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Les éventuelles candidatures à la candidature...

Mercredi 22 décembre 2010 // La France

Ci-dessus : Sainte Martine dans sa chapelle privée, prie pour que sœur Ségolène soit victime d’un arrêt cardiaque. À leurs côtés nous avons la mère supérieure qui d’un regard malfaisant jette l’opprobre sur St Dominique qu’elle voudrait voir emprisonner dans les geôles norvégiennes vu qu’elle n’a pu le voir moisir dans celle de la France républicaine.

ON NE SAIT plus très bien combien ils sont. Leur nombre est indéterminé. Il augmente tous les jours. Il se précise aussi à coup de petites phrases, de déclarations, de vives altercations. Il s’agit évidemment des candidats à l’éventuelle candidature à la candidature... Candidature à quoi ? À la première place. Évidemment. La plus haute, l’unique, la royale, la seule qui compte, celle à laquelle tous pensent du matin au soir et du soir au matin.

Toute l’intelligence politique du pays est concentrée sur cette question : la candidature à la candidature ! En est-il ou n’en est-il pas ? Et elle ? Veut-il y aller ou ne veut-il pas ? Et elle ? Comme dit l’autre, sous le nom générique d’hommes, j’embrasse aussi les femmes.

Ou plutôt, si l’on suit l’usage actuel, il faut dire d’abord : elle ou plutôt elles au pluriel. Nous sommes au pays des dames. Des dames, candidates aussi : il y en a partout ; elles se bousculent. Elles passent devant, paraît-il. Elles auraient le droit imprescriptible d’être nommées en premier. Il convient donc prioritairement d’interroger la rumeur : l’est-elle, candidate ? Le sont-elles ? Point de doute, c’est sous le nom générique de femmes qu’aujourd’hui on embrasse les hommes !...Oh, non, même pas. Les « ils » ne peuvent venir qu’après, bien après.

D’ailleurs, la première à s’être déclarée franchement, c’est une dame et qui a supplanté une autre dame gentiment consentante. Elle a un joli nom et son prénom est le nom même de la femme, celle qui fut la mère des Vivants et par qui l’humanité fut enfantée dans la douleur. Sa volonté à elle est d’effacer les péchés des hommes. Elle a promis la propreté, une mise en examen générale ; elle nettoierait tout, c’est son programme. Ce n’est pas une surprise, c’est une dame, la première dame à revendiquer la place pour 2012.

LES DAMES À L’ASSAUT

Les autres dames piaffent d’impatience. Il suffit de les écouter. Chacune de leurs phrases brûle de l’intime appel qui les fouette, de la vocation profonde qui les titille : il s’y entend, mêlé de pleurs et de rires, frémissant de toutes les émotions, ce moi, moi dont elles sentent qu’il ne peut être que furieusement bouleversant et, surtout, qu’il doit être vainqueur. Dans ce genre de bataille les dames gagnent ; elles ont déjà gagné. Il n’est pas sûr en revanche qu’elles aient vraiment gagné à gagner. Il est probable plutôt qu’elles ont beaucoup perdu, mais le savent- elles ? Tout est fait pour les perturber, les ébranler, les exciter.

La société s’est conformée à cette étrange nouveauté. Fini le « monsieur, madame si distingué de nos salons d’autrefois, fini le temps de l’antique honnêteté, de ce bon vieux « m’sieurs dam’s » de nos bistrots de nos boutiques. Aujourd’hui, c’est « madame, monsieur »... et monsieur souvent, nul ne sait ce qu’il est devenu. Allez demander aux dames candidate : leur homme ? Pfuitt... Qu’importe, puisque l’ordre de préséance est partout clairement affirmé : électrices, électeurs ; citoyennes, citoyens ; Françaises, Français. Ça fait chic, bon genre. Flatteuse et trompeuse apparence ! Cette prétendue galanterie est la dernière goujaterie. Voilà une invention de politiciens, une de ces cuistreries qui révèle leur ignorance. Nos chansons de gestes s’intitulent Tristan et Yseult et non l’inverse et c’est beaucoup mieux ainsi : pour Yseult d’abord, s’entend. La banalité la plus triviale et l’incongruité la plus sotte sont devenues les règles du discours politique. La démagogie est toujours vulgaire.

