre un message télé, un autre contre de l’argent, témoignera Sarkozy peu après le dénouement de l’affaire. Le vendredi, la situation se corse. Érick Schmitt s’énerve, exige un interlocuteur encore « plus important que Sarkozy » Lequel lui propose un marché : « Prenez-moi en otage contre la libération des 6 enfants restants. » C’est non. Le procureur et le préfet des Hauts-de-Seine prennent alors le relais. Les négociations piétinent. Les parents, massés aux portes de l’établissement sont sur le point de craquer. Nicolas Sarkozy, qui fait la navette intérieur et extérieur, leur demande de faire confiance aux autorités. HB commence à fatiguer dans l’intervalle, histoire de lui prouver qu’il suit personnellement l’affaire, Pasqua lui a fait transmettre sa carte d’identité. La nuit tombe, l’épreuve de force marque une pause. La dernière. Le samedi à 5 heures 30, Pasqua donne au préfet l’autorisation de faire intervenir le Raid. Une heure plus tard, HB s’endort. Douze membres du Raid pénètrent dans la classe en silence.

Deux se placent en position de tir, l’un fait usage de son arme. À 7 h 25, Erick Schmitt est mort. À 7 heures 35, Nicolas Sarkozy quitte la loge de la concierge dans laquelle il était basé. Un peu avant 8 heures, Charles Pasqua se montre : face à la caméra, devant l’école, il annonce la fin de ce tragique épisode. Les morceaux de bravoure de ces 46 heures le rendent encore plus populaire, les habitants de Neuilly sont fiers de leur Premier Magistrat. Quand il devient ministre de l’intérieur, il demande illico des nouvelles de Louis Bayon, chef du Raid au moment des faits. La carrière de Bayon ronronne. Sarkozy le sort à juste titre du placard et en fait le patron des Groupements d’intervention régionaux (GIR). André-Michel Ventre, patron jusqu’à cet automne du tout-puissant syndicat des commissaires, était, en mai 1993, chef de poste au commissariat de Neuilly. Christian Lambert, patron du Raid et acteur de l’assaut de l’école, est plus que jamais dans les petits papiers ministériels. Après l’interpellation de Yvan Colonna, Nicolas Sarkozy lui a signifié son « affection » en l’élevant au rang de contrôleur général des services actifs de la police nationale.

Maître du barreau.

Maire, Monsieur Sarkozy a toujours préféré le plaidoyer politique à la plaidoirie judiciaire, mais il a su apporter à ses associés de belles affaires.

À Vingt-trois ans, Nicolas rêve déjà de devenir président de la République. Mais en attendant il lui faut un métier. En abandonnant le cursus de Sciences Politique, il sait que l’ENA n’est pas pour demain. Comme sa Mère, il sera donc avocat. Après une maîtrise de droit privé, il prête serment en 1981. Il était très fier dans sa robe toute neuve, se souvient Arnaud Claude, qui deviendra son associé. Pour lui c’était une réussite. Pas de quoi, pourtant, allumer l’étincelle de la vocation.

Il trouve son premier poste, à quelques pas du domicile familial, rue de Prony à Paris. Une amie de sa mère le recommande auprès de Guy Danet, membre associé d’un grand cabinet. Même si son équipe est au complet, Danet accepte de le recevoir. Déjà bon avocat, le jeune audacieux persuade son interlocuteur de l’embaucher comme collaborateur, et il emporte le morceau. Plus tard, lors des négociations, en 1993, sur la CIP, surnomme « SMIC Jeunes », Sarkozy, porte-parole du gouvernement Balladur, dira auprès des opposants au projet d’avoir commencé sa carrière à 3 200F par mois.

Quand il entre chez Danet, Sarkozy n’ambitionne pas de faire carrière. Il n’a jamais eu la prétention de devenir un grand avocat, confirme son ancien employeur. Dès le début, le conseiller municipal de Neuilly traîne la patte, préférant l’hôtel de ville au cabinet. Mais quand, en septembre 1981, Danet lui confie sa propre campagne pour être bâtonnier, Sarkozy se réveille. Quelle belle occasion de se faire la main. Il se démène. « C’est le collaborateur qui m’a le plus aidé, confie Danet. Tous les lundis on se retrouvait avec 15 à 20 confrères pour les convaincre de voter en ma faveur. » Et dans la foulée Nicolas en profite pour tisser son premier réseau chez les avocats. Pour moi c’était dans la poche, ajoute Danet, pourtant, tout le monde pensait le contraire car j’avais beaucoup de handicaps à surmonter face à mes concurrents.

