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Mensonges inutiles.

Vendredi 26 janvier 2007, par Paul Vaurs // La France

Nos voeux les plus Sincères, nous les avons échangés avec notre famille et
nos amis dans un pays confronté à des mensonges éhontés.

Ministres, « grands » candidats, gens de médias, patrons et banquiers de
haut vol nous prennent pour des imbéciles, quotidiennement. Ce n’est pas
nouveau, nous ne sommes pas les seuls au monde à subir cet affront, mais ces
piètres arguments ne peuvent atténuer l’exaspération.

Les discours et les chiffres que la « gouvernance » nous communique sont d’autant
plus insupportables que les menteurs de droite ou de gauche nous portaient
tous le même bonne nouvelle lorsqu’ils arrivaient au pouvoir l’heure de la
transparence avait sonné, on allait enfin nous parler vrai. La main sur le
coeur, les oligarques ont perfectionné depuis vingt ans trois procédés
classiques.

Faire apparaître ce qui n’est pas. L’exemple le plus typique est celui du
chômage. Depuis des années, syndicalistes et journalistes consciencieux
soulignent la fausseté des chiffres officiels, mais cette fois leur
protestation a eu un vaste écho. Alors que le gouvernement se préparait à
annoncer une nouvelle baisse du chômage, le collectif ACDC (Les Autres
Chiffres Du Chômage) démontrait que la courbe officielle ne tenait pas
compte de 2,3 millions de chômeurs, soit plus de la moitié (51 %) des
personnes inscrites à l’ANPE ! La gauche a menti car « le basculement des
demandeurs d’emplois vers les catégories invisibles a été massif entre
1997 et 2001 » et la droite s’ingénie depuis deux ans à développer la même
fiction statistique.

Faire disparaître ce qui est, c’est retourner le gant de fer du mensonge
organisé. Publiques ou privées, toutes les chaînes de télévision cachent les
accidents du travail et les médias français sont restés discrets sur le
rachat des bourses européennes ( Euronext) par la Bourse de New York (NYSE).
Avec la complicité des grands médias, le gouvernement noie avec une méthode
consommée les mauvais chiffres de son bilan (production industrielle,
commerce extérieur...) sous les « bons » chiffres du chômage.

Annoncer ce qui ne sera pas : permet d’enjoliver montages et camouflages.
Ces temps-ci, les principaux candidats prennent soin de faire inscrire le
thème de la protection économique dans des discours bien écrits et il est de
bon ton de fustiger Jean-Claude Trichet comme en le fit en 1995 et en
2002 - avec le résultat éclatant que l’on sait. À gauche, on ressort même du
placard l’idée d’un « gouvernement économique » européen venant équilibrer
le pouvoir monétaire de la Banque centrale européenne. C’était idiot il y a
dix ans, cela n’a plus le moindre sens aujourd’hui. On se prépare donc à ne
rien faire en se donnant joli teint.

Croient-ils ce qu’ils disent ? Malgré les preuves accablantes du mensonge
officiel, Jean-Louis Borloo vante la « transparence » de son outil
statistique et une baisse « structurelle » du chômage. Après une mise au
point de François Hollande, Ségolène Royal déclare à la télévision qu’elle n’est
pas hostile à l’indépendance de la BCF mais qu’elle conteste sa
suprématie. Certains croient à ce qu’ils disent dans l’instant de la parole
prononcée, mais pas au-delà ; d’autres affirment la nécessité du mensonge
pour faire passer les réformes ou « parce qu’il faut toujours faire plaisir
aux gens » comme on me l’expliqua, hors antenne sur un plateau de
télévision.

La question du mensonge des oligarques est intéressante, mais pas décisive.
Trop c’est trop, on ne croit plus celles et ceux qui font la télévision ;
qui parlent à la télévision et pour la télévision. Tous sont enfermés dans
le même système de production d’illusions et d’autosuggestion.

Pour gagner les élections, ils comptent sur la peur. Peur des « banlieues »
à droite peur de Jean-Marie Le Pen à droite et à gauche. Le chantage des
oligarques consiste une fois de plus à dénoncer les conséquences de leurs
propres actes. La tentation sera forte de déjouer la manoeuvre éculée par un
vote de pure provocation.

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