Chez nous, les dames étaient reines, les messieurs s’exposaient pour elles : à eux les coups. Ils passaient en premier dans les violences de la vie et ils s’effaçaient devant les dames sous les lambris charmants de la société. Cet effacement était une élégance ; on la disait française. Les mœurs politiciennes qui se sont étendues à tout, ont dévoyé la vieille courtoisie nationale. Il n’y a plus de gracieux effacement ; il n’y a plus de reines... On les a tuées comme les rois. On met son orgueil dans cet assassinat qui ne fut que la pire des stupidités. De pareilles mœurs nous font remonter à l’âge des tribus, des mégères et des butors.

DAME CONTRE DAME

Ces réflexions ne sont pas une diversion. C’est le cœur du sujet. Les dames sont maintenant persuadées qu’elles sont faites pour dominer. C’est pourquoi elles candidatent ; et elles sont bien décidées à ne pas se contenter de cette première candidature à la candidature ; elles veulent délibérément la seule et vraie candidature et, enfin, la place tant convoitée qui dans leur esprit leur est dévolue de toute éternité. Elles se croient faites pour ça ; elles concourent avec une indomptable énergie à la grande compétition, à gauche de la gauche, à gauche, à droite de la gauche, à gauche de la droite, à droite, à droite de la droite... De tous les côtés. Elles montent à l’assaut de la candidature. Elles sont sûres d’elles-mêmes. Elles n’ont même plus besoin de la ruse, l’arme des faibles. Elles jouent « la transparence » ; elles détiennent une force qui fait leur supériorité... C’est qu’elles ont tous les avantages : elles prétendent être elles-mêmes, donc, des femmes, et puisqu’elles sont tout simplement elles, les autres du sexe masculin ne peuvent que s’effacer ; elles exigent tous les égards, ce qui ne les empêche pas de porter tous les coups, comme les hommes.

Voilà qui leur donne toutes les chances. Elles auront le premier rôle dès le premier tour, soyez en sûrs. Et, peut-être, au deuxième tour de ces fabuleuses élections, les hommes assisteront-ils, avec le respect et l’admiration qui se doit, à un duel de dames. Dame contre dame ! Il y aura du sang, des larmes — on ne renie pas sans risque sa nature —, des égratignures et des cheveux arrachés. Se serreront-elles la main en fin de partie ?

LA RUSE DES HOMMES

Et les hommes, alors ? Eh bien, ils rusent ; ils sont maintenant comme des femmes, enfin les femmes de nos comédies d’autrefois, celles qui étaient de vraies femmes. Aucun d’entre eux ne se déclare vraiment ; certains font semblant de reporter l’échéance : ce sera pour plus tard, disent-ils. Car ils font tous dans le faux-semblant. En fait, ils sont obsédés. Par la chose, pauvres hommes ! Entendez par le truc, la place où, malgré tout, ils estiment devoir trôner ! Mais la chose leur échappe, pourrait leur faire défaut : ils vivent dans la crainte. Ils sont condamnés au stratagème, ils usent de rouerie, ils passent leur temps à feindre, ils font appel au subterfuge. Tout procédé éminemment féminin selon l’antique comédie.

Nul ne doit savoir qu’ils ont envie, qu’ils meurent d’envie... « Non, gémissent-ils, ça ne m’intéresse pas vraiment. Si je le fais, ce sera par nécessité, oui, par devoir. Ce n’est pas l’heure... Attendons encore I » Et quand ils sont pressés, leurs lèvres asséchés chuintent sourdement : « pas pour le moment, pas tout de suite ». C’est devenu leur jeu : une agaçante minauderie. En revanche, l’astuce consiste à s’approprier les moyens de parvenir au but : la machinerie partisane est nécessaire pour faire son coup. Pensez donc : mettre la main sur l’argent qui est toujours indispensable en ce genre d’affaires et récupérer à son profit le dévouement gratuit de tant de braves gens qui vous croient innocent. Les notes de frais se payent toujours après et on s’arrange toujours, n’est-ce pas. Même avec l’adversaire !

Il y a de quoi réveiller l’appétit des jeunes premiers. Les loups se devinent qui veulent vêtir l’habit du berger, du bon chef de parti, pour mieux croquer les brebis. Mais gare au loup s’il se met à ouvrir la gueule : comme dans la fable il sera immédiatement repéré... D’autres messieurs passent leur temps à se complaire dans les effets : ils se regardent dans la glace pour relever leur allure, un tantinet bravache, mutin, avec ces moues dédaigneuses qui sont la preuve claire d’un désir profond et inassouvi. Leurs bouches tremblent : je l’aurai, je l’aurai... C’est comme un murmure perpétuel qui révèle l’agitation de leur âme.

