Les Anglais ont des problèmes de faire voile.

par Xavier Walter « de Politique Magazine. »

Mardi 12 décembre 2006, par Xavier Walter // L’Europe

Les Anglais ont des problèmes de faire voile. N’ont qu’à faire comme nous
 ! Il y a, quatre ans, Chirac, sur le ton qu’il affectionne, asséna qu’aucune
tradition ne « saurait prévaloir contre les lois de la République ». Fallait
comprendre qu’une loi suffisait - foi de jacobin - à, garder le pays du
péril que représentait pour son idéal égalitaire le hadjeb porté par
certaines musulmanes pour éviter la tentation l’oeil masculin ou montrer
leur soumission au Miséricordieux.

Ledit objet (en même temps que tout signe religieux visible, y compris
médailles et crucifix portés par les Français depuis des siècles) est venu
nourrir l’inflation législative, a été proscrit des lieux publics pour la
plus grande victoire de la « Chose » du même tonneau. Illusion légiste !
Sauf tyrannie de l’utopie, la loi ne l’emporte jamais sur la force d’inertie
de l’usage, n’était à, très long terme contre productrice terme. Elle peut
être contre-productive. Regardez la rue :: Voiles toujours plus nombreux La
loi est impropre à contenir ce qui - de près ou de loin - ressortit la
foi, D’ailleurs, sans dimension métaphysique la loi n’est qu’une cravache.
Elle a marché contre la tiédeur catholique française, ses options maçonnes,
sont impuissantes contre l’islam. Seule une France sûre de son histoire et
de son christianisme originel contiendra l’invasion. Les musulmans et nous,
nous opposerons sur le même terrain spirituel. Il faut une bonne dose d’angélisme
républicain, pour penser que la creuse trilogie légale Liberté Égalité
Fraternité, permette de l’emporter.

La pseudo-neutralité dite laïcité qui nie l’existence sociale du lien
religieux vaut autant qu’un « Pouce, je ne joue plus / » dans un combat à
mort. Elle est aux yeux du mahométan d’autant plus blasphématoire qu’elle
repose non sur un désir de paix intellectuelle et sociale, mais sur les
appétits de raisonneurs politiciens. En 1880-1900, la France vote mal ; il
faut y neutraliser les conservateurs absurdement dispersés d’ailleurs,
souvent monarchistes et catholiques. « La Gueuse » s’en prend au Christ et à
saint Pierre sous l’autorité de la baliverne « philosophique. »

Après le bavardage contre l’infâme et l’humour qui souffle à l’esprit fort
de coasser (grenouille de bénitier) ou de croasser (oh, le corbeau) au
passage d’un « ratichon on fait une loi qu’avalisent des parlementaires
malléables parce que compromis dans les scandales financiers, et on estime
que le pays s’y est rangé. Ce que la majorité veut (fût-ce par défaut), l’histoire
le commande : C’est un acquis de 1789 et de ses soubresauts ultérieurs.

Faut-il que la manoeuvre politicienne qui relègue le christianisme dans une
intimité coupable (réactionnaire !) soit admise comme une détermination de
l’histoire ? Outre que le « sens de l’histoire » est une invention
hégélienne il est grave que la négation du christianisme demeure en France
un des ressorts qu’on agite pour juger du « progrès » ou de la « réaction »
de la « liberté » ou de la servitude.

Dussent les « frères » à chapeau-clac de la III° se retourner dans leurs
caveaux civils, face à un islam sûr de soi, le salut de la France passe par
une apologie de la religion catholique et la reconnaissance de son
influence sur notre civilisation. Le Français qui se réfère seulement à
1789, 1793,1905 pourparler de l’identité française est un ignorant, un
imbécile ou les deux. Taire le rôle intellectuel spirituel et social que le
catholicisme a durant quinze siècles, exercé sur la patrie française, est
une aberration. Entre autres calamités, elle fait le lit de l’islam qui pour
vaincre n’a d’autre peine à se donner que d’exister Et il existe, voyez se
multiplier voiles, « barbus » à calotte blanche, mosquées, librairies
coraniques et boucheries halal. C’est au christianisme qu’il faut revenir
afin de lutter armes égales avec les prosélytes d’un islam porteur d’espérance,
donc d’assurance, pour un nombre sans cesse plus grand de.. Français. La
France a une chance de demeurer française si elle jette au ruisseau l’inepte
bonnet phrygien et redevient la « fille aînée » d’une Église où Benoît XVI
entend rendre toute sa place l’intelligence comme à la charité !

