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Les entreprises françaises relèveront-elles le défi de l’exportation ?

Mercredi 19 septembre 2007, par Paul Vaurs // La France

À moins d’une inversion de tendance forte sur les six derniers mois de l’année, la France devrait enregistrer en 2007 un déficit commercial record de l’ordre de 30 milliards d’euros. Au premier semestre 2007, ce déficit a atteint 15,3 milliards d’euros, en hausse de 7 % par rapport au second semestre 2006. Cette évolution négative de notre balance commerciale est d’autant plus préoccupante que la bonne santé de nos échanges commerciaux est indispensable pour atteindre des objectifs de croissance du PIB supérieurs à 2%.

Il ne faudrait pas cependant, brosser un tableau uniquement noir de la capacité d’exportation de notre pays. Quatrième exportateur mondial de services, deuxième investisseur à l’étranger pour les pays membres de l’OCDE et troisième pays d’accueil des investissements étrangers, la France et ses entreprises profitent assez largement de la mondialisation. Même si la balance commerciale est dans le rouge, le niveau de nos exportations s’élève, au premier semestre 2007, au niveau record de 199 milliards d’euros. Mais nos importations ont augmenté et l’augmentation des prix de l’énergie contribue pour 2,6 milliards d’euros à notre déficit commercial. Comme d’autres de nos partenaires, nous subissons l’effet de la forte progression de la Chine sur la scène internationale.

Outre-Rhin, les entreprises nous montrent pourtant que la mondialisation peut être un atout pour nos économies occidentales. En cinq ans, la contribution de la France au commerce mondial est passée de 4,5 à 4% alors que, dans la même période, la part de l’Allemagne est passée de 8,2 à 8,9%. On comprend tout de suite qu’on ne peut pas désigner l’impact de l’euro fort comme responsable du mauvais résultat de notre balance commerciale, puisque ce même euro ne pénalise pas les entreprises allemandes. D’autant moins que, comme le souligne Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, « c’est à l’intérieur de la zone euro que se dégradent principalement nos exportations ». Il serait également faux de croire que nos entreprises exportatrices ne sont pas présentes dans les régions à forte croissance. Au premier semestre 2007, nos exportations vers l’Asie ont augmenté de 4%, contre 1,3% en moyenne.

Il faut noter en revanche que la production industrielle française stagne depuis 6 ans alors qu’elle a progressé de 15% en Allemagne. Pour le secrétaire d’Etat en charge du commerce extérieur, Hervé Novelli, les difficultés françaises sont « surtout le fait de facteurs structurels parmi lesquels figure le nombre insuffisant de PME exportatrices. En dix ans, le nombre de petites entreprises exportatrices a ainsi diminué de 10%.

C’est pour tenter d’inverser cette tendance qu’Hervé Novelli a installé durant l’été un groupe d’experts sur la simplification pour les entreprises. D’ici la fin du mois de septembre, il devra remettre à Bercy des propositions en vu de la simplification de la réglementation, de la simplification de la fiscalité et de la simplification du domaine social.

Et parmi ces propositions, des mesures fortes et opérationnelles devraient être intégrées au sein du pacte « Force 5 » qu’Hervé Novelli présentera dans les semaines à venir, dans le but d’améliorer la compétitivité des entreprises. Outre la simplification de l’environnement des entreprises, « réclamée de longue date par les entrepreneurs », ce pacte proposera des solutions pour soutenir l’innovation et faciliter le financement des PME.

Ces propositions de réformes seront d’autant mieux accueillies que les chefs d’entreprise semblent disposes à accorder au nouveau Chef de l’État et à son gouvernement un état de grâce propice aux investissements et à la relance de la croissance. Interrogés par l’Ifop pour le compte de Fiducial, les dirigeants de très Petites Entreprises, qui représentent 30% du PNB et 37% des emplois du secteur concurrentiel, ont retrouvé, après l’élection de Nicolas Sarkozy, un niveau de confiance (66% ont confiance dans leur propre activité) qui n’avait plus été atteint depuis l’élection présidentielle de 2002.

Mais cette confiance s’érodera rapidement si elle n’est pas nourrie par des signes, des facteurs, des événements positifs, à la fois tangibles et durables, attendus par les entreprises.

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