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Mogadiscio réclame une flotte de gardes-côtes.

Samedi 20 juin 2009 // L’Afrique

La Somalie a réclamé lundi 18 mai, à Kuala Lumpur, une aide internationale pour se doter de navires garde-côtes afin de traquer les pirates, face aux experts qui jugent dangereux d’armer les bateaux civils dans l’Océan Indien. « Nous savons où les pirates se cachent. Nous demandons à la communauté internationale de nous aider à combattre la piraterie », a déclaré Abdirahman Aden Ibbi, vice-premier ministre somalien.

Menacé par les insurgés islamistes, le régime de Mogadiscio ne pourra pas, selon lui, éradiquer la piraterie. Le ministre de la Sécurité de l’Etat du Puntland, un fief des pirates, Abdullah Said Samatar, a salué la mission de la force navale internationale mais écarté l’envoi à terre d’une force militaire internationale pour traquer les pirates. « A terre, nous ne voulons que les forces locales. Des forces étrangères ne pourraient distinguer entre pêcheurs et pirates ».

Et comme pour joindre la parole aux actes, les autorités du Puntland ont annoncé l’arrestation de 24 présumés pirates au large du port de Bosasso. Mais c’est raté. Car deux jours après cette déclaration, l’armée éthiopienne est à nouveau entrée en Somalie après son retrait, il y a cinq mois à peine. A ses débuts, la piraterie somalienne était motivée par des causes bien plus nobles, lutter notamment contre la pêche illégale pour protéger les ressources nationales en plein effondrement du pays. Aujourd’hui, les pirates évoluent dans des cercles criminels plus sophistiqués avec des ramifications internationales. Ils tentent d’échapper aux bâtiments de l’Union européenne, de l’OTAN et de coalitions sous autorité américaine, très actifs pour déjouer des captures ou pour arrêter des présumés pirates.

Selon le Bureau maritime international (BMI) dont le Centre anti-piraterie est basé à Kuala Lumpur, les attaques au large de la Somalie ont décuplé au premier trimestre 2009, comparé à la même période de 2008, passant de 6 à 61. Depuis début 2009, 114 tentatives d’attaques ont été dénombrées et 29 navires ont été capturés. Et armer d’équipages pour riposter aux attaques ou embarquer du personnel de sécurité armée ne ferait qu’accroître les risques de violence, selon des experts à Kuala Lumpur. Tout comme privilégier une approche « agressive » risquer d’entraîner une « course aux armes », ajoutent-ils, leur préférant canons à eau et barrières électriques.

« Nous sommes contre le fait de confier des armes aux équipages pour lutter cor les attaques de pirates. Nous sommes également opposés à l’embarquement de gardes privés armées », a déclaré Pottengal Mukundan, directeur du BMI basé à Londres. Mais pour Richard Farrington chef d’état-major de l’opération navale européenne Atalante, si 25 navires militaires patrouillent actuellement dans la région, il en faut dans le Golfe d’Aden et au large de la Somalie. A Bruxelles, la ministre espagnole de la Défense Carme Chacon a annoncé que l’Union européenne était d’accord pour renforcer la force européenne déployée contre les pirates et élargir sa d’intervention jusqu’aux Seychelles.

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