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Mayotte le destin français.

Samedi 7 mai 2011 // La France

Mayotte est devenu le 101e département français. La départementalisation de ce bout de France noyé dans l’Océan indien, est le fruit d’une histoire mouvementée.

Tour à tour appelée « l’île au Lagon », « l’île Hippocampe » ou encore « l’île Mahore », Mayotte est située à environ 200 kilomètres des côtes africaines et 1700 kilomètres de l’île de La Réunion. Elle ne connaît qu’une histoire récente au regard de l’échelle des temps puisqu’elle n’est apparue qu’il y a neuf millions d’années. Les plus anciennes traces de civilisation datent seulement des VIIIe-IXe siècles. C’est le peuple Swahili qui est par ailleurs l’une des quatre langues parlées dans le pays avec le français (langue officielle), le comorien et le malgache, qui a « conquis » ce bout de terre de 362 km2. Les actuels 200 000 Mahorais, nom des habitants de Mayotte, sont à une très large majorité (95 %) musulmans d’obédience sunnite, du fait de la domination des Fani (XIII° siècle) et du sultanat shirazi qui a régné sur l’archipel du XVe au XIX° siècle. C’est à cette date que Mayotte devient une colonie française après que les Comores ont été achetées par le gouvernement de Louis-Philippe au sultan Andriantsoly. Puis l’île tombe sous l’influence malgache au début du XXe siècle (1908) quand l’archipel des Comores est rattaché au territoire de Madagascar, elle-même sous administration française. À l’issue de la Seconde guerre mondiale, Les Comores (dont Mayotte) devient un territoire d’Outre-mer qui refusent d’accéder à l’indépendance lois d’un référendum organisé en 1958. Il obtient un statut d’autonomie en 1961.

REFÉRENDUMS

À partir des années 1970, des tensions politiques se font jour. Le parti « Le Mouvement politique mahorais » (MPM) réclame plus d’autonomie de Mayotte vis-à-vis des Comores et son rattachement à la France, tandis que le parti « Serrez-la-Main » s’oppose à la départalisation française.

Sur l’initiative de Georges Nahouda puis de son neveu Marcel Henry, le mouvement lancé par leMPM s’amplifie. Il est soutenu par le mouvement royaliste et le Présient du Sénat Alain Poher.

Quand les Comores décident unilatéralement de leur indépendance en 1974 Mayotte votre très massivement 80% en 1976 pour le ratachement définitif à la métropole, au grand dam du gouvernement comorien. Le statut de Mayotte est, depuis lors et à de nombreuses reprises, contesté par l’ONU, l’Union Africaine et ….les Comores. Le Ministre des affaires étrangère des Comores Fahmi Said Ibrahim a encore estimé le 1er mars dernier, « que La France comettait une grave erreur car les Commores n’arrêteront pas pour autant de réclamer cette îles  ». Reste qu’à la faveur d’un référendum organisé en 2000 par les Mahorais, le groupe de quatre îlesdevient, en 2001, une collectivité départementale. Cette consultation a recueilli presque 73 % de suffrages favorables au rattachement. Un autre référendum (le 29 mars 2009) a entériné la départementalisation de ce bout de terre près de la Réunion et de Madagascar qui a souvent eu des velléités sur cet archipel.

IMMIGRATION

Situé au 182e rang mondial en termes de développement économique, Mayotte peut compter sur une population jeune pour développer son territoire : près des deux tiers de la population a moins de 25 ans. Seulement le PIB actuel des Mahorais (environ 4 000 euros par an) qui ne dépasse pas 20 % du niveau moyen européen, est en majeure partie réalisé par les administrations publiques. Ces dernières occupent une place prépondérante dans l’économie locale avec 41% du PIB . En attendant la transformation de Mayotte en région ultrapériphérique de l’Union européenne - ce qui rendra l’île éligible aux fonds structurels européens - Mayotte se voit dotée d’un fonds de développement économique (30 millions d’euros au total pour les années 2011 à 2013).

L’écueil principal auquel l’île doit aujourd’hui faire face est l’immigration clandestine des Anjouanais qui représentent 30 % de la population. Cette situation pose de graves problèmes démographiques et sociaux mettant en jeu l’avenir et la stabilité économique de l’île où le contrôle des naissances se heurte aux tabous d’une population très majoritairement musulmane.

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