Les Banlieues, et la difficulté de ses habitants, à s’intégrer au reste de la population.

Mardi 12 septembre 2006, par Paul Vaurs // La France

Une question, n’a jamais trouvé de réponse : « Et si les loyers payés chaque mois servaient à acquérir l’appartement du banlieusard au bout de 8 ans ? » Certes l’Etat devrait participer à l’acquisition ; Mais on est en droit d’espérer que la jeunesse serait respectueuse d’un « chez-soi » qui ne pourrait que prendre de la valeur. Il est indispensable que celui qui habite en banlieue sache qu’un jour il sera chez lui.

La croissance urbaine, de plus en plus sensible depuis le milieu du XIX° siècle avec la révolution industrielle, fait que la ville se projette hors d’elle-même. En effet, la distance croissante entre le domicile et le lieu de travail, due à la spécificité des zones d’activité , centres d’affaires ou zones industrielles, et des zones résidentielles, suppose le développement des moyens de communication. Autour de la ville est apparue une « urbanisation démesuré », une banlieue, souvent très étendue. Celle-ci comprend un ensemble d’unités administratives qui, extérieures à la ville, vivent néanmoins en étroite symbiose avec celle-ci et demeurent dans son orbite, même si le genre de vie d’une partie de la population reste en partie rural.

La banlieue constitue, pour la ville, un exutoire pour le trop-plein de sa population (surtout si celle-ci préfère l’habitat individuel) ; Un espace pour ses plus encombrantes fonctions (aéroports, gares de triage, réservoirs d’eau, centrales électriques, etc.), « un centre d’approvisionnement en produits maraîchers, fruitiers et laitiers, enfin un lieu de détente et de loisirs, et, pour les retraités, un lieu de repos ». Mais aujourd’hui la banlieue se structure avec des centres secondaires spontanés ou volontaires, en même temps qu’elle se dilue.

Le terme « banlieue » est apparu dans la langue française dès le XIII° siècle. Il vient du mot « ban », qui désignait la proclamation d’un suzerain s’appliquant à un territoire autour d’une ville. La banlieue était une couronne d’une lieue, où s’exerçait la juridiction de l’autorité citadine en raison de la proximité de la ville. Ce territoire était soumis à certains règlements d’administration et de police pour des raisons militaires et économiques : par exemple, ne pas gêner les fortifications et la défense, écarter les artisans qui pourraient travailler pour la ville sans être soumis aux règlements des corporations, etc. La banlieue, à l’origine, correspond donc davantage à des notions d’ordre juridique et administratif qu’à l’idée d’expansion urbaine et de peuplement.

Mais hors de l’enceinte, en général au-delà de chaque porte et de part et d’autre des routes quittant la ville, dès que s’instaure un minimum de sécurité, apparaissent des noyaux de peuplement : les faubourgs, souvent foyers d’activités commerciales ou artisanales puis industrielles. Leurs habitants, les forains, sont, eux aussi, soumis à des mesures de contrôle, notamment quant à leurs constructions et leurs activités. Lorsque les faubourgs deviennent importants, ils sont en général annexés à la ville et l’enceinte est reportée plus loin, ce qui peut s’être produit à plusieurs reprises pour de grandes villes comme Paris. La banlieue devient Faubourg puis Ville.

À partir du XVII° siècle, le terme banlieue désigne par extension les environs immédiats d’une ville, perdant ainsi son sens juridique et administratif. Mais la banlieue, au sens moderne, dépendance directe de la ville, vivant en osmose avec elle - est née surtout du chemin de fer et de la révolution industrielle.

Toutefois, l’influence de la ville sur son environnement rural immédiat est bien antérieure à ce phénomène moderne ; elle se manifeste très tôt, notamment par le développement de l’agriculture maraîchère, de l’élevage laitier et de l’aviculture, par le creusement des carrières, par la construction de routes rayonnant autour de la ville, par la multiplication de la propriété rurale citadine et des résidences de plaisance avec parcs privés.

