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Lutte d’influence ?

Vendredi 20 mai 2011 // Le Monde

Si rien n’a été possible sans le « feu vert » des Etats-Unis, leur retrait des « avant-postes » du front Libyen fait la part belle à deux membres « frères ennemis » de l’Otan…

Sur fond de « je t’aime-moi non plus » : l’aventure franco-britannique dans le ciel de Libye…

Un même remède aux mêmes maux…

Accord donné, après trois petits tours, les Etats-Unis ont confié à l’OTAN le soin de « planifier » les interventions militaires en Libye dans le respect de la résolution 1973 de l’ONU… Irrespect serait plus approprié…

La France et le Royaume-Uni sont donc en première ligne, censés concrétiser une lune de miel qui ferait suite aux accords signés en novembre 2010 et rapprochant nos « Défense » respectives.

A lire la presse britannique, comme toujours, le président Sarkozy serait avide de laurier…

Mais dans une opération aussi risquée sur le plan diplomatique en regard des pays africains et arabes, le secrétaire d’État britannique aux Forces Armées, Nick Harvey, veillait à présenter une belle façade : « La relation entre la France et la Grande-Bretagne a prospéré en Libye ».

Une grande satisfaction pour la gens militaire, parfaitement exprimée par un officier général britannique : « Nous vivons un véritable tremblement de terre politique. Le trio États-Unis - Grande-Bretagne - France est en pleine recomposition. Avant, nous regardions la France en fonction de notre relation avec Washington. Aujourd’hui, l’axe Sarkozy-Cameron est devenu prioritaire. C’est lui qui exerce une influence sur Obama ».

Les « grenouilles et les rosbif » auraient-ils perdu la tête ?

Dans la réalité personne n’est dupe.

Au tout début de l’affaire libyenne, il se dit que le président Sarkozy n’excluait pas de tenter l’aventure sans l’OTAN… Ce sont les Britanniques qui ont, dans un premier temps, exigé l’aval des Etats-Unis. Question de réalisme…

Faire un « coup » de quelques heures ou de quelques jours était à la portée de nos forces.

Sans l’appui des Etats-Unis et ou de l’OTAN pas d’action possible dans la durée…

La suite est affaire de bonne communication et James Arbuthnot, président de la commission de la défense de la Chambre des communes, ne manque pas de talent : pour lui, Paris et Londres continuent à « diriger l’opération en Libye malgré le commandement de l’Otan, car l’intervention est avant tout basée sur la relation personnelle entre Cameron et Sarkozy ». Une relation très forte…

Une « relation » qui, à la fois par crainte d’enlisement et à la fois dans la recherche d’un impact médiatique fort, aimerait bien transgresser la résolution 1973 de l’ONU…

Une « référence » qui limite les actions de nos chevaliers de la Liberté et de la Démocratie.

Nos deux « chevaliers » ne sont-ils pas en quête du Graal suprême ?

Si David Cameron dispose devant lui de plus de temps que son « partenaire » d’aventure, n’ayant pas sa tête sur le billot électoral, à brève échéance, il doit rassurer une Grande-Bretagne qui digère fort mal le plan social de son gouvernement. Un plan qui programme plus de 90 milliards d’euros de coupes budgétaires d’ici 2015, qui va entraîner une baisse drastique des moyens de la quasi-totalité des ministères ainsi qu’une chute vertigineuse des dotations des collectivités locales, sans oublier le gel des salaires des fonctionnaires et la suppression de plus de 300 000 emplois publics…

Dans sa besace, l’ébauche d’un projet de réforme des retraites du secteur public, retraites qui pourraient subir de sévères coupes, ne met guère de baume sur le cœur d’Albion…
Côté « Armée » ?

Le malaise est bien plus grand encore ! Une armée britannique qui va réduire le nombre de ses effectifs de 20 000 personnels suite à la baisse du budget militaire. Une baisse qui à l’horizon de 2015, à savoir date du retrait des troupes britanniques d’Afghanistan, n’aura pas eu son pareil depuis 1820 sous le règne de George IV à la fin des guerres napoléoniennes…

Et David Cameron doit faire oublier les années « Tony Blair » et l’Afghanistan…

Aussi la participation à une aventure « libératrice », portée par d’aussi nobles valeurs que « Liberté ! » et « Démocratie ! » n’est-elle pas un bon investissement pour redonner quelque fierté aux « rosbif » moroses ? Une aventure sans grands risques dans sa première phase…


Quatre Eurofighter EF-2000 Typhoon, qui participent aux opérations en Libye

Du côté des « froggies », n’est-ce pas itou ?...

Le moral « français » est perdu dans la grisaille. Le bâtiment de guerre électorale du chef de l’Etat est plus mal point que le porte-avions « C.d.G. » dans ses plus mauvaises passes !

Que ce soit à « bâbord » ou à « tribord », il fait eau de toutes parts…

L’Armée si mal nommée « Grande muette », pour qui ne veut pas l’entendre, est dépitée au gré de près de 20 années de « réformes »…

Quoi de meilleur pour remonter le moral de tout ce monde qu’une bonne petite opération militaire, sans grands risques dans sa première phase, répétons le ?

Un peu de sang serait-il versé ? Quelques « bavures » ou dommages « collatéraux » assombriraient-ils le tableau ?

Qu’importe ! C’est sous la grande bannière de la « Liberté ! » et de la « Démocratie ! »…

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