Monarchie et souveraineté

Jeudi 1er novembre 2007, par Michel FROMENTOUX // L’Histoire

Indépendante et souveraine. D’où l’urgence, pour tenir notre place dans le grand combat des idées, de bien approfondir les notions, trop souvent galvaudées et dénaturées - et pas seulement par les européistes - , de « souveraineté » , de « nation », d’ « Etat » …
C’est l’objet de ce dossier qui, vu l’importance de la matière, aura une suite dans le prochain numéro.

Nous souhaitons qu’à la lecture de ces pages nos lecteurs apprennent à mieux mesurer, et à faire mesurer autour d’eux, la chance que nous avons, en tant que Français, d’hériter d’une nation qui, au long des âges, a su, avec intelligence et volonté comme disait Bainville, protéger ses libertés en faisant respecter sa souveraineté. Cette volonté de rester Français pour rester libres est inscrite dans nos gènes et ceux qui veulent soumettre nos activités aux réglementations de Bruxelles ou sacrifier notre diplomatie sur l’autel du mondialisme doivent être mis hors d’état de nuire.

Ajoutons que le fait pour une nation d’être pleinement et entièrement souveraine n’implique en rien « splendide isolement »ou hostilité à l’égard des autres nations. Bien au contraire ! C’est dans la mesure où chaque nation vit pleinement selon la sagesse et l’expérience accumulées chez elle au fil des générations, qu’elle apporte au concert international un concours original, fructueux et générateur de paix. Les conflits naissent quand la justice cesse de régner entre les nations et quand « charbonnier n’est plus maître chez lui ».

C’est ainsi que nos rois ont façonné la France. C’est en tournant le dos à cette sagesse que nos républiques dilapident l’héritage.

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