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Meilleurs Voeux pour 2012.

Vendredi 13 janvier 2012, par Paul Vaurs // Divers

Chers Internautes,

En ce début d’année, je vous présente les Vœux les plus harmonieux, pour vous, pour vos Familles, pour notre Patrie.

Je souhaite que l’année nouvelle soit celle qui bouleversera la vie de millions d’entre vous.

  1. Que l’Architecte de l’univers vous préserve de toutes maladies.
  2. Que chacun d’entre vous puisse avoir un toit pour dormir et une place à la table d’un autre moins frappé que vous par le dénuement.
  3. Que les enfants de France aient tous les mêmes droits pour étudier, ou pour apprendre le métier de leur choix. Revenons au principe du Compagnonnage dont les Maîtres compagnons bâtirent nos monuments et autres architectures qui aujourd’hui perdurent dans nos différentes Provinces.
  4. Que nous ayons à cœur d’apporter du bonheur à nos anciens, que les services sociaux soient dignes d’une Nation plus que millénaire.
  5. Que les Médecin, les « Patrons » les « petites mains » puissent être en nombre suffisant et rémunéré convenablement - ce qui n’est pas le cas aujourd’hui - pour exercer avec AMOUR le plus noble des Sacerdoces.
  6. Que l’ouvrier le moins capet, le paysan le moins fortuné, l’artisan ou le commerçant puissent entrevoir une revalorisation de leur travail.
  7. Que la justice et nos forces de l’ordre soient en nombre suffisant pour exercer correctement leur métier. Que notre armée redevienne un pôle d’intérêt pour notre jeunesse. Six mois au service de la Nation devrait permettre à nos jeunes de mieux se comprendre, de respecter celles et ceux qui sont de religion et de milieux sociaux différents. Servir la Nation, c’est servir les Français quel qu’ils soient.
  8. Que les Maman puissent finir le mois sans l’angoisse du lendemain, un salaire devrait être versé à toute Maman qui désire élever ses enfants.
  9. Que le régime Présidentiel quasi dictatorial soit remplacé par une Démocratie Parlementaire une Démocratie Royale, afin que le Roi soit l’incarnation des valeurs républicaines et celle de la mémoire de notre longue histoire.

D’autres vœux seraient à formuler, notamment que les divorces cessent d’augmenter. J’ai toujours cru aux valeurs des serments, aux valeurs des engagements ; Moi, fils de paysans Rouergats, j’ai toujours vu sur les champs de foire les acquéreurs ou les vendeurs se taper dans la main pour conclure une transaction. MALHEUR à celui qui reniait sa parole ; il était à jamais refoulé comme un paria.

Je souhaite ardemment que l’on supprime les formules que le représentant de l’État demande aux futurs époux de prononcer. À mes yeux rien n’est plus odieux qu’un parjure. Cessons cet odieux « discours » qu’un couple sur deux bafoue plus ou moins rapidement. Cela aurait le mérite d’éviter ces excès de langage. Les enfants sont les premières victimes de tous ces parjures.

Les derniers vœux de Sarkozy ?

Un certain nombre de commentateurs ont parlé avec gourmandise des « derniers voeux de Nicolas Sarkozy » pour la nouvelle année, même s’ils rajoutaient prudemment la mention « du quinquennat ». Mais il y avait là, outre l’expression plus ou moins subliminale d’un désir personnel, la reprise d’une idée couramment admise qui veut que l’actuel président soit battu à la prochaine présidentielle, peut-être même dès le premier tour - d’aucuns rêvant déjà d’un duel François Hollande / Marine Le Pen.

