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Les élections sont-elles nécessaires ?

Mardi 7 février 2012 // La France

Dans un éditorial du « Nouvel Obs » de novembre 2011, Laurent Joffrin écrivait : « A quoi bon organiser des élections si, comme en Grèce, en Italie, en Islande, c’est la pression de la finance internationale qui fait et défait les gouvernements ?.. »

Effectivement, en ce début d’année, bien des citoyens sont sceptiques quant à l’utilité des élections qui se préparent. Ils constatent que les programmes, des représentants des grands partis surtout, se ressemblent voire se confondent sur les grands sujets qui préoccupent le peuple.

En ces temps de délabrement des valeurs républicaines, l’abstention pourrait se comprendre. Cependant, majoritairement, les Français, très attachés à l’exercice démocratique par voie électorale, considèrent qu’elle reflète un comportement incivique. Par contre, il paraît opportun de réfléchir sur l’interrogation présentée par le « Nouvel Obs » afin d’évaluer la valeur et l’utilité actuelles d’un bulletin de vote. En effet, à quoi servent les élections lorsqu’on sait, avec certitude, que la puissance financière a déjà choisi, en catimini sans doute, parmi les candidats, les « bons candidats » jugés aptes pour faire appliquer des directives prétendues politiques mais en réalité mises au point par les financiers et leurs économistes dévoués.

Les marchés commandent et les politiques sont chargés de diffuser leurs plans d’austérité et de régression sociale, économique, environnementale, compatibles avec les orientations imposées par les maîtres de la finance. Ainsi, au deuxième tour, le rôle de l’électeur sera réduit à choisir le vainqueur parmi les deux postulants déjà admis à l’examen d’un premier tour obscurci par les puissances de l’argent. Souvenons-nous de la pression exercée récemment sur un postulant majeur au poste élyséen afin qu’il soit moins précis et plus modéré sur le sujet brûlant d’une éventuelle sortie du nucléaire à reporter, de préférence, aux calendes grecques !

Demain, que pourra-t-on attendre du candidat élu, qu’il soit de droite, de gauche ou d’ailleurs ? Des changements notables ? Certainement pas ! Plutôt un immobilisme rassurant pour le système économique ou, au mieux, une apparence d’alternative supportable par les économistes affidés des hauts financiers.

De nos jours ; on peut penser que seul un candidat lisse et malléable, ayant été convaincu de la nécessité de supprimer, modifier ou minorer les objectifs ambitieux qu’il s’était fixés lors de sa campagne, sera considéré comme candidat apte à l’exercice des plus hautes fonctions, un candidat qui « sait faire » pour constituer une majorité silencieuse et servile. Sa préoccupation essentielle consistera à éviter de contrarier ces lobbies de la finance, du nucléaire, des OGM... qui lui dictent les « bonnes solutions ».

Pour qu’enfin la pratique politique redevienne crédible et respectable, il est urgent qu’elle se délivre de sa dépendance aux puissances corruptrices du « profit à tout prix ». En effet, les citoyens, toutes obédiences confondues, sont de plus en plus nombreux à réclamer un revirement radical des comportements des élus. Ils veulent des professions de foi claires, avec des projets précis et réalisables, exposés dans un vocabulaire compréhensible pour tous, écartant définitivement les nuisances des pontes du fric dont l’objectif caché est de précipiter la démocratie dans un gouffre abyssal.

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