Les « Démocraties », où l’amnésie de l’Occident.

Gaulois rappelle toi !

Dimanche 13 septembre 2009 // Le Monde

Les faits sont là, nous avons en occident un culot monstre, nous voulons jouer aux redresseurs de torts, alors que par un passé récent, notre conduite envers des Nations dont la pauvreté est incontestable, et où les habitants manquent de tout, notre comportement peut s’apparenter à une sorte de barbarie dominatrice. Nous avons l’outrecuidance de reprocher à celles et ceux qui ne demandaient (Il y a un demi-siècle) qu’une chose, « l’indépendance » ; cette indépendance que les gouvernements qui dirigeaient la France, ont décolonisé des Nations incapables de s’assumer, fautes de cadres, et d’éducateurs. Ces États nouvellement indépendants eurent pour les dirigé des Dictateurs qui commencèrent à se remplir les poches, avec la complicité honteuse de la France. Et le peuple dans tout cela, ? il subit calamitée sur détresse, des guerres tribales qui trop souvent aboutirent à d’horribles génocides.

Regardons davantage la paille qui se trouve dans les yeux d’un enfant colonisé, plutôt que de mettre un voile sur la poutre qui nous a servie à l’oppresser lui et ses parents. L’oppression de la pensée conduit à la révolte du cœur. La dictature sans contrôle et sans responsabilité, la dictature masquée, honteuse, indirecte, la dictature des armes ou du silence. La grande passion de ces temps-ci, c’est la passion de l’avenir, c’est la passion de ce temps social... « Eh bien, l’instrument de cette passion actuelle du monde moral, c’est la presse, c’est l’outil principal de la civilisation ».

Nous Français qui voulons êtres les chantres des valeurs des droits de l’homme (uniquement pour toutes les Nations), « sauf pour la nôtre. »

Je ne citerai que deux États que nous avons colonisé, (car la liste serait trop longue), en employant des moyens tous autant barbares que ce que l’on reproche aujourd’hui à Monsieur Poutine, ou hier, à Sa Majesté Hassan II.

En Algérie, mais avant en Indochine, en Afrique noire, en Tunisie et au Maroc etc. Le nombre global de morts Arabes varient suivant l’idée que celui qui les avance, est respectueux de la vérité, ou s’en éloigne. De 300 000 ou de 500 000 à 600 000 (d’après Le Monde, sept. 1985) ou d’après l’amiral de Gaule. (France-Soir, 19-3­-1992). En 8 ans, 55 000 Européens civils et militaires sont tués (dont 25 000 par accidents), 180 000 musulmans, +10 000 victimes d’assassinats organisés par le FLN.

D’après la charte d’Alger, il y avait, au 19-3-1962, trois cent mille orphelins, 1million de martyrs, 3 millions de personnes déplacées, 400 00 détenus et internes, 300 000 réfugiés (au Maroc et en Tunisie), 700 000 émigrés vers les villes.

Victimes civiles du FLN. De 1954 à 1962. Européens tués 2 788, disparus 875 Musulmans tués par attentats 16 378, disparus 13 296 (sans tenir compte des blessés décédés, des victimes de ratissages et regroupements).

Victimes de l’0 A S (de 1961 à 1963) 24 000 Algériens.

Bilan militaire Français du 1-11-1954 au 19-3-1962. Force de l’ordre en Algérie. Effectifs engagés : Deux millions.

Supplétifs. En 1961, il y avait au moins 250 000 musulmans ( Un millions avec leur famille) engagés dans la lutte contre le FLN. Catégories : Harkis ( lire en novembre 1954, officialisés 8-2-1956) membres d’une harka (mouvement, expédition), unité d’auxiliaires musulmans de statut civil rattachée à une unité militaire française.

Les harkis devaient choisir ; retour à la vie civile avec prime, contrat de 6 mois de personnel civil des armées, ou engagement dans l’armée dans la limite des places disponibles. Ils pouvaient demander à être transférés en France (la majorité préféra être licenciée sur place). 150 000 seront massacrés par le FLN. Les officiers Français voulaient rapatrier en métropole l’ensemble des harkis se trouvant en AFN ; Mais de Gaulle leur a répondu : « Je ne veux pas de Bics en France ».

En mai 1962, le gouvernement français craignant de faire le jeu de l’OAS interdit les initiatives d’officiers qui tentaient de transférer leurs anciens subordonnés en métropole, et ordonna leur refoulement. À partir de juin, les harkis menacés furent recueillis dans les camps militaires en nombre limité. Entre 1962 et 1970, 43 000 furent évacués en métropole (dont la moitié en 1962). Le recensement de 1968 ferait état de 85 000 Français musulmans nés en Algérie (138 000 avec leurs enfants nés en France).

Et au Maroc ? Toi ma France, mon Pays, toi qui donne des leçons aux autres, regarde ton passé, et modère tes avertissements sur les États où les droits de l’homme sont bafoués puisque l’élève que tu es, a fait pire.

En 1914-18 ; 5 régiments de tirailleurs marocains combattent en France (34 000 morts ) Guerre du Rif en (1921-26) Abd el-Krim (1882-1963) proclame la guerre sainte (djihad) contre l’Espagne.