Plus tard, la ville déverse sur sa banlieue la population qu’elle ne peut plus loger. Elle rejette aussi à sa périphérie ce qui l’enlaidirait ou l’encombrerait mais qu’elle doit garder dans son voisinage : Carrières et sablières, zones non constructives, terrains militaires, usines, gares de marchandises et de triage, autoroutes, aéroports, stations d’épuration d’eau potable et d’eaux usées, centrales gazières et thermiques, décharges d’ordures, parcs à ferraille et à voitures réformées, dépôts de stockage pour charbon, pétrole et bois, etc., hospices et maisons de retraite, asiles, hôpitaux, cimetières, stades et terrains de sports, hippodromes, etc.

Par cette expansion spatiale continue, la ville submerge la campagne. Or, le plus souvent, le sol a été marqué par des aménagements ruraux dont l’origine est fort ancienne : Tracé des chemins, morcellement parcellaire (formes et dimensions des parcelles), types de clôtures (fossés, talus, végétation), modes d’utilisation du sol (bois, champs, jardins), sites d’habitat. Il est rare que certains de ces aménagements, même devenus inadaptés et en partie effacés, ne se manifestent pas encore dans le paysage actuel de la banlieue, même très anciennement urbanisé ; les plus durables sont le tracé des voies et du parcellaire.

La valeur croissante du sol et des constructions, ainsi que la plus-value qui en résulte, refoulent peu à peu et sans cesse plus loin les utilisations sans rapport avec le prix du sol qu’elles occupent : grande culture, maraîchage, entrepôts, artisanat, petites industries, logement des petites gens, etc., pour leur substituer des usages plus rentables : logements de luxe, bureaux, commerces. C’est la cause principale de l’extrême morcellement du sol urbain, de la multiplication et de l’accélération des mutations foncières, de la densité croissante. Toutefois dans certains pays - surtout scandinaves, germaniques, anglo-saxons - la constitution de réserves foncières par les collectivités locales peut supprimer ou freiner la plus-value et ses conséquences.

C’est la voie ferrée qui, assurant le transport massif et quotidien des travailleurs ou des denrées et matières premières, a permis aux villes de franchir un seuil de croissance et de devenir agglomérations en se donnant une banlieue au sens moderne du terme. Jusqu’en 1850, il n’existait pas dans le monde d’agglomération urbaine de plus de 5 kilomètres de rayon et dépassant les deux millions d’habitants ; les deux plus importantes étaient Londres et Paris.

Mais l’influence des chemins de fer n’a pas été immédiate. Il a fallu que les gares de banlieue deviennent plus nombreuses, les trains plus rapides et plus fréquents, notamment avec l’électrification, le coût des trajets quotidiens plus accessible avec les cartes d’abonnement. Cela a demandé, selon les pays, entre un demi-siècle et trois quarts de siècle.

Comme les chemins de fer empruntent de préférence les vallées ou les plaines côtières, c’est là que se sont répandues les coulées de banlieues et c’est ainsi, surtout par l’intermédiaire des voies ferrées, que le relief a joué un rôle dans l’expansion de la banlieue. Aujourd’hui, avec le développement de la circulation automobile, les autoroutes suburbaines et leurs échangeurs jouent un peu le rôle des voies ferrées et des gares. Par ailleurs, l’usage généralisé des moyens de transport individuels a permis l’urbanisation de secteurs mal desservis, le comblement des vides du tissu urbain.

Selon l’éloignement du centre de la ville, on parlera de proche, moyenne ou grande banlieue, mais il s’agit davantage de distance-temps que de distance kilométrique. En général les trajets selon des rocades sont plus difficiles et plus longs que les trajets selon des radiales. Si l’ordonnance du centre urbain porte le plus souvent la marque d’une volonté organisatrice et d’une recherche esthétique, de la banlieue se dégage souvent une impression de confusion et d’improvisation. Les règlements d’urbanisme ont été moins stricts que dans la ville. On y cherche en vain une pensée ordonnatrice. La banlieue constitue un espace et un cadre de vie inorganisé et incomplet. Toutefois font exception, du moins en partie, les cités-jardins et les villes nouvelles, répandues surtout dans les pays anglo-saxons et scandinaves. C’est la banlieue conçue et prévue qui s’oppose à celle qui a poussé sans règles.

