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Mariage princier en France

Lundi 4 mai 2009 // L’Histoire

Le samedi 2 mai, S.A.R. le Prince Jean Capet de Bourbon d’Orléans, Duc de Vendôme, épousera en la cathédrale de Senlis, dans l’Oise, Mlle Philomena de Tornos.

Ses partisans, comme ses amis, s’en désolaient. A 44 ans, le Prince héritier du Trône de France était encore célibataire et en dépit de sa gentillesse et de son humeur égale, on ne pouvait s’empêcher d’apercevoir sa haute stature surmontée d’un sourire triste. Mais aujourd’hui, c’est un sourire éclatant qui illumine son visage depuis sa rencontre avec Philomena de Tornos, qu’il a épousé civilement le 19 mars dernier à Paris et avec laquelle il s’unira religieusement samedi 2 mai à Senlis.

Le choix du site n’est pas anodin car, en dépit de son accès facile pour les nombreux invités qui vont venir des quatre coins de l’Europe, Senlis fut le lieu où, en 987, les grands du Royaume choisirent Hugues Capet comme Roi de France et le fondateur de la dynastie dont le Prince Jean d’Orléans peut légitimement aujourd’hui se proclamer l’héritier. Cela signifie aussi que le Prince accepte pleinement cet héritage dont il est prêt à assumer les responsabilités si les circonstances l’y conduisaient. Nulle nostalgie ni encore moins rêverie dans l’esprit du Prince qui se veut moderne dans ces temps qu’il qualifie lui-même de difficiles. En cela, il s’inscrit dans les pas de ses prédécesseurs immédiats.

Né le 19 mai 1965 à Boulogne-Billancourt, le Prince Jean d’Orléans est le fils d’Henri d’Orléans, et de la Princesse Marie-Thérèse de Wurtemberg et le petit-fils du Comte de Paris qui, en 1987, à l’occasion de la célébration du Millénaire capétien, l’avait titré Duc de Vendôme. On sait que le Comte de Paris s’était très impliqué dans la politique française et qu’il avait entretenu des relations suivies tant avec le Général de Gaulle qu’avec François Mitterrand. Très affecté par la séparation de ses parents, le Prince Jean d’Orléans a poursuivi ses études à Paris puis aux États-Unis dont il sort diplômé en philosophie et en droit puis a effectué son service militaire comme officier à Arras. Loin d’envisager de vivre en rentier comme pouvaient encore l’imaginer ses ancêtres, il occupe successivement plusieurs fonctions dans le domaine bancaire et celui du conseil, avant de créer en 2007 sa propre entreprise, la « Société pour le développement du patrimoine historique et culturel français ».

C’est dix ans plus tôt, en 1997, qu’il a décidé d’entamer par Bordeaux une série de voyages qui vont le conduire à travers la France mais aussi en Europe, en Amérique, en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Partout il est reçu par les autorités politiques, publiques et religieuses. Si la curiosité est présente parfois, la chaleur et la sympathie qu’inspirent sa simplicité et sa spontanéité l’emportent toujours. A l’étranger, comme au Liban, en Pologne et tout récemment à Québec pour le 400ème anniversaire de la fondation de la ville, il est accueilli avec le respect dû à la part de l’Histoire de France qu’il incarne. Le Prince accorde un intérêt tout particulier au développement économique, au bien-être social et à la promotion du patrimoine. C’est la multiplication de ces rencontres avec ceux qui font vivre, et avancer ce que d’aucuns appellent le « pays réel » qu’il fonde en 2003 l’Association « Gens de France » destinée à favoriser les relations entre les personnes, contribuer au bien de la France et à son rayonnement à l’étranger.

Il y présente sa démarche comme celle d’un prince, prince français et prince chrétien, car il ne cache pas sa foi catholique profonde qui l’a aidé à surmonter les vicissitudes de son existence. Il ne lui manquait donc plus que celle qui pouvait donner sens à son action et l’aider dans sa démarche. Petite-fille du secrétaire particulier du Comte de Barcelone, père de l’actuel Roi Juan-Carlos d’Espagne, concentrée d’Europe par ses origines à la fois espagnole et autrichienne et son éducation française, Philomena de Tornos y Steinhart semble réunir toutes les qualités requises pour réussir cette délicate mission.

Quand les cloches de la cathédrale de Senlis sonneront, quelles que soient les opinions de chacun sur sa destinée, tous auront néanmoins à cœur de penser ou de dire « Soyez heureux Monseigneur ! ».

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