La fin de la campagne et la prise de la mairie de Neuilly, quelques mois plus tard, éloignent durablement Monsieur Sarkozy du barreau. À la robe noire il préfère l’écharpe tricolore. Dès lors il n’est plus avocat qu’à mi-temps. Depuis mai, 2002, son poste de ministre étant incompatible avec son activité, le cabinet d’associés s’est converti en société d’exercice libéral, dans laquelle Nicolas Sarkozy n’est plus qu’actionnaire. Un bon arrangement qui lui permettra si besoin de retrouver sa place à la fin de ses fonctions. Mais le cabinet n’allait tout de même pas se priver d’une aussi belle enseigne. Il porte toujours son nom.

En s’emparant de la mairie de Neuilly en 1983, Nicolas Sarkozy s’est non seulement constitué une solide base électorale, mais il a aussi enrichi son carnet d’adresses de quelques administrés forts influents. Le jeune maire commence par s’attacher les faveurs de feu, Jean-Marc Vernes, banquier de son état et grand pourvoyeur du RPR, très proche des couples Chirac et Balladur. Comme son prédécesseur Achille Peretti, Sarkozy en fait son rapporteur général du budget à la mairie, ce dont Florence d’Harcourt, ancienne députée de Neuilly, feint encore de s’étonner.

Le destin du Français à travers le monde. 

C’est à l’issue des années soixante que la question de la francophonie prend une véritable ampleur. De fait, autour de la notion de langue française s’étaient, constitués plusieurs groupements, tels que, en 1926, l’Association des écrivains coloniaux et maritimes de mer et d’outre-mer, ancêtre de l’Association des écrivains de langue française, en 1950, l’Union internationale des journalistes et de la presse de langue française, ou l’Association des universités partiellement ou entièrement de langue française, lancée à Montréal en 1961. Dès 1962, plusieurs personnalités étrangères, parmi lesquelles le Roi Norodom Sihanouk et Léopold Sédar Senghor, appellent à l’organisation des « parlants Français », tandis que le président Bourguiba définit les grands traits d’un Commonwealth à la française.

Plus que tout autres mesures, le Président Sarkozy et son gouvernement, devront s’attacher à redonner vie à la langue française. Louis XIV fut un mécène de notre culture, de notre savoir. Le Roi Soleil fit briller le royaume au firmament de l’univers, la France et la langue capétienne étaient la quintessence de la perfection. Parler français était le symbole de l’art dans toute son allégorie. Nicolas Sarkozy est un homme que le destin a mis sur la route du pouvoir, gageons qu’il redonnera à notre belle langue ses lettres de noblesse.

Prenons exempte sur le siècle du Roi Soleil : le royaume de France était à son apogée dans le domaine culturel. La culture peut, et doit, procéder à l’implantation de notre économie, de nos parts de marché à travers le monde. Exportons notre culture et nous exporterons notre savoir. La culture est un moyen idéal de communication, ne soyons pas frileux. Encourageons notre jeunesse à quitter le territoire national, elle trouvera du travail dans l’ensemble des pays de notre planète, pour peu qu’elle reçoive la formation nécessaire lui permettant d’entrevoir les plus grands espoirs pour elle et pour la France. « La culture ne nous enseigne pas l’homme, elle nous enseigne tout modestement l’homme cultivé dans la mesure où il est cultivé. Comme l’introspection ne nous enseigne pas l’homme, mais tout modestement l’homme qui a l’habitude de ce regard.

Donnons de l’espoir à nos enfants.
Soyons sociable et bienfaisant.

Que sont devenus, ces usines, aujourd’hui disparues.
 Ces hommes et ces femmes frustrés de leur travail.
Mais pourquoi accepter, ces révocations immondes.
Tous ces yeux hagards et tristes qui regardent des nations.
Où l’homme esclave, fait le bonheur de leurs riches bourreaux.
L’argent a une d’odeur, celle de la mort.
 
Messieurs qui vous croyez grands.
Méfiez-vous, des peuples en colères.
Car, fasse à l’injustice, fasse aux puissants de la finance.
Ils camperont des barricades, et pointeront la mitraille.
Sur vos soldats, sur vos gendarmes.
 Le travail pour tous, c’est, l’avenir de l’homme.

Que faire, pour, réveiller l’espérance.
Pour qu’à l’avenir, l’égalité règne sur notre planète.
Plus de guerre, de la tolérance, que l’on soit blanc ou noir.
 Penser à nos maris, à nos fils, à nos femmes.
Que vont-ils devenir privés d’incertitude.
Fasse au désespoir, et à l’angoisse.

Donnons, à nos frères, l’eau et le pain, qu’ils n’ont pas.
Donnons de l’amour, éloignons la misère des plus démunis.
À tous les hommes de bonnes volontés.
Réagissons pour qu’ils ne portent plus le fardeau de l’histoire.
Qu’ils perçoivent enfin le soleil et les étoiles d’un univers paisible.
Et que dans leurs yeux, disparaissent les larmes de leurs aïeux.

 

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