Caractéristiques de la banlieue moderne.

Ces caractéristiques sont les suivantes :

  1. un plus faible pourcentage d’espace bâti, une plus grande place de l’habitat individuel, une plus faible densité d’occupation du sol .
  2. une urbanisation souvent spontanée, sans aucune idée directrice, et l’insuffisance des équipements collectifs.
  3. l’absence de pôles assez importants pour contrebalancer l’attraction exercée par le centre de la ville.
  4. un déficit d’emplois par rapport à la population active résidente.
  5. le morcellement administratif.

 On peut distinguer différents types fonctionnels de banlieue :

La banlieue résidentielle, appelée souvent banlieue-dortoir, où les activités sont réduites, où la nature des immeubles et du paysage change en fonction du niveau de vie de la population : banlieue bourgeoise, banlieue ouvrière. Elles peuvent être, l’une ou l’autre, aussi bien habitat collectif qu’habitat individuel. Le premier peut être confortable et le second très médiocre ;

Les banlieues industrielles, maraîchère, de détente ou de loisirs. Des types mixtes sont très fréquents : par exemple banlieue d’usines et de résidence ouvrière. Ce sont en général les plus gros établissements industriels, ceux qui exigent le plus d’espace, ceux dont le voisinage est le plus gênant, qui se sont installés en banlieue.

Sur la frange extérieure, les espaces non bâtis se multiplient : terrains vagues, jardins et parcs, terrains maraîchers, etc., et la banlieue devient semi-rurale. Au-delà, dans les villages et communes, ruraux et citadins cohabitent de plus en plus, notamment retraités, travailleurs à domicile ou aux horaires souples. Chacun cultive son jardin. C’est la « périurbanisation » ou « rurbanisation ».

La densité de population résidente varie beaucoup : de 30 habitants à l’hectare dans les banlieues riches d’habitat individuel, comme c’est le cas au sud de Londres.

Dans les banlieues ouvrières d’habitat collectif comme à Saint-Denis, elle peut atteindre 1 000 dans les quartiers denses du centre urbain.

Aménagement et vie de la banlieue

Si la banlieue possède quelques pôles secondaires, quelques satellites, « souvent d’anciennes petites cités absorbées », ceux-ci ne parviennent pas à contrebalancer l’influence du centre de la ville. La gare et la rue qui y conduit constituent le centre de la vie, les lieux de rencontre, la porte constamment ouverte sur le monde attirant du centre urbain et de ses activités, à la fois si proche et si différent.

Un type de mode de vie s’est constitué, celui du banlieusard qui se caractérise essentiellement par ses migrations journalières. À niveau de vie égal, une distinction fondamentale s’opère entre ceux qui travaillent loin de leur domicile, « la majorité des actifs et des étudiants » et ceux qui ne s’éloignent guère de leur résidence, s’intègrent bien moins à la vie de l’agglomération ; Mais en revanche participent davantage à la vie locale, principalement les femmes sans profession, les enfants, les retraités, les commerçants, les travailleurs des services locaux. Mais l’emploi « induit », c’est-à-dire répondant aux besoins de la population à son lieu de résidence, n’équivaut bien souvent qu’à 15 ou 20% de la population active résidente. L’appareil commercial s’avère presque toujours déficient, surtout pour les commerces non quotidiens, raison supplémentaire de déplacements vers le centre.

Dans les pays développés où le niveau de vie est plus élevé, où les transports en commun sont plus denses, plus fréquents et mieux organisés, où l’usage des moyens de transport individuels, notamment de l’automobile, est beaucoup plus répandu, l’habitat individuel est plus fréquent : c’est le cas surtout des pays anglo-saxons et scandinaves. Mais dans les pays sous-développés, il n’est guère représenté que sous la forme dégradée des bidonvilles comme c’est le cas notamment ou en Afrique, ou les favelas au Brésil, etc.

