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Samedi 7 janvier 2012 // La France

Les principaux candidats et partis politiques refusent le protectionnisme. Mais ils reconnaissent d’une manière ou d’une autre que le thème est devenu populaire.

D’ordinaire, le thème du protectionnisme est automatiquement rejeté par les dirigeants de I’UMP et du Parti socialiste. Contrairement au Front national qui est protectionniste, ou au gaulliste Nicolas Dupont-Aignan qui ne l’est pas moins sous l’influence d’économistes « hétérodoxes » de droite et de gauche tels que Jean-Luc Gréau, Jacques Sapir, Emmanuel Todd qui brandissent non seulement des analyses économiques mais aussi dés sondages favorables aux thèses protectionnistes.

Ce sont ces sondages qui ont décidé les principaux candidats à tenir compte de ce courant, populaire. Le premier, François Bayrou a donné un coup de clairon tricolore en appelant, le jour de sa déclaration de candidature, à la signature d’un « pacte national pour produire en France ». Pour lui, « les ressources de notre pays s’en vont continuellement, par dizaines de milliards, vers les pays qui nous entourent, parce que nous ne produisons plus en France. Là est la cause de tous nos maux ».

Le président de la République s’est empressé de prendre position en se déclarant partisan du « produire en France ». Le ministre de l’enseignement supérieur, Laurent Wauquier, est allé plus loin : selon lui, « il y a un espace pour un protectionnisme moderne, qui n’enferme pas mais protège, un protectionnisme fait d’augmentations des droits de douanes ne fonctionne pas. Un protectionnisme moderne est un protectionnisme européen, qui accepte le bras de fer avec nos principaux rivaux ».

Pour sa part, François Hollande envisage un « pacte de production » au nom du « patriotisme industriel » et en précisant que ce pacte, « c’est la France qui s’améliore, qui produit mieux, qui invente, qui innove, qui respecte le travail. C’est la France qui est capable de montrer le meilleur d’elle-même, qui ne doute pas de son destin ».

On remarquera que le candidat socialiste ne s’engage pas sur la voie du protectionnisme mais plaide plus classiquement en faveur de l’innovation et de la qualité des produits. Par ailleurs, « acheter français » n’est pas la même chose que « produire français » — Nicolas Sarkozy ayant pris soin de déclarer qu’il préfère qu’on achète une voiture étrangère produite en France plutôt qu’une voiture française produite à l’étranger.

En réalité, les trois candidats cités font des déclarations qui ne les engagent pas de manière décisive : les industriels français feront toujours valoir l’argument du coût du travail car la main d’oeuvre française sera toujours beaucoup plus chère que celle de Chine, de Turquie ou de Roumanie. Dans son ensemble, le patronat peut souligner l’inconvénient de l’euro fort qui contraint à délocaliser les productions.

Une politique française de réindustrialisation nécessiterait une1 protection économique de l’Union européenne et une dévaluation de l’euro dont la Banque centrale européenne ne veut pas entendre parler. Elle devrait être accompagnée d’une révision des réglementations européennes qui contraignent les administrations françaises à passer des appels d’offres qui peuvent avantager des entreprises étrangères.

Bien entendu, ni François Hollande, ni François Bayrou, partisans d’une intégration européenne que Nicolas Sarkozy veut renforcer dans le domaine budgétaire, ne songent à entreprendre de telles réformes.

Il reste que la désindustrialisation est de grande ampleur. Les candidats de droite et de gauche, qui ont perdu une grande partie de l’électorat ouvrier, tentent de s’attirer à nouveau ses faveurs.

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