C’est aller un peu vite en besogne et oublier deux données fondamentales. Premièrement, sans être faux, les sondages ne constituent que des révélateurs des sentiments de l’opinion à un moment donné ; ils sont d’ailleurs, comme le montrent à l’envi les enquêtes rituelles concernant les « personnalités préférées des Français », plus représentatifs d’une sensibilité à l’image, et au bruit que d’une réflexion profonde. Deuxièmement, toute l’histoire de la Ve République depuis ces trente dernières années montre que la perception du résultat de la présidentielle est demeurée longtemps éloignée de la réalité finale : ont été successivement donnés vainqueurs Valéry Giscard d’Estaing, Michel Rocard, Edouard Balladur et Ségolène Royal. On n’aura pas non plus la cruauté de revenir sur celui dont la carrière s’est arrêtée dans la chambre d’un hôtel new-yorkais...

Voilà pourquoi le chef de l’Etat poursuit tranquillement son chemin, en occupant systématiquement le terrain. Ne se laissant pas aller à la polémique, mais ne dédaignant pas les petites piques, il veut donner à son personnage l’épaisseur de sa fonction, continuant son action à l’international - et on se doute bien que la crise financière lui donnera encore beaucoup d’opportunités et se déplaçant à travers tout le territoire à la rencontre de toutes sortes de catégories socioprofessionnelles. Il ne se soucie donc pas, comme au lendemain de sa visite aux travailleurs de la Saint-Sylvestre à Metz, que le directeur de campagne de François Hollande jette qu’il « devrait, s’il avait la dignité de sa fonction, [...] ne pas se représenter » ; toutefois, rendu prudent par l’expérience, l’ancien ministre Pierre Moscovici a ajouté : « on ne voit pas bien comment Nicolas Sarkozy peut être réélu, en bonne logique [... mais] la politique et la logique ne font pas toujours bon ménage ».

Dans ses voeux, misant sur le « courage » et le « sang-froid » des Français et affirmant sa « confiance dans les forces de la France », le président pas encore candidat n’a pas caché que l’année serait difficile et qu’il faudrait poursuivre les réformes engagées. C’est peut-être le langage de la vérité qui lui ralliera le plus d’électeurs : se poser en roc sur lequel on peut s’adosser face aux tempêtes qui continuent.

LES PARRAINAGES EN QUESTION

La « question préliminaire de constitutionnalité », déposée le 22 décembre dernier au nom de Marine Le Pen et concernant la règle des 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle, a sans doute peu de chance d’aboutir. Il s’agit d’une loi organique validée en son temps par le Conseil constitutionnel et donc déjà jugée conforme à la Constitution. En l’occurrence, l’action du parti lepéniste relève d’une injustice qui ne peut que perturber des élus qui voudraient donner leur signature mais qui craignent d’être mal vu par une population victime de la malvaillance du politiquement correct. Le problème posé est un vrai problème.

On peut penser ce que l’on veut, y compris beaucoup de mal, du Front national et de sa présidente Marine Le Pen. On peut estimer que sa présence dans le paysage politique n’est pas un signe de santé de notre démocratie. Mais comment ne pas être gêné par l’absence éventuelle dans la présidentielle d’une candidate qui est visiblement tout sauf quantité négligeable ?

Rappelons tout de même que le Front national, dans ses plus mauvais résultats électoraux dépasse très généralement les 5% des suffrages, plus que bien des partis pourtant réputés « présentables ». Il faut tout de même rappeler qu’en 2002, son candidat était présent au second tour de la présidentielle. Le Front national est dangereux ? Peut-être, mais le suffrage universel est la seule arme légitime contre lui, à l’exclusion de toute autre. L’exclure de ce suffrage universel n’est pas une attitude démocratique.
Prétendre interdire la compétition présidentielle au Front national, mais aussi aux « petits » partis de droite comme de gauche peut à bon droit paraître choquant. Le mécanisme de filtrage des candidats, prévu à l’origine pour éliminer les candidatures loufoques ou peu sérieuses, s’est peu à peu mué en une machine redoutable au service des appareils politiques.

Faut-il rappeler qu’il n’y a pas si longtemps certains candidats ont été ainsi « bloqués » sur injonction de l’exécutif, alors que Jean-Marie Le Pen lui-même (et bien d’autres) ont bénéficié en leur temps de parrainages complaisants (et intéressés) offerts par le pouvoir d’alors ? Une disposition législative qui ouvre la porte à de tels calculs n’est-elle pas discréditée dans son principe ?