En général, le morcellement administratif rend beaucoup plus difficile qu’en ville la coordination nécessaire pour effectuer l’aménagement, l’équipement ou la restructuration. La nécessité d’un organisme coordinateur à l’échelle de toute agglomération s’impose de plus en plus. La solution urbanistique consiste dans la mise en place d’un réseau hiérarchisé de pôles. Certains peuvent être les noyaux, rénovés, d’anciennes petites villes, tandis que des villes nouvelles permettent de structurer d’avance les futures zones péri-urbaines d’extension de la banlieue. L’amélioration des conditions de vie du banlieusard implique donc : la création de centres puissants et attractifs, la multiplication des équipements collectifs et des emplois sur place, l’amélioration des transports.

Car ce qui justifie la taille de l’agglomération, ce sont les possibilités de choix qu’elle offre, notamment en ce qui concerne le marché du travail et les loisirs, c’est la proximité de multiples activités solidaires les unes des autres, sous réserve, toutefois, des coûts de fonctionnement relatifs par habitant de la grande agglomération. La recherche de l’autonomie de secteurs géographiques de banlieue n’a aucun sens. La relative proximité d’un vieux centre urbain important n’a pas que des inconvénients. C’est pourquoi la réalisation d’un excellent réseau de transports (non seulement de radiales, mais de rocades) constitue, avec des pôles d’attraction propres, les facteurs principaux d’une promotion de la banlieue.

Le phénomène contemporain des banlieues a été en grande partie marqué par l’explosion urbaine dont les effets périphériques ont empêché une croissance quelque peu ordonnée là même où d’importants brassages sociaux eussent mérité un encadrement efficace. Il soulève ainsi, à la faveur des turbulences suscitées, d’importants problèmes d’adaptation et d’insertion de populations immigrées - nationales et/ou étrangères - qui cherchent souvent en vain une identité nouvelle.

La crise sociale. Le contraste est saisissant, surtout dans les pays industrialisés, entre les centres-villes, qui bénéficient de coûteuses actions de rénovation ou d’aménagements de zones piétonnières, et les banlieues laissées à l’abandon ou intégrées à des zones urbaines qui ne profitent pas de la dynamique d’expansion de l’espace périurbain. Insérées entre des centres-villes qui constituent les vitrines du pôle régional, attirant milieux d’affaires, touristes ou badauds en quête de loisirs, et le périurbain « aéré » qui favorise l’exurbanisation des activités ainsi que des lotissements résidentiels convoités, les banlieues souffrent de leur exiguïté, de l’encombrement et d’une réelle obsolescence. Seuls des cas exceptionnels rendent encore certaines d’entre elles attractives socialement. Les villes nouvelles, rares toutefois, eu égard au poids spatial et démographique des banlieues, échappent à ce carcan, ayant réussi à façonner de nouveaux centres d’impulsion en pleine périphérie d’agglomération, démentant la prétendue fatalité des franges urbaines.

Dans l’ensemble, les évolutions contradictoires des banlieues et les violentes atteintes architecturales, urbanistiques, sociales, culturelles dont celles-ci ont été victimes ont généré un milieu propice à l’irruption de graves difficultés sociales. S’il est un tissu urbain qui incite à réprouver l’urbanisation tentaculaire de notre époque, c’est sans doute en premier lieu l’« univers » des banlieues avec ses grands immeubles collectifs d’habitation, ses barres horizontales, ses chandelles et tours, la faiblesse des dessertes commerciales et des services de première nécessité, une distribution plus que parcimonieuse d’espaces verts et de jeux ou de loisirs ; construits en toute hâte pour répondre aux besoins gigantesques des grandes agglomérations, avec un souci de confort moderne encore inconnu ailleurs, il est vrai, ces bâtiments manquaient néanmoins - en dépit d’une salubrité certaine - d’un environnement convivial ; dotés d’un minimum d’équipements, ils permettaient à des ménages aux revenus modestes ou moyens de s’abriter, dans la mesure où des politiques d’habitat social offraient encore - dans les États développés - des aides au loyer.

