Les peuples les plus civilisés sont aussi voisins de la barbarie que le fer le plus poli l’est de la rouille disait Rivarol.

Jeudi 15 octobre 2009, par Gérard BRAZON // La France

En lisant ce Post (Un homme battu à mort) je revoyais les images d’un groupe d’Hyènes attaquant une Lionne isolée. Est-cela cette nouvelle France ? Est-ce cette société que "tout le monde" nous envie ?

Des "jeunes" qui attaquent des étudiants dans une Manif. Des retraités qui se vont tuer dans une émeute. Un homme qui se fait massacrer un soir dans une rue. Des manifs de protestations dont tout le monde se moque bien au final. Nous abordons une société devenue dangereuse sans doute par un excès de "compréhension" envers le coupable devenu victime par le jeu des médias et des lobbies associatifs.

Victime = Coupable ? Qui est qui ?

Victime celui qui agresse parce que ou sous prétexte qu’issu d’une société injuste, d’une famille explosée, de l’alcool, du chômage, d’un déracinement, que sais-je encore ?

Coupable le retraité qui proteste parce que l’on brûle ses poubelles ou celui qui prend des photos d’un lampadaire sur un trottoir ?

Victimes les étudiants protestataires parce que "petit bourgeois", "fils à papa", "enfants de nantis", des beaux quartiers ou supposés tels ?

Victime le violeur récidiviste sortie de prison à moitié de sa peine et qui recommence.

Coupable la femme, la jeune fille passant au mauvais moment et au mauvais endroit parce qu’elle était seule, qu’elle rentrait tard à la maison, faisait du sport dans un bois, trop exposée ?

Coupable = Victime ? Notre société perd les pédales ! A force d’excuses, de regards faussement humanistes, d’attitudes et de compréhensions systématiques, de pardons permanents, de deuxième chance automatique voire, de troisième chance, de laxisme judiciaire, d’irresponsabilité chronique ?

A force, la société ne sait plus. Il reste les familles dans la douleur qui écoutent ses discours de bonne société. La douleur et la haine ensemble chevillé au cœur pour le reste de la vie.

Aujourd’hui, la société va vers la rouille de sa civilité. La civilisation n’est pas, je le crois, la permissivité des hyènes et des loups dans un troupeau de brebis attaché au piquet ! "L’autorité a été abolie par les adultes et cela ne peut que signifier qu’une chose : Que les adultes refusent d’assumer la responsabilité du monde dans lequel ils ont placé leurs enfants" disait Annah Arend.

L’Histoire des peuples et des civilisations devraient nous permettre de comprendre que trop est sans doute l’ennemi du bien. C’est ce même Rivarol qui disait au XVIIIème siècle « Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir ».

Un peuple ou un groupe qui cesse de s’estimer ne peut que s’exprimer dans la violence. Il ne peut que détester la société dans laquelle il vit. Il finira par rendre la violence certaine si l’on ne met pas en place une politique de respect de l’autre et une vision d’avenir y compris par une autorité sans faille !

Sans doute et je m’en doute, il me sera reproché mon intransigeance mais je demande à ceux qui ne vivent ces débats qu’à travers les journaux du soir, de s’imaginer la réalité dans les cœurs de ceux qui les vivent dans leur chair, dans leur cœur et qui souvent vivent dans la peur.

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