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INTERVIEW EXCLUSIVE

Macky Sall : Abdoulaye Wade, le Sénégal et moi.

Jeudi 5 juillet 2007, par Paul Vaurs // L’Afrique

Après une victoire méritée aux élections législatives du 3 juin 2007, la tête de liste de la « Coalition Sopi 2007 » est un homme politique heureux. Heureux parce qu’il a conduit Me Abdoulaye Wade à la victoire, le 25 février 2007, en tant que directeur de sa campagne. Heureux parce qu’il apprend vite et bien, aux côtés de son maître à penser, Abdoulaye Wade. Heureux parce qu’il a la confiance totale et entière du président de la République. Que dire de plus ? Dans la longue interview qu’il a accordée à votre bimensuel, Macky Sall parle du Sénégal, du président de la République et de son avenir politique comme il l’a rarement fait dans le passé.

Afrique Education : La campagne pour les élections législatives s’est achevée vendredi 1er juin à minuit. Dimanche 3 juin, les Sénégalais vous ont procuré une très confortable majorité, avec un taux de participation de près 35%. Comment vous sentez-vous ? Quel bilan tirez-vous de cette campagne ?

Macky Sall : Je vous remercie. Je remercie également le bimensuel AfriquEducation de s’être déplacé pour suivre le déroulement de cette campagne et de réaliser cette interview. J’ai en effet mené une campagne pendant 21 jours qui m’a conduit dans les confins du Sénégal ; campagne à la tête d’une équipe cosmopolite puisque j’étais à la tête d’une coalition, la Coalition Sopi 2007, qui était constituée de plus de 60 partis politiques et 700 mouvements de soutien à l’action du président Abdoulaye Wade. Nous avons mené une campagne tambour battant qui nous a permis de sillonner de dizaines de milliers de kilomètres et je suis rentré de cette campagne, très satisfait du contact populaire avec les masses laborieuses sénégalaises. Nous avons connu au cours de cette caravane des accueils extrêmement colorés et chaleureux de mobilisation exceptionnelle de foules, mais, également, nous avons senti une adhésion massive des populations sénégalaises par rapport à la politique menée par le président de la République et par mon gouvernement. Donc, je suis très satisfait du déroulement de la campagne tant par les thèmes qui ont été développés que par le nombre des rencontres : nous avons battu tous les records par rapport aux listes concurrentes et grâce à notre organisation, à notre logistique, à notre communication, nous avons été, je le pense, vraiment les meilleurs au cours de cette campagne.

« Pendant toute la campagne des législatives, j’ai bénéficié du soutien et des conseils avisés du président Abdoulaye Wade. »

Connaissez-vous mieux le peuple sénégalais maintenant ?

Oui, je pense que le contact a ceci d’important qu’il enseigne toujours ; on apprend toujours. J’avais eu le plaisir il y a un an de faire le tour du Sénégal dans le cadre du renouvellement des instances de base du PDS (Parti démocratique sénégalais, au pouvoir ). Et quelque six mois après, j’ai eu le privilège en tant que directeur de campagne du candidat Abdoulaye Wade pour la présidentielle de février 2007, de refaire le tour du Sénégal avec lui au mois de février. Présentement, trois mois après, j’ai refait le tour dans sa globalité. J’ai pu apprécier à sa juste valeur la nature des besoins de la demande sociale, les préoccupations réelles des populations, qu’elles soient des agriculteurs, des pêcheurs, des éleveurs, ou simplement, des citoyens ordinaires, des chômeurs, mais également, des hommes d’affaires, des opérateurs économiques. J’ai pu rencontrer vraiment le Sénégal dans sa diversité mais aussi dans sa diversité culturelle et ethnique, cela naturellement est irremplaçable et différent des rapports qu’on peut faire au Premier ministre. Là, c’était le contact direct avec les populations et c’était extrêmement enrichissant.

Ce marathon a duré trois semaines, vous l’avez déjà dit, 21 jours c’est long. Vous étiez coupé de l’administration au sens classique du terme. Etiez-vous en contact direct avec le chef de l’Etat ? Est-ce qu’il vous conseillait ? Est-ce qu’il vous faisait bénéficier de son expérience ?