Parallèlement à cette poussée, de nombreuses entreprises établies à proximité durent fermer leurs portes, dépassées technologiquement ; ainsi augmenta la durée des flux de migrations quotidiennes. L’absence de véritable politique d’urbanisme social renforça les déséquilibres : à Paris, les banlieues résidentielles s’accrurent à l’est alors que les emplois tertiaires centrés autour de constructions spéculatives de bureaux se multiplièrent à l’ouest. Au début des années 1990, la fermeture symbolique de la Régie Renault à Billancourt consacre la fin d’une période : celle qui a pourvu les habitants des banlieues d’activités de proximité.

Les échecs successifs et les effets déstructurants, spatiaux et sociaux, ont concentré dans les banlieues les problèmes sociaux les plus aigus de notre époque. Chômage, pauvreté, marginalisation affectent d’importantes catégories de la population, en majorité d’origine étrangère, dans les États avancés d’Europe et d’Amérique. Il n’est donc pas étonnant de constater que ces banlieues soient devenues des foyers d’explosion sociale. La notion de fracture sociale, avant d’être étendue à la ville et à l’urbanisation dans son ensemble, puis aux contrecoups spatiaux de la progression exponentielle des activités tertiaires, s’est nourrie du terreau de la « banlieusardisation ». C’est la banlieue qui, par la dissociation initiale entre une population marginalisée à tous égards, au revenu moyen inférieur au seuil de pauvreté, et une majorité d’habitants vivant et travaillant dans le noyau urbain, a accéléré la partition spatiale de la société contemporaine. Depuis la fin des années 1980 surtout, cette fracture spatiale est devenue sociale, intégrant à l’ensemble du tissu urbain le phénomène de marginalité.

Esquisses de solutions.

La « sarcellite », nom donné à la « maladie » des grands ensembles français au courant des années 1950, lorsque les répercussions déprimantes des nouvelles constructions « concentrationnaires » furent incarnées, aux yeux des observateurs, par Sarcelles, a éveillé l’attention des responsables sur ces stigmates de l’inconscience urbanistique. Il a fallu cependant une quarantaine d’années pour être acculé aux remèdes de choc, au moins dans les États développés. Ainsi, sous la présidence de George Bush, les émeutes à Los Angeles ont pris une proportion telle que l’armée fédérale américaine a été appelée à intervenir, sans résoudre en lui-même le problème de la marginalisation métropolitaine.

Les pays en développement continuent à aggraver leur situation : Mexico et Lagos accumulent des problèmes insolubles à leur périphérie. À Fez, certaines banlieues se hérissent de maisons construites dans l’illégalité, sans règles de sécurité, qui sont détruites par les autorités dès leur détection. Dans les D.O.M.-T.O.M., des habitats insalubres accumulent les difficultés : à Saint-Denis (émeutes dans le quartier du Chaudron au début des années 1990), Nouméa, Pointe-à-Pitre ou Fort-de-France, l’absence d’intégration est accentuée dans les banlieues hâtivement aménagées au cours des années 1970.

Dans un pays tel que la France métropolitaine, la création, en 1991, d’un ministère d’État de la Ville a donné lieu à l’établissement d’un constat des carences essentielles. La même année est votée une loi anti-ghetto et introduite une solidarité urbaine entre villes pourvues et celles qui le sont moins. Le budget de la Ville sera ensuite en augmentation : des écoles et des stades sont ouverts, les services publics sont appelés à s’installer sur place ; l’îlotage est développé.

Il est vrai que les États fédéraux, telles l’Allemagne et l’Autriche, assument mieux les problèmes de leurs banlieues. Suisse et Japon réduisent à leur façon les tensions en limitant à l’extrême l’immigration étrangère. Les banlieues demeurent dans leur majorité des verrues sociales.

Une question, n’a jamais trouvé de réponse :: « Et si les loyers payés chaque mois servaient à acquérir l’appartement du banlieusard au bout de 8 ans ? Certes l’Etat devrait participer à l’acquisition ; Mais on est en droit d’espérer que la jeunesse serait respectueuse d’un « chez-soi » qui ne pourrait que prendre de la valeur. Il est indispensable que celui qui habite en banlieue sache qu’un jour il sera chez lui.

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