En 1924 après le retrait des Espagnols sur la côte, Abd el-Krim menace Fès et Tanger.

En 1925 Abd el-Krim attaque les troupes françaises en août, le Maréchal de France Philippe Pétain arrive, guerre totale, Lyautey démissionne. Théodore Steeg (1868-1950) résident général. Après l’unification du commandement militaire espagnol et français, Abd el-Krim est battu et se soumet, déporté à la Réunion, il s’échappera à Port-Saïd d’un navire le ramenant en France. (3-5-1947) et mourra en Egypte le 6-11-1963.

1927 Moulay Mohammed en berbère Mohammed ben Youssef le plus jeune de ses 4 fils monte sur le Trône.

En 1929 Lucien Saint (1867-1938) résident général. 1930-16-5 dahir (décret) berbère établi par le protectorat pour diviser les Marocains, en Arabes et Berbères.

En 1933 Henri Ponsot résident général.

Résistance berbère du Haut-Atlas contre la France. En 1934 soumission des derniers dissidents. Un comité d’action demande l’abolition du protectorat, scission en 1937 une tendance forme Istiqlal avec Allal el-Fasi (1943), une autre le Parti démocratique de l’indépendance (1946).

En 1936 Marcel Peyrouton résident général, puis, Le Général Charles Noguès.

En 1937 Franco promet l’autonomie au Maroc Espagnol.

En 1942 débarquement allié. En conférence de Casablanca, Roosevelt-Churchill. Gabriel Puaux commissaire général.

En 1944 manifeste de l’Istiglal réclamant l’indépendance. Emeutes à Rabat, Casablanca, Fès après arrestations de chefs nationalistes. En 1947, à Casablanca, troubles, 65 tués par les soldats Sénégalais.

Discours de Tanger ; le Sultan fait l’apologie de la Ligue arabe et se pose en chef suprême du nationalisme.

Le Général Alphonse Juin (1888-1967) résident général demande au Sultan de désavouer l’Istiglal. Les Berbères du Glaoui, pacha de Marrakech, menacent Rabat et Fès.

En 1951 le Sultan refuse de désavouer l’Istiglal, et Juin rompt avec lui.

En 1952 lettre du Sultan au Pt Auriol demandant la révision du protectorat, à l’ONU, les USA soutiennent les Nationalistes. Le 6-9- 52 émeutes à Casablanca (40 morts).

En 1953 début de la campagne animé par la Résidence demandant la déposition du Sultan. Des notables Marocains déclarent le Sultan déchu de ses droits ; Troubles à Marrakêch, Casablanca, Oûjda.

Sa Majesté le Sultan est destitué, le Général Guillaume l’arrête et l’exile avec sa famille, en Corse, puis à Antsirabé (Madasgascar) en janvier 1954.

Moulay Mohammed Ibn-Arafa (1889-1976), oncle de Mohammed Ben Youssef, proclamé sultan par Oulémas de Fês. Influence de Si Thami el-Glaoui pacha de Marrakech. Création de Présence française « ultra », animée par 2 médecins radicaux-socialistes, les docteurs Eyraud et Causse).

Gilbert Grandval (1904-1981), résident général, réclame l’abdication des 2 sultans et la formation d’un gouvernement.

En juillet 1955 à Aix-les-Bains, les 5 membres du comité interministériel « Edgar Faure, Pierre July, Robert Schuman (ministre, de la Justice), Antoine Pinay (ministre. des Affaires étrangères), le Général Koenig (ministre, de la Défense), consultent les représentants des Français du Maroc, et de toutes les tendances Marocaines.

Plan en 5 points ; Abdication d’Arafa, institution d’un Conseil gardien du Trône, formation d’un gouvernement d’union nationale, nécessité d’obtenir la caution de l’ancien Sultan et de le ramener en France.

Le Général Catroux rencontre Mohammed Ben Youssef à Antsirabé. Le 1er Octobre 1956, Ibn Arafa se retire à Tanger, et Le Glaoui demande la restauration de Mohammed Ben Youssef.

Le 31-10-1956 le Sultan est à Beauvallon (Var).

Arafa abdique. Le 2-6-56 accords de La Celle-St-Cloud entre Mohammed Ben Youssef et Monsieur Pinay (Pt du Conseil) ; la France accepte l’indépendance du Maroc.

Le 16-11-1956 Mohammed Ben Youssef rentre à Rabat. Il est reconnu comme Sultan, puis comme Roi en 1957, il prend le nom de Mohammed V.

1961 Hassan II (né le 9/7/1929), fils de Mohammed V et de Zahwa (Noire), 35° descendant du Prophète en droite ligne, 17ième Souverains Alaouite.

En juillet 1999 Sa Majesté Hassan II rejoint le ciel, c’est son fils qui devient Roi sous le nom de Mohammed VI. Que Dieu le protège, et que la France cesse de critiquer les choses ignobles quel reproche à d’autre, quelle face d’abords, « puisque c’est à la mode » des « prières et des pardons » de repentance.

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