Oui. J’ai été au contact avec le président de manière permanente. D’ailleurs, campagne électorale ou pas, nous sommes en contact. Il suivait lui-même le déroulement de la campagne. Il arrivait que nous échangions sur tel ou tel sujet ou alors si je voulais prendre certains engagements, il est arrivé que j’en échange avec lui. Je dois dire que je n’étais pas pendant ces 3 semaines à mon bureau mais je suis resté en contact avec lui. Je continuais néanmoins de m’occuper de certains dossiers, de certaines signatures, quand je rentrais tard, à Dakar, on me les portait ou le matin, tôt, avant de partir à l’intérieur du pays faire campagne. Le fonctionnement de l’administration n’a pas pu être bloqué pendant cette période. Mais j’ai bénéficié du soutien et des conseils avisés du président Abdoulaye Wade.

Premier ministre du gouvernement nommé par le président Wade depuis le 21 avril 2004. Directeur de la campagne présidentielle qui a conduit à la victoire du candidat Wade le 25 février avec près de 56% des voix dès le premier tour. Tête de liste de la majorité présidentielle pendant les élections législatives du 3 juin. N’êtes-vous pas le fils spirituel du président Wade ?

Je ne vais pas revendiquer l’exclusivité de cette qualité mais naturellement, je suis son prolongement en tant que son proche collaborateur, son premier collaborateur au niveau de l’État, au niveau du parti, le PDS. Il m’a fait confiance pour ces élections qui étaient des élections capitales pour lui, puisqu’il s’agissait de sa réélection. Il m’a aussi fait l’honneur de diriger cette liste Sopi qui regroupait non seulement les hauts responsables du PDS mais aussi beaucoup de leaders politiques qui ont leurs propres partis. Je pense que tout cela est l’expression d’une confiance. J’ai essayé autant que faire se peut de mériter cette confiance. Je peux donc me considérer comme l’un de ses fils spirituels.

Le président commence à prendre de l’âge. Il a plus de 80 ans. Il tire déjà vers la fin de sa carrière. La succession est ouverte. Pensez-vous être... ...Ah Ah Ah...

Oui, je ris toujours parce que c’est une question qui revient tout le temps. Au Sénégal, nous avons une tradition. Je pense que nous devons respecter nos traditions, tradition qui veut qu’on ne parle pas de l’âge des anciens, encore moins, de succession quand ils sont encore en situation, qu’ils sont avec nous. C’est pourquoi je pense qu’aujourd’hui, mon challenge, c’est de mériter la confiance qu’il m’a accordée et de réussir les missions qui ne sont pas des missions simples, de les réussir toutes, avec panache. Pour le reste, je dirais tout simplement que l’avenir appartient à Dieu.
Vous voulez nous dire que quand vous êtes à deux, entre quatre murs, à la présidence de la République, vous ne parlez pas de cette question de succession ? Vous ne parlez que des dossiers techniques du gouvernement ?

À vrai dire, il arrive qu’on en parle mais j’avoue que moi-même, même avec lui, ce sont des sujets sur lesquels je ne peux pas me pencher par ce que ne je ne me sens pas à l’aise dans ce domaine. Il est arrivé que lui-même aborde cette question avec moi, mais à chaque fois, je lui ai dit, Monsieur le président, je pense que nous avons d’autres préoccupations aujourd’hui et l’essentiel, c’est que le parti (PDS) soit uni, l’essentiel, c’est que l’équipe qui est autour de vous comprenne que sans unité, il serait difficile d’achever l’héritage politique ; il faut donc, pour remplacer un homme d’une dimension aussi exceptionnelle que Maître Abdoulaye Wade, une équipe et une équipe soudée. Ça, c’est ma conviction profonde et c’est ce en quoi je m’attelle. Pour le reste, c’est à lui de juger.

La succession vous intéresse quand même. Vous ne diriez pas non si... ...

Oui, naturellement. Parce que je suis dans la politique, et au niveau de la hiérarchie politique, je suis dans une position qui me permet d’être intéressé. Mais comme je viens de le dire, chaque chose en son temps. Pour l’instant, ce n’est pas une question qui m’empêche de dormir.