Le billet de Jacques Trémolet de Villers

Bon ! C’est décidé ! C’est Ségolène ! Avant les médias et les analystes de la
politologie, les chansonniers de Montmartre l’avaient annoncé. Il y a des
lieux où souffle l’esprit. Sur ces collines, il n’est pas rare de trouver
plus de sagesse dans les propos de deux ânes que dans tous les discours des
sages et des savants. Nicolas Sarkozy a déclaré que, pour lui, c’était une
bonne chose. Il est serein. Ainsi voyons-nous les prévenus célèbres au
moment d’entendre le jugement qui les condamne. Ils sont toujours sereins.
Mais, en réalité, comme dirait Alain Duhamel, Ségolène lui vole tout, la
vedette, la rupture, les nouveautés l’opposition. Elle récupère sa campagne.
Elle est sécuritaire sans être ministre. Etant candidate-et seulement
candidate - elle a pour mission de faire rêver, ce qui n’a jamais été le
charisme propre l’état de « premier flic de France ».

On dit qu’elle ne fera pas le poids, dans, un face à face avec notre
super-brillant débatteur. Sans doute. Mais ce qui est encore plus évident, c’est
que, dans ce face face, quoiqu’il arrive, elle sortira victorieuse.

Si elle gagne, elle gagne si elle perd, elle triomphe. On n’affronte pas une
femme, même avec une rose, Et, en plus, la rose, c’est elle qui la tient.

Mais que le second tour se loue entre Sarkozy et Ségolène ou entre
Jean-Marie Le Pen et Ségolène, dans le deux cas, avec le grand coup d’épaule
des médias qui défendent le produit qu’ils ont fabriqué et le petit coup de
pouce de ce qui restera des débris de l’Élysée, Ségolène sera élue. La
République, alors, tombera en quenouille. Nous ne serons plus dans le rêve
de Mary Poppin’s. Car, alors il faudra gouverner.

L’état de grâce, pour elle, c’est maintenant, et jusqu’au second tour, mais
pas après. Telle est la rançon de la douce illusion féminine On ne peut pas
être et avoir été. La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle
a. Il faut choisir entre continuer à plaire et se décider à gouverner.
Gouverner, cela veut dire, ramener la paix, dans les banlieues, dans la rue
 ; transformer les écoles les lycées, les universités en véritables
instituts d’éducation et de transmission du savoir ; réduire la dette de l’État
 ; réduire la dette de la sécurité sociale ; réformer le régime des retraites
 ; réduire les charges fiscales des familles et des entreprises pour relancer
la consommation ; l’investissement et l’embauche ; libérer le droit du
travail ; refaire une armée, ne serait-ce que pour encadrer les chantiers de
jeunesse pour primo-délinquants rendre un sens la Justice ; donner confiance
à la police ; définir une politique européenne et une politique étrangère.

Énoncer le programme, c’est décrire le dénouement de la pièce. La dame
blanche de l’Élysée virera au rouge ou au noir. Lady Nunuche risque fort de
nous jouer Lady Macbeth.

La fermeté vis-à-vis des syndicats ne bénéficiera pas, comme de l’autre côté
de la Manche, de l’ombre tutélaire et souveraine de The Queen. Royal est à
elle-même sa propre reine. Elle prétend à la fois faire rêver et gouverner.
Comme on dit sur la Butte « encore un peu de temps et tout ça finira très
mal. ».

Alors ? Dissolution ? Cohabitation ? Élections anticipées ? Mais après
Ségolène, personne n’y croira plus. La quenouille est à terre et le fil est
cassé. Pour recoudre le tissu, il faut refaire un métier.

L’histoire n’est pas nouvelle. Ainsi firent les centurions à la fin de la
République, en désignant Auguste, ainsi les évêques de la Gaule romaine
agonisante, en baptisant Clovis, ainsi les maires du Palais désignant
Charlemagne, ainsi les barons d’un royaume fragile en élisant Capet, ainsi
les Directeurs d’un Directoire écroulé en appelant Bonaparte. ainsi les
bourgeois révolutionnaires en 1830, en appelant Louis-Philippe, ainsi les
mêmes, en 1848, en appelant Louis-Napoléon, le neveu du premier, ainsi,
encore les mêmes en 1870, en se confiant à Monsieur Thiers, ainsi le
Gouvernement et l’assemblée affolés, en 1940, avec Pétain, ainsi les mêmes
en 1944 avec De Gaulle, encore les mêmes en 1958, avec le même..

Tant vaut le Prince et tant vaut le principat. À la lumière de notre
histoire, le meilleur, indiscutablement, c’est le Capétien.

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