Monsieur Nicolas Dupont-Aignant où l’homme politique de bon sens.

Vendredi 25 novembre 2011 // La France

« Un projet de résistant, et heureusement nous sommes de plus en plus nombreux à le défendre. » par Nicolas DUPONT-AIGNAN

En France, quand la constitution s’oppose aux lois européennes, on nous change la constitution (5 fois depuis 1992).

En Allemagne c’est le contraire. Si le traité ne garantit pas assez la Loi Fondamentale allemande, ce n’est pas celle-ci qu’on change, c’est le traité.

L’Allemagne ne veut pas d’une Europe politique qui la gênerait. La Cour
Constitutionnelle de Karlsruhe juge que les lois allemandes sont supérieures aux lois européennes. La 30 juin 2009, elle précise « l’Union Européenne
même après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne ; n’est pas un Etat
Fédéral, mais reste une association d’Etats Souverains ».

Mais, la décentralisation française en régions, retour au féodalisme
permettant à certains de se tailler de petits royaumes comme les LANDERS
allemands, procède pourtant du fédéralisme dont l’Allemagne ne veut plus
pour elle, depuis qu’elle est unifiée. Le fédéralisme, la politique européenne de régionalisation, la charte européenne des langues régionales et minoritaires devenant officielles, publiques, le communautarisme, sont autant de machines à défaire les Etats nation gêneurs.

Considérant que seule l’Allemagne est capable de vertu et de rigueur, ses dirigeants et les nôtres ont conclu que l’Allemagne doit diriger l’Europe.
Le projet allemand était de devenir une puissance d’abord, et elle y est
parvenue, ce qui est reconnu par les intellectuels allemands ; il lui est
aujourd’hui possible de devenir un empire européen allemand.

Les lois européennes s’appliquant à tous les Etats, sauf à l’Allemagne si elle n’en veut pas, il est facile d’y parvenir avec l’aide de nos dirigeants
devenus allemands.

Le philosophe Ulrich Beck réfléchit sur « une Allemagne qui a cessé d’être la plus européenne des Européens et qui préfère minimiser ses alliances et ses
obligations dans le cadre européen ; une Allemagne qui caresse un avenir de « Grande Suisse » ou de « Petite Chine (des excédents extérieurs avec une
demande intérieure limitée) (Le Monde 12 avril 2010) ».

N’est-ce pas l’idée qui s’impose partout devant l’exigence de la réduction des dépenses sans s’attaquer à la plus importante, le service des intérêts
de la dette que la Banque Centrale Nationale pourrait nous assurer, à défaut
que ce ne puisse être par la BCE ?

Il faut nous faire souffrir pour nous conduire à l’Empire Européen Allemand
et nous le faire accepter comme incontournable. Comme de fin 1940 à 1944, nous sommes ceux qui résistent contre la même folie.

Raoul louis CAYOL

Publié en commentaire sur le blog NDA : http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Le-rassemblement-oui%2C-mais-au-service

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