La question qui alimente le débat médiatique actuel, c’est la question Karim, le fils du président Abdoulaye Wade. Deux grands leaders politiques, le professeur Abdoulaye Bathily, président de la LD-MPT et le professeur Amath Dansokho, président du PIT, viennent d’affirmer publiquement dans des journaux dakarois que Maître Abdoulaye Wade, est en train de positionner son fils Karim pour qu’il lui succède à la tête de l’Etat. Avez-vous cette impression aussi ?

Sur cette question, je pense que les propos d’Abdoulaye Bathily et Amath Dansokho, les engagent. Je ne pense pas de façon honnête, par rapport à ce que je vois au quotidien, que le président de la République, soit dans cette disposition. Véritablement, moi, je dis ce que je vois au quotidien. Je vois comment il organise la gestion de son pouvoir, je ne peux pas affirmer sans preuve et je n’en ai vraiment aucune, que le président travaille pour son fils. Je crois que ce sont des observations qui sont faites. Moi, je ne suis pas de cet avis. Maintenant, nous apprécierons l’évolution de la situation politique, mais au moment où je vous parle, je n’ai vu aucun acte politique objectif que le président Wade ait posé et qui soit assimilable à cette volonté qu’on lui prête de se faire succéder à la tête de l’État par son fils.

Certains observateurs avancent par exemple la transformation du mouvement « Génération du concret (qui soutient Karim Wade et ses actions de développement, ) en une association en bonne et due forme reconnue par le ministère de l’Intérieur.

Oui, mais là aussi, le ministère de l’Intérieur fait son travail. Une association quelle qu’elle soit qui se déclare, il est obligé, si celle-ci est en conformité avec les lois du pays, d’assurer sa reconnaissance. Je ne vois pas de mal à reconnaître une association fût-elle de la « Génération du concret ». L’essentiel, c’est qu’elle soit en conformité avec les lois du pays.

Le paysage institutionnel va être modifié au Sénégal. On annonce la création d’un Sénat, la modification de la constitution est en vue. Certains avancent même la création d’un poste de vice-président de la République. Qu’est-ce qui est vrai dans tout cela et qu’est-ce qui ne l’est pas ?

Ce qui est vrai, c’est que le Sénat a été créé. Le texte a été voté par l’Assemblée nationale sortante ; il y a eu une modification constitutionnelle. Le Sénat, c’est nous-mêmes qui l’avions supprimé en 2000. Après quelques années d’exercice du pouvoir, le président s’est rendu compte que c’était une institution importante pour la consolidation de la démocratie et pour l’armature institutionnelle du Sénégal, il a proposé la remise sur pied du Sénat. Le débat qui a suivi, c’est qu’il y a eu une autre modification qui a transféré la suppléance du chef de l’État en cas de vacance, du président de l’Assemblée nationale vers le président du Sénat, mais ça aussi, c’est un schéma connu ailleurs. Mais de là à faire d’autres projections, je préfère, moi, attendre, voir les choses venir. Pour l’instant, le Sénat vient compléter notre dispositif institutionnel aux côtés de l’Assemblée nationale pour faire un parlement bicaméral. Et nous avons le Conseil de la République. Quant à la vice-présidence, on en parle, mais pour le moment, ce n’est pas un chantier ouvert.

Si vous êtes reconduit à vos fonctions de Premier ministre, quelles vont être vos priorités ?

Si j’étais reconduit, je pense que les priorités seraient celles contenues dans le programme du candidat Abdoulaye Wade. Il a proposé un projet de société, un programme aux Sénégalais qui l’ont plébiscité. Le contenu de ce programme, c’est de faire du quinquennat 2005 - 2012 un quinquennat de décollage après le septennat de rattrapage qui peut s’évaluer par la remise à niveau de nos infrastructures. Nous avons beaucoup travaillé pendant ces 7 dernières années sur une armature d’infrastructures au Sénégal en matières scolaires, sanitaires, bref, cela a été une véritable remise à niveau. Nous devons passer maintenant de ce septennat de rattrapage en quinquennat de décollage. Cela veut dire simplement que nous devons mettre l’accent sur la stratégie de croissance accélérée qui est une des composantes de notre politique de lutte contre la pauvreté avec une dimension de création des richesses. Cette stratégie de croissance accélérée va s’appuyer sur 5 secteurs considérés comme des grappes de croissance, lesquels secteurs devraient être privilégiés dans notre politique économique. Ces cinq secteurs sont l’agriculture et l’agro-industrie, le tourisme et les industries culturelles, le textile et la confection, la pêche et l’aquaculture et enfin, les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le Sénégal dans ce domaine a des avantages comparatifs par rapport à sa bande passante, par rapport à son infrastructure des télécommunications pour le développement des télé-services, tout ceci devrait nous permettre d’assurer une croissance, une création d’emplois à partir de ces secteurs cités.