Il y a quelque chose de profondément malsain dans une loi qui revient à faire d’une élection la chasse gardée des professionnels de la politique.

LA LOI ET LA MÉMOIRE

La violence des réactions au vote de la loi réprimant la négation du génocide arménien peut surprendre. Après tout, le massacre s’est déroulé en 1915, soit bientôt un siècle et les coupables sont tous morts depuis longtemps.

Tout a déjà été dit sur l’inanité, et la profonde nocivité, des lois dites « mémorielles ». Ce n’est pas au politique d’écrire l’histoire. On doit d’autant plus s’interroger sur les raisons qui poussent des parlementaires responsables à voter ce genre de loi en dehors des préoccupations purement électoralistes.

Les lois mémorielles, comme leur nom l’indique, se préoccupent moins d’histoire que de mémoire. Leur but n’est pas au départ d’établir un récit officiel, mais de rendre justice, en théorie, à une population considérée comme victime. C’est par exemple le sens de la loi Taubira sur l’esclavage considéré comme un crime contre l’humanité.

Longtemps, on a pu, en France tout au moins, confondre histoire et mémoire. Depuis les débuts de l’école, nos instituteurs ont diffusé auprès de leurs élèves un récit historique unique, et inique censé forger la mémoire collective française. Il y avait nos ancêtres les Gaulois, les Monarchie et la Révolution, puis la marche à la République qui ne fut guère bénéfique pour la Nation. L’idée était certes généreuse ; elle n’en était pas moins illusoire et même dangereuse. En un Siècle de république la France a connu trois Guerres, dont deux mondiales, les guerres coloniales, puis la décolonisation. Toutes ces guerres et ces colonisations firent des millions de morts et coûtèrent des sommes d’argent considérables qui auraient pu servir à améliorer le sort de nos compatriotes.

Elle était illusoire parce qu’elle ignorait superbement les multiples mémoires collectives dont est aujourd’hui encore tissée notre identité. La mémoire d’un Corse n’est pas celle d’un Alsacien ou d’un Normand, pour ne rien dire des Guadeloupéens ou des Réunionnais. Ces mémoires peuvent être aussi longues que discrètes, voire mystérieuses. Ainsi des chercheurs ont établi que l’anticléricalisme et le vote à gauche traditionnels de certaines régions bretonnes provenaient d’un refus de la Contre-Réforme (au XVIIe siècle I).

Longtemps sacrifiées sur l’autel de l’unité nationale, ces mémoires remontent aujourd’hui à la surface, d’autant plus violemment qu’elles ont été longtemps refoulées, pour ne pas dire criminalisées. Pour les plus tragiques d’entre elles, les effets peuvent se révéler dévastateurs : la concurrence des souffrances n’est pas la meilleure façon de rétablir le lien social.

En voulant légiférer sur la mémoire, nos parlementaires ont ouvert une redoutable boîte de Pandore.

On peut prêter à Nicolas Sarkozy toutes les arrière-pensées possibles concernant la place de la Turquie en Europe ou l’élection présidentielle française de 2012. Mais cela n’enlève rien au fait que l’ensemble des députés, gauche et droite confondues, se sont retrouvés pour voter, le 22 décembre, une loi criminalisant la contestation du génocide pénien de la Première Guerre mondiale. Or, cette unanimité constitue une de ces inepties dont semble raffoler une classe politique qui sait fort bien hurler avec les loups mais qui ne regarde pas plus loin que le bout de son nez tout en se faisant plaisir - ou en croyant faire plaisir à des groupes bien précis.

