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Liquider Mai 1968.

Lundi 4 août 2008 // L’Histoire

Nous sommes assommés de cantiques obligés de ces soixante huitards sur le retour dont la plupart sont devenus aujourd’hui des notables installés ou des hommes de pouvoir.

À une époque où l’on se fait fort de défendre le droit des minorités et la diversité des opinions, il est plus que nécessaire de briser le consensus et la pensée unique afin de discuter sans tabou sur les périodes troublées de note histoire contemporaine avant que la mythification en cours neutralise toute discussion plus objective. Les hommages nostalgiques ont donc essaimé et nous sommes assommés de cantiques obligés de ces soixante huitards sur le retour, dont la plupart sont devenus aujourd’hui, des notables installés ou des honnies de pouvoir. Les manifestations lycéennes, devenues un rituel printanier à l’approche du baccalauréat, font écho à ces hommages appuyés. Nous assistons à cette messe tous les dix ans, en 88 et en 98, comme si chaque génération voulait rallumer une flamme éteinte trop vite À défaut d’avoir un avenir on ressasse le passé en le déformant au passage pour les besoins de la propagande en place. Mais avec une vision brouillée du passé, on obtient une vision bien fausse du futur.

Les fameux accords de Grenelle, récemment élevés au rang de mythe inattaquable à l’occasion du Grenelle de l’environnement,ont entériné une pratique politique qui constitue une grave déviance de nos institutions. Quelle que soit l’issue des urnes, le dernier mot revient à la rue, dans un troisième tour permanent orchestré par les partenaires sociaux qui sortent ainsi outrageusement de leur rôle. Ces derniers participent ainsi au filtrage des politiques économiques autorisées, en les soumettant a des critères qui sont de véritables critères de Maastricht avant l’heure à la différence près qu’ils n’ont jamais été ratifiés devant aucun parlement.

Depuis les (vrais) accords de Grenelle, nos politiques ont toujours suivi la même direction : baisse du temps de travail, accroissement des minima sociaux, augmentations des salaires sans tenir compte des performances de notre économie réelle. Et toute politique n’appliquant pas ces principes, dans une logique de soutien à la consommation, fut de fait écartée de sorte que les alternances politiques ne furent qu’un leurre. Il y a les politiques économiques autorisées et celles qui seront définitivement interdites.

Le chemin de la prospérité.

C’est ce format qui nous a interdit d’envisager dans les années quatre-vingt les seules politiques qui s’imposaient dans le monde entier après la fin d’une période fondée sur la progression régulière des gains de productivité (qualifiée chez nous de Trente glorieuses), et qui ont permis à l’Angleterre et les USA de retrouver le chemin de la prospérité. C’est cet héritage qui nous a permis de ridiculiser Reagan et de diaboliser Thatcher alors qu’ils étaient en train de littéralement sauver leur pays du désastre tandis que nous poursuivions sur la voie tracée par les accords de Grenelle avec le passage aux 39 heures, la baisse de l’âge de la retraite et les augmentations de salaires sans rapport avec les gains sectoriels de productivité. Ce sont de telles ornières qui nous empêchent de traiter objectivement et dans toutes ses dimensions le problème du financement des retraites ou la question lancinante d’un chômage massif qui plombe notre société depuis 1973.

Des mythes intouchables.

Mai 88, mai 98, mai 2008, chaque décennie apporte son lot de célébrations sans se donner la peine d’exposer un regard critique sur les événements ainsi montés au rang de mythe national, devenu aussi intouchables que le Front populaire de 1936. Pourtant, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître qu’il y a une autre lecture des événements moins complaisant et moins glorieux. Car les accords de Grenelle n’ont en aucune manière stoppé les émeutes de mai 68. Malgré les concessions déjà irréalistes arrachées par les syndicats sous la pression de la rue, ce n’était pas suffisant et le gouvernement de l’époque s’est trouvé totalement dépassé, ce qui est le lot de tous gouvernements cédant à la passion de la rue.

En conséquence, un mois plus tard, c’est un million de Français qui descend sur les Champs-Elysées pour en appeler au général de Gaulle. Le gouvernement qui venait de signer les accords de Grenelle était ainsi désavoué.

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