Nous allons mettre l’accent là-dessus en nous focalisant sur 3 leviers essentiels : le levier Femmes : vous aviez vu que le président Wade a une grande ambition pour la promotion de la femme ; la parité hommes-femmes est en train de devenir une réalité au Sénégal. Déjà, je dois vous dire que pour nos listes aux législatives, nous avions une liste paritaire sur la liste proportionnelle nationale. Il y a aussi le lévier Jeunes ; enfin, la diaspora, c’est-à-dire, les Sénégalais de l’extérieur qui injectent un milliard de Franc : CFA par jour dans l’économie sénégalaise, soit, plus de 360 milliards de Franc : CFA par an, soit, l’équivalent de ce que les bailleurs de fonds versent au Sénégal chaque année. Cela me paraît extrêmement important. Nous avons également le monde rural : les paysans, les pasteurs, les pêcheurs, et enfin, les acteurs économiques avec le monde de l’entreprise. Nous sommes un pouvoir libéral mais nous appliquons le libéralisme de type social qui privilégie la redistribution des revenus et qui met un accent sur une politique de solidarité intergénérationnelle. C’est le sens qui a été donné à la politique de protection sociale des anciens du 3° âge grâce au Plan Sésame qui assure la gratuité des soins aux personnes de 3° âge. Donc, libéralisme par rapport à la politique économique mais aussi libéralisme social par rapport à toutes les mesures de redistribution de revenus qui se traduisent par tout ce que nous faisons dans l’éducation qui prend 40% du budget de l’Etat, mais également, dans la santé et notamment, l’habitat social.

Vos amis de l’opposition disent que le déficit budgétaire a été creusé pour se chiffrer à 6% du PIB en 2006. Comment le résorber ?

Nous n’avons pas encore arrêté les chiffres avec les partenaires. Ce mois de juin, le FMI doit passer pour une revue à mi-parcours de l’année 2007. Nous étions autour de 3 à 3,5% du PIB et cela se comprenait par des mesures sociales qui ont été prises en faveur des travailleurs. Nous avons fait beaucoup d’efforts à l’endroit des travailleurs notamment des enseignants mais aussi toutes les autres catégories de l’administration. Nous avons aussi fortement appuyé le monde rural à travers des politiques de subvention adaptées (intrants et autres). Ce sont des politiques abandonnés dans le passé qui ont eu un impact sur le déficit. Maintenant, l’énergie est le secteur qui nous a porté un coup le plus dû fait de la crise énergétique : on est passé de 2005 à maintenant d’un baril à 35 dollars à un baril à 75 dollars. Cette hausse s’est traduite par un renchérissement de la facture pétrolière et il a fallu que nous injections par exemple rien que pour l’année 2006, 125 milliards de F CFA pour soutenir la Senelec (Société nationale d’électricité) et éviter que cette hausse ne soit répercutée directement sur les consommations d’électricité, et évidemment, l’électricité conditionnant tout le reste car étant un facteur de production déterminant. Ce soutien de l’État a permis aux entreprises et aux ménages de faire face à cette crise énergétique sans précédent. Il en est de même du gaz butane puisque le Sénégal depuis une décennie a développé la politique de la butanisation pour lutter contre la déforestation. Il a fallu là aussi subventionner fortement le gaz, en particulier, le filet social » pour les ménages démunis pour lesquels la subvention tourne autour de 30 milliards de f cfa par an. Ces mesures sociales ont été prises malgré la conjoncture difficile liée au cours mondial du baril.