Il ne s’agit évidemment pas ici de contester la réalité des massacres opérés en 1915 ou même simplement d’en minorer l’importance soit pour donner des excuses à l’Etat ottoman soit pour préserver le caractère exceptionnel de la Shoah. De même, il ne saurait être question de dénier à la puissance publique ou aux élus du peuple le droit de porter une appréciation sur un acte ou un ensemble d’actes révoltant. Mais, outre le fait que, dans le domaine des urgences auxquelles est confrontée notre démocratie, il y a assurément d’autres maux à combattre, il convient de s’interroger sur cette propension de certains Etats à vouloir édicter ce que l’on doit ou non croire. Cette manie ne rappelle d’ailleurs que trop la pratique des totalitarismes qui voulaient modeler la pensée des citoyens en leur imposant des vérités définies, d’ailleurs parfois changeantes.

On doit malheureusement constater que, sur des sujets de plus en plus nombreux, il est devenu impossible de s’exprimer sans risquer les tribunaux. Malgré tout ce qui a pu être dit notamment par Jacques Chirac affirmant en 2005 que, « dans la République, il n’y a pas d’histoire officielle » , le Parlement se croit autorisé à écrire l’Histoire. Les juristes savent pourtant bien que s’est accumulé un véritable arsenal répressif depuis la loi Pleven de 1972. On peut d’ailleurs citer l’un des plus éminents, l’ancien garde des Sceaux et ancien président du Conseil constitutionnel Robert Badinter, pour lequel, « si les lois mémorielles depuis la loi Gayssot étaient passées devant le Conseil constitutionnel, elles auraient toutes été retorquées ».

René Rémond avait dénoncé en 2006 « la confiscation de l’Histoire par les détenteurs du pouvoir politique ». Cinq ans plus tard, l’historien Pierre Nora a rappelé, dans Libération du 22 décembre 2011, comment la France reste le seul pays à s’être doté de telles lois mémorielles. Et de poursuivre : « Si on se met à privilégier un groupe mémoriel, tous les autres vont y passer !!...] Si on se met à s’ériger en conscience universelle, alors condamnons les Américains pour les Indiens, les Chinois pour les Tibétains », car, au fond, « l’Histoire tout entière est un crime contre l’humanité ! » L’extermination des Vendéens n’est pas unique, d’autres massacres génocidaires ont été perpétués sous la terreur Révolutionnaire.

LA PAIX A LA HAUSSE ?

Une guerre finit avec l’année 2011 : la guerre en Irak. Est-ce la fin d’une décennie de guerre inaugurée le 11 septembre 2001 ? Le monde va-t-il connaître un temps de paix ?

Comme chaque année, le 1er janvier 2012 sera célébré comme journée mondiale de la Paix, 45° du nom. Le Pape a rendu public un message axé sur la justice car « la paix naît de la justice ». A cet égard, la crise économique actuelle suscite des inquiétudes. Cependant, toute crise ne débouche pas nécessairement sur une guerre. Les comparaisons avec les années trente, pèchent par cet aspect. Il manque à nos sociétés actuelles les ingrédients qui, à cette époque, ont poussé à la guerre. Certains pensent que la crise par elle-même génère ces facteurs. il ne le semble pas. Nous n’avons rien de comparable aujourd’hui au conflit communisme-fascisme. Nous n’avons même plus les nationalismes. Notre crise économique et financière ne pourra pas se résorber insensiblement (si l’on peut cure) à la faveur d’une grande guerre. On n’évitera pas de la traiter pour elle-même.. !

L’absence de guerre n’est pas la paix. Il est clair que sans justice il ne peut y avoir de paix durable. Mais le droit des relations internationales ne connaît que la guerre. L’analyste risque moins à prévoir le pire qu’à annoncer le meilleur. Et chacun a en tête des prédictions lénifiantes à la veille du déclenchement des grands conflits. Par pacifisme ou par cynisme. L’analyse sérieuse consiste à déterminer à partir de quel moment l’on passe d’un état de non-paix à celui de guerre ouverte. Ce ne sont jamais des facteurs économiques mais des agencements institutionnels, tels par exemple que des alliances, des coalitions, des systèmes de pouvoirs. Le jeu qui consiste à énumérer les causes de conflit à travers le monde n’est rien à côté de l’exercice qui doit déterminer les risques (ou les chances) de passage de l’état latent à l’état de fusion.

