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Lettre à J. KABILA, président de la République Démocratique du Congo

Mardi 29 novembre 2005, par NKANSA’S Nenthor // L’Afrique

Interpélation sur l’état des libertés individuelles au Congo

Excellence Monsieur le Président,

De la France où je me retrouve - malgré moi - en tant que "demandeur d’asile politique", ma conscience ainsi que mon patriotisme me poussent à vous interpeller sur le sort de notre beau et cher pays.

La RD CONGO, dirrigée par vous depuis janvier 2001, est un grand pays - aussi bien sur le plan demographique que culturel - au coeur de l’Afrique. Nullement besoin de dénombrer les exemples pour confirmer cette affirmation.

Aujourd’hui, en tant que congolais responsable, je refuse de faire comme tout le monde : en brisant la loi du silence. Notre pays se meurt à petit feu. Chaque fils de ce pays, expatrié ou non, doit ainsi apporter sa contribution, si modeste soit-elle, pour rédorer le blason terni de ce sous-continent.

Je me vois personnellement dans l’obligation de vous parler de la liberté d’opinion et d’expression. En tant qu’écrivain et journaliste indépendant, ce sujet me tient particulièrement à coeur. En effet, autrefois au pays, j’exerais cette passion afin de denoncer les maux de la société africaine en général et congolaise en particulier. Mes écrits ont suscité différentes réactionsc si bien que j’ai été indexé puis arrêté. Mon matériel informatique a été endommagé par les "agents de l’ordre", entendez par là police politicienne... C’est la raison pour laquelle j’ai fui, par la porte d’à côté, mon propre pays pour venir errer ici en France comme un vrai apatride.

Cependent, dans ce pays cher au général DE GAULLE, j’ai tout de suite noté une grande autonomie de collègues journalistes et écrivains. Ils sont craints et respectés car ils éduquent la masse. Ils ne sont pratiquementpas objets de chantage ni d’intimidations, ils ne sont pas non plus des mendiants professionneles : les espèces sonnantes et trébuchantes du public les intéressent rarement.

Sur base de ce constat, j’ai estimé que bous deviez intervenir pour que :

1- Réellement notre pays soit "democratique" surtout sur la liberté d’opinion et d’expression. Les débats contradictoires entre acteurs politiques ou membres de la société civile ne doivent pas être vus d’un mauvais oeil. "Du choc des idées, jaillit la lumière, dit-on.

2- Notre pays ne puisse plus figurer sur les différentes listes noires et peu elogieuses (établies notamment par Reporters sans Frontières, Journalistes en Danger, ...) des pays bravant la liberté de ses citoyens. Bien au contraire, nous devons maintenant donner le bon exemple aux autres nations.

3- Que les arrestations, enlèvements, assassinats, ... des journalistes, intellectuels cessent. Autrement, la fuite des cerveaux continuera au détriment de la nation conglaise.

Espérant que ma requête retiendra votre attention et contribuera à améliorer, tant soit peu, les conditions de travail déjà précaires des journalistes et écrivains congolais, je vous prie, Excellence Monsieur le PRésident, d’agréer l’expression de ma profonde gratitude.

Paris, le 16 mars 2005

MBIENGA NKANSA Erick

Ecrivain - journaliste indépendant.

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