Comment résorber alors ce déficit ?

Nous avons fait des performances en matière de recouvrement fiscal. Je dois d’ailleurs féliciter notre administration des finances, notre administration des douanes et celle des impôts, grâce auxquelles nous avons pu atteindre nos objectifs. Nous avons même des excédents de recettes par rapport aux prévisions. Cela a permis de tenir les dépenses publiques et de faire en sorte que le déficit ne soit pas creusé outre mesure. Actuellement, je peux dire qu’il est sous contrôle. Quand nous sommes arrivés en 2000 au pouvoir, le budget du Sénégal était de l’ordre de 596 milliards de F CFA. À force de recouvrement et d’efficience, nous sommes arrivés en 2007 à 1.500 milliards de f fa. Nous l’avons triplé en sept ans. Parallèlement, le taux d’imposition a baissé pour certains secteurs, notamment, l’impôt sur les sociétés. Nous avons une pression fiscale de l’ordre de 19%. Nous avons élargi l’assiette fiscale pour pouvoir faire face à ces dépenses à caractère social.

En mars 2008, le Sénégal accueillera le Sommet de l’O C I (Organisation de la conférence islamique). Dakar étant toujours en chantier, tiendrez-vous les délais ?
Oui, les délais seront tenus. Nous avons un contrôle strict et rigoureux sur les échéanciers et les dates de livraison des différents ouvrages. D’abord, en ce qui concerne la voirie, nous serons dans les délais tout à fait. Nous avons deux types de voirie : une voirie classique qui était articulée autour de l’autoroute qui assure l’entrée de Dakar où nous avons engagé des travaux très importants par un élargissement. Nous sommes passés de deux fois deux voies à deux fois trois voies avec un système de franchissement supérieur notamment avec les échangeurs de la Patte d’Oie, de Hann et de Coloban, qui sont quasiment terminés en ce moment. Il reste à faire les raccordements et les rames. Ça, c’est pour l’autoroute qui était la voie principale. Mais à côté de l’autoroute, nous avons la Corniche Ouest, ce sont des travaux engagés par l’ANOCI (Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique que préside Karim Wade, le fils du président) qui est l’Agence chargée de la préparation du Sommet de l’OCI. Les travaux de l’ANOCI concernaient également la Corniche Ouest de Dakar pour un élargissement, un embellissement mais, aussi des passages souterrains notamment, un tunnel de près de 700 mètres, qui est un ouvrage extrêmement important et aussi la voie de dégagement Nord qui va être prise en deux fois trois voies. Tous ces travaux seront réceptionnés avant le démarrage du Sommet de l’OCI.

Pour le programme hôtelier, il y a là aussi plusieurs phases qui sont engagées, l’essentiel de ces phases sera terminé avant le début du Sommet. Tous les hôtels ne seront pas terminés avant, mais il y a déjà le Méridien Président qui pourrait être modernisé ainsi que deux nouveaux sites actuellement en construction, avec des cités présidentielles et autres, qui pourront être bouclés avant le démarrage du Sommet.

Le président Wade vient d’entamer son deuxième mandat. Vous avez été son directeur de campagne. Vous êtes son Premier ministre. Avez-vous des raisons d’être optimiste pour le Sénégal ?

Je suis très optimiste même. Optimiste parce que je connais l’ambition que le président a pour le Sénégal. Nous avons commencé à réaliser cette ambition. Cette réalisation a connu un coup d’accélérateur à partir de 2004, je ne le dis pas parce que j’ai été nommé Premier ministre cette année-là, mais réellement, les choses visibles ont commencé à sortir de terre en 2004, et cette ambition est encore grande par rapport à tout ce qui nous reste à faire. Je crois savoir que dans le domaine économique, dans le domaine de l’éducation, dans le domaine des infrastructures, de la redistribution des revenus, surtout, dans le domaine de l’intégration économique africaine et de l’Union Africaine, nous avons de grands chantiers à réaliser et le président Wade est sur ces différents terrains où il joue un rôle extrêmement important à l’échelle du continent et aussi à l’échelle nationale. J’ai donc des raisons d’espérer que le Sénégal est sur la bonne voie.

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