2011 a ainsi connu une guerre ouverte que personne n’avait annoncée et qui s’est terminée dans l’année : la guerre de Libye. La fin de l’année 2011, outre l’Irak, a apporté des nouvelles intéressantes pour deux autres pays « fermés » et hautement militarisés : le Myanmar (Birmanie) et la Corée du Nord (avec la mort du président Kim Jong-il). Les évolutions internes de ces pays présentent certes des risques mais elles renforcent la stabilité globale. Elles atténuent le phénomène de « blocs » et réintroduisent de la flexibilité. Il en va de même des mouvements de contestation arabes. Cela a pu passer pour un paradoxe, mais la sécurité d’Israël est aujourd’hui mieux assurée. Ni l’armée égyptienne ni l’armée syrienne ne constituent plus des menaces. Les opinions, et d’abord islamistes, sont occupées à autre chose, la réforme interne, et non la politique extérieure. L’Iran a l’exclusivité du discours anti-israélien, ce qui manifeste le vide prévalant sur le sujet. Et, objectivement, jusqu’à nouvel ordre, la menace nucléaire offensive n’est pas crédible. Outre l’Extrême-Orient et le Moyen-Orient, l’Afrique, grande productrice de conflits, est à peu près calme. L’indépendance du Sud-Soudan en juillet 2011 a globalement stabilisé toute la zone d’Afrique centrale du Congo à la Somalie. Les conflits frontaliers ne manquent pas et peuvent être l’occasion de nouvelles guerres très meurtrières (comme entre Ethiopie et Erythrée) mais qui n’avanceront à rien Ce panorama permet de mesurer combien l’Afghanistan fait aujourd’hui figure d’exception plutôt qu’un étalon de la terreur à l’échelle mondiale. Ah oui ! Ben Laden aussi est mort et 2011.

Tout cependant reste à faire pour substituer une logique de paix à des stratégies de guerre

UN POINT CRUCIAL

L’année 2012 sera-t-elle celle de l’euthanasie ? Le programme du PS promet une loi sur l’euthanasie même si François Hollande est, pour le moment, resté évasif. Le Sénat n’avait pas encore basculé à gauche en janvier 2011 ; déjà, il s’en était fallu de peu qu’une loi sur l’euthanasie ne soit votée, avec une majorité trans-partisane.

L’UMP s’accroche pour le moment à la loi « fin de vie ». Présentée lors de son vote consensuel comme « la troisième voie, française » qui récusait acharnement thérapeutique et euthanasie, elle n’est pas parfaite. On pratique déjà en France certaines formes d’euthanasie par arrêt d’alimentation et d’hydratation, en prétendant que la loi Leonetti l’autorise.

L’affaire du docteur Bonnemaison (le médecin urgentiste de Bayonne), a confirmé en août 2011 que des personnalités fragiles anticipent l’euthanasie légale. Cela ne plaide pas pour lever l’interdit du meurtre. Les exemples belge, hollandais et suisse, trois pays à l’éthique flottante, font à ce titre figure de repoussoir.

Deux hypothèses se présentent en ces temps agités. Soit la crise économique fait passer au second plan les revendications sociétales transgressives : de même que les revendications syndicales ont été plus ou moins mises en sourdine, il apparaîtrait indécent de bouleverser l’équilibre fragile du système de santé déjà secoué par la récession, en rajoutant davantage de risque et d’incertitude.

Soit, au contraire, toute la différence se fait sur ces sujets, avec un risque de fuite en avant : compte tenu de la tendance de la droite à entretenir des complexes devant le « progressisme » du camp d’en face, la gauche n’aurait pas grand mal à trouver des alliés donnant à sa réforme une allure de quasi-consensus.

Y aurait-il alors dans l’opinion une bataille de l’euthanasie qui, comme celle de l’Ecole libre en son temps, pourrait rompre l’état de grâce d’une gauche empêtrée dans la gestion de la crise ? à supposer que François Hollande soit élu et qu’il applique, sur ce point, le projet socialiste.

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