Il en est d’autres qui sont tapis dans les coins. Les vieux roublards qui se croient encore séduisants. Graves, vertueux, sages comme des cocottes qui savent que l’heure risque de passer mais qui sont suffisamment averties pour tenter le coup du côté du sérieux ; et puis leur vie est si riche d’expériences qu’ils espèrent encore provoquer le goût de l’aventure.

Il y a enfin ceux que l’on nomme les « recours » : ce sont des messieurs qui ont un secret. Nul ne sait quel il est. Mais il suscite l’attirance des cœurs. C’est le comble de l’habileté, le piège souverain, celui qui ne se révèle pas, mais qui doit marcher à tout coup. Les supputations vont bon train, l’intérêt monte. Ces « recours » répondront à la situation. Ils savent, ils pensent, donc, ils sont. Leur pleine existence est la raison de leur mystère : le destin les choisit pour mettre fin à la crise.
Le défilé de tant de candidates et de candidats à la candidature donne le tournis...et le spectacle, comique ou tragique selon l’appréciation, ne fait que commencer ! On croirait entendre Monsieur de Voltaire crier à chaque passage de candidat : aux petites-maisons, aux petites-maisons ! Car il n’est pas douteux qu’un homme d’esprit ne se sente dans un asile de fous en contemplant ce grotesque cortège. Tous les gens sensés savent en effet que la place enviée n’est plus aujourd’hui que celle d’un syndic de faillite.

Que la France serait belle et démocratique si nous avions un Roi ! Le peuple serait gouverné par ses élus et les valeurs républicaines seraient enfin respectées.

Revenons aux actes fondamentaux de la révolution Française.

La cinquième république n’est qu’une « démocratie autoritaire », qui ne respecte pas les valeurs immuables qui unissaient le peuple et son Roi en cette journée de gloire du 14 Juillet 1790.

Le 14 juillet 1790, à Paris, les Français fêtent l’union nationale autour du roi ; La France devient une Monarchie parlementaire.

Des fêtes civiques spontanées organisées çà et là dans les départements ont inspiré l’idée de cette grande fête d’union nationale aux députés de l’Assemblée constituante et au marquis de La Fayette, homme de confiance du roi. Les députés et les délégués de tous les départements, les « Fédérés » forment un immense cortège qui traverse la Seine et gagne la vaste esplanade du Champ-de-Mars.

Dans les tribunes, sur les côtés de l’esplanade, on compte 360 000 Parisiens auxquels s’ajoutent une centaine de milliers de fédérés, rangés sous les bannières de leur département.
La tribune royale est située à une extrémité du Champ-de-Mars, sous une haute tente. À l’autre extrémité, un arc de triomphe. Au centre de l’esplanade, Talleyrand, évêque d’Autun, célèbre la messe sur l’autel de la patrie, entourée de 300 prêtres en surplis de cérémonie.

Ensuite vient la prestation de serment. La Fayette, commandant de la garde nationale, prononce celui-ci le premier, au nom des gardes nationales fédérées : « Nous jurons de rester à jamais fidèles à la nation, à la loi et au Roi, de maintenir de tout notre pouvoir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et acceptée par le Roi et de protéger conformément aux lois la sûreté des personnes et des propriétés, la circulation des grains et des subsistances dans l’intérieur du royaume, la prescription des contributions publiques sous quelque forme qu’elle existe, et de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité ».

Après La Fayette, c’est au tour du président de l’Assemblée de prêter serment au nom des députés et des électeurs.

Enfin, le roi prête à son tour serment de fidélité aux lois nouvelles : « Moi, roi des Français, je jure d’employer le pouvoir qui m’est délégué par la loi constitutionnelle de l’État, à maintenir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et acceptée par moi et à faire exécuter les lois ». La reine, se levant et montrant le Dauphin :« Voilà mon fils, il s’unit, ainsi que moi, aux mêmes sentiments ».
Malgré la pluie, qui clôt la journée, le public retourne ravi dans ses foyers.

Liberté, libération, répartition équilibrée des richesses, tolérance, partage des pouvoirs. La France, est une Nation quasi ingouvernable. Droite ou gauche se heurte à un conservatisme désuet qui ne peut qu’affaiblir notre démocratie.

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