Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

Les comptes d’Apothicaire de l’environnement.

Jeudi 14 juillet 2011 // La France

Le rapport annuel de la Commission des comptes et de l’économie de l’environnement, dans son édition 2011 qui vient d’être livrée, présente les grandes tendances des comptes de l’environnement. Ceux-ci doivent être bien compliqués à établir puisqu’ils soldent l’année 2009 et donnent seulement les premiers résultats partiels pour 2010. Leur principal enseignement est qu’ils confirment que l’« économie verte » a été relativement épargnée par la crise. Construit conformément aux nomenclatures comptables internationales, ce rapport évalue chaque année les dépenses consacrées en France à la protection de l’environnement et à la gestion des ressources naturelles. Il mesure la production des activités spécifiques à ces domaines, ce qu’il appelle les « éco-activités », dont il décrit également les financements.

En 2009 en France, la dépense nationale consacrée à la protection de l’environnement s’est élevée à 45 milliards d’euros, en hausse de 1,2% par rapport à 2008. La progression a été plus particulièrement marquée pour ce qui est des dépenses de protection de l’air ambiant et du climat (+ 15%) ainsi que de recherche et développement (+ 10%). En matière de gestion des déchets et des eaux usées, la dépense s’est pour sa part stabilisée. Les éco-activités ont généré dans le même temps un excédent commercial de 750 millions d’euros, malgré la baisse de la production économique d’ensemble. En cette année de crise, l’emploi environnemental s’est même offert le luxe de légèrement progresser (+ 0,7%). Concernant la production d’énergie, entre fin 2009 et fin 2010, la puissance raccordée de la filière éolienne a augmenté d’un quart et celle du photovoltaïque, sur le même intervalle, a plus que triplé, en lien avec la progression de 78% de la dépense totale consacrée à cette filière en 2009. La production de biocarburants, la valorisation énergétique des déchets urbains et la réalisation d’investissements dans le domaine de la géothermie ont également été en progression.

En 2010, les premières tendances observées annonceraient un rebond des éco-activités grâce à la reprise dans la collecte et le traitement des déchets (+ 5,9% de chiffre d’affaires pour la collecte de déchets), la réhabilitation du sol et des eaux polluées (+ 25% d’agrItulteurs biologiques) et la récupération (+ 58,9% de chiffre d’affaires). Les offres d’emploi progressent de nouveau (+ 13%) et les métiers verts s’avèrent source de création nette d’emplois. Les métiers d’entretien des espaces naturels, notamment, sont privilégiés tant au niveau de la demande, dont ils représentent près de la moitié, qu’au niveau de l’offre, avec environ un tiers des propositions d’emploi.

Ces chiffres corroborent les propos tenus par Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre en charge de l’Ecologie et du développement durable, lors des Premières rencontres nationales des métiers de l’économie verte le 14 juin dernier :« Aujourd’hui et en particulier depuis la crise, le verdissement de notre économie est une clé essentielle de la compétitivité. Ce verdissement est l’affaire de tous les secteurs économiques, de toutes les branches professionnelles, et il concerne tous les niveaux de compétences, des métiers manuels aux métiers d’ingénieurs et d’encadrement. 11 concerne aussi bien l’industrie et les services que l’agriculture. Avec 950.000 emplois dans les domaines de l’économie verte, l’investissement environnemental est devenu une véritable source de croissance économique. »

Reste à mesurer s’il s’agit d’une véritable mutation de notre économie ou du succès d’un de ses pans somme toute marginal.

Vous trouverez le rapport en cliquant sur le lien ci-dessous : http://www.developpement-durable.gouv.fr/

Répondre à cet article