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Marée noire.

Samedi 12 juin 2010 // Le Monde

La marée noire souille dès maintenant les côtes et les bayous de Louisiane ; elle atteint bientôt la Floride. Il y a non seulement les nappes supérieures, mais aussi, les nappes intermédiaires qui suivent les courants et polluent la vie marine. Les voici bientôt entraînées par le Gulf Stream... Jusqu’où ? Les Sables d’Olonne ?

Car rien n’arrête le flux. Peut-être au mois d’août ? Mais y arrivera-t-on ? En attendant c’est un Exxon Valdez tous les cinq jours ! Les produits chimiques versés sur les nappes pour les dissiper ont leur propre toxicité qui détruit la faune et la flore marine. La catastrophe écologique est immense, voire irréparable.

Obama a commencé à s’en inquiéter. Il fait mener sa propre enquête. Il est grand temps. Là, il exerce un pouvoir régalien que les esprits réclament à l’encontre de tous les lobbies, de toutes les factions, de toutes les puissances d’argent qui s’emparent des démocraties comme naturellement pour en user à leur gré.

Les dirigeants de B.P., detransocean, d’Halliburton vont devoir s’expliquer.

B.P, a obtenu un permis pour 18 000 pieds et a creusé à 22 000 pieds. Halliburton a coulé un béton défectueux. Comme à Timor. Les valves de sécurité obligatoires n’ont pas été installées, pour réduire les coûts Transocean, propriétaire de la plate-forme n’a pas fait réparer tout de suite la seule valve de sécurité manuelle qui avait été abîmée par une fausse manœuvre. Les ingénieurs de B.P avaient reçu l’ordre de leur direction d’accélérer les procédures de forage le goût du lucre alors que ceux de Transocean les rappelaient à la prudence. La dernière mesure de sécurité a été enlevée qui consistait à alléger la pression dans le trou. Tout a explosé. 11 morts, 115 personnes ont échappé de justesse au naufrage et au feu. Un technicien oublié dans les hauteurs de la plate-forme a plongé de 30 mètres dans la mare de pétrole et de feu... Par miracle, en nageant comme un fou, il s’en est sorti. Il raconte maintenant ce qui s’est passé juste avant l’explosion. Récit terrible, accablant.

Personne ne contrôle plus la situation. Surtout pas, B.P. Qui, pour le moment, est encore la seule à prétendre assurer la réparation. La Compagnie a eu l’impudence de demander aux pêcheurs d’installer des filets de protection en surface, à petits prix, moyennant quoi ils n’auraient plus de recours contre B.P cette clause scandaleuse a été heureusement cassée. La compagnie essaye de redresser son image. En vain !

Le problème est que le gouvernement fédéral sous Bush et Cheney avait lui-même présidé à l’abolition de tous les garde-fous de sécurité. Toujours plus d’argent, toujours moins de contrôles. La loi du fric !

Le président actuel a fort à faire. Il a à exercer un devoir de justice. Il a surtout à trouver des solutions et vite. Il a un impératif suprême de rétablissement de l’ordre qui relève de son seul pouvoir souverain.

Cette dramatique catastrophe amène à réfléchir sur ce nécessaire pouvoir souverain dont les peuples éprouvent et recherchent la salutaire utilité et dont la notion devrait s’imposer de plus en plus dans l’avenir, sous des formes diverses selon les traditions des pays : pouvoir juste, humain, efficace, dont la force légitime suprême doit subjuguer et soumettre les forces illégitimes de Mammon qui aujourd’hui dictent leur loi aux sociétés. Un tel pouvoir légitime souverain vaudra toujours mieux que tous les bavardages écologiques et démocratiques.

Nos nations occidentales, excitées sans cesse par la stimulation du progrès technique et par l’appât du gain, en ont plus que jamais besoin.

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