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Les Martyrs de Boulogne honorés par Nicolas Sarkozy.

Enfants de France, soyez fiers de vos aînés

Mardi 22 mai 2007, par Paul Vaurs // L’Histoire

Pour sa première cérémonie officielle de chef de l’État, Nicolas Sarkozy a rendu un émouvant et symbolique hommage à de jeunes résistants fusillés peu avant la Libération de Paris, au Bois de Boulogne.

« Passant, respecte ce chêne. Il porte les traces de balles qui ont tué nos martyrs », peut-on lire sur un panneau posé sur un arbre.

Non loin, une stèle de pierre blanche où sont inscrits 35 noms. Ceux de jeunes étudiants, âgés pour la plupart de moins de 25 ans, tombés sous les balles allemandes dans la nuit du 16 au 17 août 1944. C’est dans cette retraite paisible du Bois de Boulogne, à l’ouest de Paris, que Nicolas Sarkozy a présidé sa première cérémonie de président de la République.

« Ce qu’ils incarnent est invincible. Ils ont dit « non » au déshonneur, » « non » à la fatalité, « Non » à la soumission, « non » au déshonneur, « non à ce qui rabaisse la personne humaine » a dit le Président Sarkozy sous une petite tente blanche dressée au milieu des arbres.

Ce « non » continuera d’être entendu bien après leur mort, parce que ce « non », c’est le cri éternel que la liberté humaine oppose à tout ce qui menace de l’asservir. Ce cri, nous devons l’entendre encore, a ajouté le chef de l’État, visiblement ému, devant plusieurs centaines de personnes recueillies.

Dans assistance, nombre de lycéens, d’anciens combattants portant décorations et drapeaux, et des personnalités les présidents des deux Assemblées Patrick Ollier et Christian Poncelet, l’ancien Premier ministre Pierre Messmer et l’amiral Philippe de Gaulle, fils de homme du 18juin 1940.

En début d’après-midi, Nicolas Sarkozy était allé se recueillir sur la tombe du Soldat inconnu sous Arc de Triomphe, puis devant les statues de Georges Clémenceau et du général de Gaulle au Rond-Point des Champs-Elysées. Des gestes lourds de symbole avant son départ pour Berlin, où il devait rencontrer dans la soirée la chancelière Angela Merkel.

Lettre de Guy Môquet.

À la cascade du Bois de Boulogne, la cérémonie a débuté par le dépôt, au pied de la stèle, d’une gerbe de fleurs en forme de Croix de Lorraine tricolore iris bleu, oeillets de poète blancs et roses rouges.

Le Choeur de l’armée française a ensuite entonné une sombre et poignante Marseillaise qui fut suivie, après les discours, du Chant des partisans.

L’historien Max Gallo a pris la parole en premier pour rendre hommage aux
jeunes héros, dont il a égrené les noms. Ils « sont l’incarnation de l’âme
de la Nation qui construit son unité à partir de la diversité, bien avant l’an
987, la Monarchie Carolingienne, puis nos illustres Rois Capétiens ; La
République, est une parenthèse non négligente, mais elle n’a qu’un siècle d’existence.
Le patriotisme français est né de l’amalgame des différences. » A-t-il
souligné dans un grand silence.

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : Dynamite...

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

La lettre d’adieu de Guy Môquet à ses parents - « Ma petite Maman chérie,
mon petit Papa adoré » - lue par une jeune élève a ému aux larmes une partie
du public, dont Nicolas Sarkozy.

Au début de son discours, le chef de l’État a annoncé que ce texte serait lu
dorénavant dans les lycées. Lors de la campagne électorale, il avait déjà
fait référence au jeune résistant fusillé à Chateaubriand (Loire-Atlantique)
à l’âge de 17 ans et demi le 22 octobre 1941. C’est un grand moment, ça
marquera les élèves. L’exemple de ces jeunes peut effectivement les toucher,
a déclaré à Reuters après la cérémonie, Guy Riquet, directeur du lycée
Saint-Dominique de Neuilly-sur-Seine.

Il n’a toutefois approuvé qu’à demi-mot l’idée de faire lire la lettre de
Guy Môquet, qui suppose selon lui une mise en condition des élèves. « Il
faut quand même l’expliquer, essayer de faire en sorte que les élèves soient
en mesure de la recevoir. Comme ça, telle quelle, à la rentrée... « Je pense
que ça demande beaucoup de préparation », a-t-il dit.

C’est à l’issu d’une visite le 5 mai, au plateau des Glières, haut lieu de
la résistance en Haute- Savoie, que Nicolas Sarkozy a eu l’idée de cette
cérémonie post-investiture. « Il n’y a pas de plus beau symbole que de
terminer la campagne présidentielle par ce haut lieu de l’occupation
nazie », avait déclaré le candidat à la veille du second tour. François
Mitterrand avait fait de la roche de Solutré son lieu de pèlerinage favori.
Nicolas Sarkozy pourrait lui, se rendre chaque année au plateau des Glières.

Lettre de Guy Moquet à sa Maman, 10 minutes avant d’être fusillé.

VOICI LE TEXTE de la dernière lettre du résistant communiste Guy Môquet.

« Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé.
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier, ma petite
maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que
ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que
je souhaite de tout mou coeur, c’est que ma mort, serve à quelque chose. Je
n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger
et Rino « mes « frères de combat ». Quant au véritable, je ne peux le
faire, hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles
pourront servir à Serge, qui, je l’escompte, sera fier de les porter un
jour. A toi, petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’a ma petite maman, bien
des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux
pour suivre la voie que tu m’as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis, à
mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un
homme.

17 ans et demi, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de
vous quitter tous, Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te
demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de
surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous,
toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d’enfant.
Courage ! Votre Guy qui vous aime. »

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