Les quatre saisons d’une vie.

Mardi 31 janvier 2006, par Paul Vaurs // Mes poèmes

L’Automne, l’Hiver, le Printemps, l’Eté.
Les quatre saisons me rappellent un cantique que l’on chante à Noël. « Minuit Chrétien ».
Il naît, il souffre, il meurt, il ressuscite.

L’homme dispose de moyens de plus en plus efficaces pour rallonger sa vie terrestre, mais le jour viendra où il devra rejoindre l’Orient éternel.

La nature, elle, ressuscite chaque printemps, uniquement par la volonté du « Grand architecte de l’univers. »

Au printemps, la nature est promesse, les arbres pleins de sève laissent éclater leurs bourgeons, tandis que les jeunes gens comme ils le peuvent, cachent tant bien que mal leurs boutons.

Tous piaffent d’impatience, pour colorer, « de verte espérance », ce bel âge de 20 ans que tout le monde regrette et qui ne semble ne durer qu’un seul jour de la vie.

Ils sont beaux, ils sont forts les hommes et les arbres, tous bien verts dans cette bonne saison d’été.

Ils n’ont peur de rien, vivant intensément, pensant que cela va toujours durer, sans se rendre compte que pourtant le temps passe, et que déjà, bien des pages sont tour­nées.

Mais c’est dans le roux de l’automne que se dessine la vraie personnalité.

Que l’on soit homme, feuille ou arbre, chacun a alors sa couleur, sa forme, son caractère, et, on peut lire sur chaque être, sans trop de mal, ce qu’a été sa vie passée.

Et déjà, on doit dire adieu à bien des projets.

Et voilà, que sur le cœur des hommes et des arbres, l’hiver peu à peu s’est installé.

Après quelques joies et beaucoup de peine, une neige blanche recouvre les cheveux et les feuilles, qu’une méchante brise s’empresse de faire envoler.

On revoit alors sa vie passée, et l’on s’interroge dans la solitude d’une veillée.

Non je n’ai pas toujours été bien, je ne suis pas tout à fait le brave homme que je parais, j’ai commis nombreux d’erreurs, des fautes même,

Mais, jamais sans méchanceté.

Bien des fois, c’est vrai, j’aurais pu tendre une main secourable à celui qui me le demandait, à ceux que Dieu dans son immense amour, m’a fait, don.

Mais égoïste, comme la plupart de mes semblables, ne pensant, qu’à moi-même, je ne l’ai pas fait.

Et pour un court instant s’installe le temps des regrets. Mais se remord durera, le temps, que mon esprit s’apaise.

Car on se dit qu’après tout, l’homme est un loup pour l’homme, et que les autres comme lui n’ont, pas mieux fait.

Et voilà le jour où s’envolera dans les étoiles, la vie d’un homme, d’un arbre coupé, comme feuille qui vole pour une éternité.

Simples mortels, nous le sommes tous.
Aimez-moi, la main tendue et le cœur ouvert.

Les heures que j’ai passé avec vous restent dans mon souvenir comme une sorte de jardin embaumé.

Un crépuscule doré, avec une fontaine qui chante.

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