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Moins d’Impôts pour favoriser la croissance.

Vendredi 30 juillet 2010 // La France

François Fillon veut économiser 45 milliards d’ici 2013. C’est encore modeste, puisque le déficit a atteint 145 milliards en 2009, mais c’est déjà courageux. Dommage qu’en même temps sa réforme des retraites ne soit qu’un replâtrage supplémentaire, un aménagement des durées et des montants de cotisations sans évoquer seulement la possibilité d’un transfert progressif vers un régime de capitalisation. Mais le gouvernement a également fait choix de son intention d’augmenter de nombreux impôts, et de créer une taxe sur les banques. Cette taxe est une forme de sacrifice incantatoire, qui pourrait être rémunérateur à court terme, mais qui ne pourra pas pour autant masquer l’impuissance et les erreurs des autorités publiques. À Toronto le G20 a rejeté la taxe. Qui va l’appliquer souverainement ? De nombreux pays, en tout cas, envisagent une sortie de crise sans augmentation des impôts.

Baisse des impôts en Europe Centrale et de l’Est.

Il y a plus à apprendre des pays de la « Nouvelle Europe » que le Président Chirac ne le croyait lorsqu’il les rejetait, méprisant, sur les strapontins de l’Europe. Les Européens de ces pays sont capables de comprendre où est leur salut, sans doute parce qu’ils ont vécu les affres du communisme, qui n’a jamais été que le paroxysme de l’État Providence dans tous ses méfaits. Les Tchèques, ont voté en faveur des libéraux en rejetant le modèle grec tendant à taxer toujours plus les riches pour tenter en vain une sortie de crise. Souhaitons que les Polonais qui ont donné une avance aux libéraux au premier tour de la présidentielle sauront la confirmer au second tour le 4 juillet prochain. De son côté, la Hongrie a déjà fait le bon choix. Après son retour au pouvoir, le Premier ministre Viktor Orban n’a pas tardé à révéler son plan pour sortir la Hongrie de la grave crise économique où les socialistes l’avaient plongée avec une économie en récession de 6,3%% en 2009. Il propose d’instituer une flat tax au taux de 16% pour les ménages, de réduire l’impôt sur les bénéfices des petites entreprises de 19 à 10%, d’autoriser la déduction des dons charitables des impôts et de baisser les salaires des fonctionnaires de 15%. Sous la pression du FMI, il va malheureusement aussi lever une taxe temporaire de 1,4%% sur les banques. Les institutions internationales n’ont pas compris qu’une telle taxe ne servirait qu’à limiter le crédit offert aux entreprises qui en ont pourtant bien besoin. Les Hongrois ont heureusement compris, eux, que les réformes d’Orban étaient les meilleures possibles, comme l’histoire le rappelle.

La baisse des impôts augmente les recettes fiscales.

La leçon de l’histoire est précisément que paradoxalement la baisse de la pression fiscale entraîne la croissance, car elle incite les agents économiques à travailler, épargner et entreprendre davantage. Avec la croissance, la matière imposable augmente et à taux comparables les recettes fiscales augmentent en 1920, le président Coolidge a réduit le taux maximum de l’impôt de 73%% du revenu en 1921, à 25%% en 1926. L’économie a connu une croissance de 59% de 1924 à 1929. Durant la même période, les recettes fiscales de l’impôt sur le revenu ont augmenté de 61%. Élu en 1980, le président Reagan a réduit le taux maximum d’imposition de 70%% en 1980, à 28%% en 1988 : la croissance économique a été de 4% par an pendant les sept années 81/88 et les produits de l’impôt ont augmenté de 99,4% durant la même période.

Rebond irlandais.

L’Irlande, au bout du monde européen, avait réussi à compenser son éloignement en instituant dès les années 80 un taux de 12,5% sur tes bénéfices des sociétés, attractif et compensateur. Elle était ainsi devenue le « Tigre celtique » en redonnant à son secteur privé une vigueur capable de tirer toute son économie en avant, suscitant la croissance économique la plus forte d’Europe (206% de 1990 à 2001). Mais l’Irlande avait succombé bien vite aux facilités de la croissance dé-`` bridée. Dans les dix années précédant le crash de 2008/2009, les dépenses publiques avaient augmenté de 138% tandis que dans le même temps la croissance économique était de 72%. La force de l’Irlande est d’avoir réagi avec énergie, réduisant ses dépenses publiques de 1,8 milliard d’euros dès avril 2009, adoptant des économies de 4 milliards d’euros dans son budget 2010 et en prévoyant 3 milliards supplémentaires pour 2011, avec des baisses de la rémunération des agents publics jusqu’à 20%. Cette frugalité a déjà payé ; L’Irlande, bénéficie de taux préférentiels sur ses obligations d’État par rapport à ceux des pays malades de l’Europe dont elle devrait éviter le sort.

À leur tour, le Japon et même les Etats-Unis.

Le tout dernier gouvernement japonais social-démocrate semble l’avoir compris en proposant une nouvelle stratégie de croissance consistant notamment à renforcer la compétitivité des entreprises japonaises par une baisse drastique du taux d’impôt sur les bénéfices des sociétés de 40%% à 30, voire 25%%. C’est aussi, différemment, le choix des parlementaires américains qui ont convenu d’exonérer les entreprises d’une valeur inférieure à 75 millions de dollars des dispositions de la loi Sarbanes-Oxley qui leur imposait des audits inutiles et coûteux. Dans un récent article (Wall Street du 8 juin) Arthur Laffer, l’économiste qui a inspiré la réforme Reagan, rappelait que « les neuf États sans impôt sur le revenu ont une croissance plus forte et sont plus attractifs que les neufs pays avec le plus haut niveau d’impôt sur le revenu ». C’est aussi la leçon pratique des pays de l’Est. Pour éviter la crise de la dette publique qui se profile dans de nombreux pays développés, il faut favoriser la croissance, ce qui se fera par moins d’impôts plutôt que par plus d’impôts.

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