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Le volcan islandais Eyjafjöll.

Mardi 18 mai 2010 // Divers

Je souhaite que mes amis internautes réfléchissent sur le fait que des États peuvent envoyer des êtres humains sur la lune, que ces États peuvent envoyer des fusées sur la planète Mars, et qu’ils se révèlent inopérants fasse à l’éruption d’un volcan qui perturbe notre vie dans tous ses éléments. Nul, n’a la potentialité d’y mettre un terme. Seuls, la Nature et son Créateur pourront décider de quoi demain sera fait.

Sans préjuger de la suite, un diaporama vous invite à vous imprégner de l’atmosphère qui régnait en Islande certains jours d’avril...

Petit voyage aux abords de l’Eyjafjöll, volcan habituellement recouvert par un glacier (ou une calotte glaciaire) qui répond au doux nom de « Eyjafjallajökull »...

Entre « Feu et Glace » !

Atmosphère, Atmosphère ?...

Le volcan islandais Eyjafjöll, endormi depuis près de 190 ans est entré en éruption le 20 mars 2010. Après une première phase d’activité de trois semaines, le volcan est entré depuis le 14 avril dans une seconde phase, plus explosive, à l’origine d’un nuage de cendres qui rend impossible tout trafic aérien au dessus d’une grande partie de l’Europe.

L’Islande, une île volcanique instable

L’Islande est une île résultant de l’activité d’un point chaud et de la dorsale médio-atlantique. Cette dorsale caractérise l’écartement entre les plaques nord-américaine et eurasienne. Elle forme une gigantesque chaîne de volcans sous-marins sur 15 000 km de long. Les deux plaques s’écartent à raison de 2 cm par an. L’Islande en est la seule partie émergée en raison du point chaud situé à l’aplomb. Cette île est presque en totalité composée de roches volcaniques et comporte de nombreux volcans actifs (environ 130) dont un grand nombre est couvert de glaciers. Le volcan actuellement en éruption est situé sous le glacier Eyjafjallajökull.

Le volcan Eyjafjöll

Situé à 160 km au sud-est de la capitale de l’Islande, Reykjavík, le volcan Eyjafjöll est un stratovolcan composé d’une alternance de couches de cendres, de lave et de roches éjectées par les éruptions antérieures. Il est situé sous un glacier d’environ 200 m d’épaisseur qui culmine à 1666 m d’altitude. Ce volcan âgé de 700 000 ans possède peu d’activité historique : autour de 550, 1612 (l’éruption a alors duré seulement 3 jours) et 1821-1823 où l’activité volcanique a duré plus d’un an. Malgré ses éruptions, il est plutôt moins actif que les autres volcans présents dans cette zone volcanique de l’Islande.
La fin de l’éruption de Eyjafjöll coïncide avec le début en 1823, de l’éruption du Katla, qui a été l’éruption la plus violente d’Islande au cours de ces 200 dernières années.


Coupe de l’Eyjafjöll et du Katla - © Páll Einarsson

Les éruptions de 2010

Les premiers signes de cette éruption sont apparus en Avril 2009, lorsque des séismes ont été enregistrés à 20-25 km de profondeur sous le volcan Eyjafjallajökull. Cette sismicité a été suivie d’une période de calme jusqu’à fin décembre 2009, lorsque le gonflement du volcan a commencé.

Cette éruption se subdivise en deux phases bien distinctes entrecoupées par deux jours d’inactivité le 13 et 14 Avril 2010. En parallèle avec cette coupure dans l’activité, la chimie du magma a été totalement modifiée.

Première phase : 20 mars - 12 avril 2010

Le 20 Mars 2010, peu avant minuit, l’Eyjafjallajöll entre en éruption de manière excentrée par rapport au sommet de l’édifice. Le point d’émission se situe au niveau du col séparant l’Eyjafjallajöll du volcan voisin le Katla. Les premiers séismes précurseurs de cette éruption ont été enregistrés par le réseau de surveillance islandaise en Avril 2009. Cette éruption est une éruption fissurale (comme souvent en Islande). La fissure s’étend sur 800 mètres de long. Elle est caractérisée par l’émission de jets de lave s’élevant à plus de 200 mètres de hauteur. Elle présente une activité effusive sous la forme de fontaines et d’épanchements de lave. Les coulées de lave ont atteint une superficie totale d’environ 1,3 kilomètres carrés sur une épaisseur moyenne de 10 à 20 m. Le cône de scories[1] fait plus de 82 m de haut.

Cette première phase émet un magma très primitif, un basalte à olivine (47% de SiO2), dans la partie latérale de l’édifice, entre l’Eyjafjallajökull et le Katla.

"Les premiers résultats des analyses sur les produits volcaniques émis par la première phase suggèrent que le magma de l’éruption est d’origine profonde. Il s’agit donc d’un magma basaltique très riche en gaz, ce qui explique (en plus de la fonte du glacier) l’importance du panache. Ce transfert de magma profond pourrait correspondre à l’arrivée d’un grand volume de magma, impliquant donc une éruption longue (semaines, mois) et volumineuse (coulées de lave très importantes). " (Laboratoire Magmas et Volcans)

Deuxième phase : à partir du 14 avril 2010

Après une accalmie de deux jours, la deuxième phase est plus violente et plus explosive. L’Eyjafjöll entre en éruption et émet un important volume de gaz, cendres et scories sous la forme d’un panache volcanique. L’éruption a fracturé plusieurs centaines de mètres de calotte glaciaire et provoqué une fonte brutale de la glace. Les écoulements d’eau, de boue et de débris dus à cette fonte ont entraîné d’importantes inondations et obligé les autorités à évacuer 800 personnes. Une zone circulaire, dépourvue de glace suite à sa fonte, d’environ 200 mètres de diamètre et une nouvelle fissure de 2 km de long ont été observées près du sommet du volcan. Le fort caractère explosif est dû tout d’abord à l’interaction eau-magma et au violent choc thermique entre de la glace à zéro degrés qui se trouve violemment vaporisée par un magma à plus de 1000°C. Cette énergie contribue de manière importante à fragmenter la roche au niveau du point d’émission produisant des particules très fines qui sont expulsées actuellement jusqu’à 10 km d’altitude. Cette deuxième phase émet un magma plus différencié et donc plus explosif, un trachy-andésite (58% de SiO2), dans la partie sommitale de l’édifice. C’est cette deuxième phase qui est responsable de l’expulsion du panache à presque 10 km d’altitude et qui a pour conséquence la très forte perturbation du trafic aérien européen.

L’Institut des Sciences de la Terre islandais a effectué une estimation des matériaux qui ont été expulsés par le volcan dans les trois premiers jours.

Au total, 140 millions de m3 de téphras ou pyroclastes[2] ont été éjectés. Les pyroclastes étant compressés à leur sortie du cratère, cela correspond à environ 70 à 80 millions de m3 de magma , soit un débit moyen de 300 m3 ou encore 750 tonnes de magma par seconde. ! C’est 10 à 20 fois plus important que lors de la première phase éruptive du 20 mars 2010 sur le cratère Fimmvörðuháls.

Un nuage de particules d’un kilomètre d’épaisseur !

La plupart des particules émises font moins de 300 micromètres (0,3 mm) et environ un quart de la masse des particules émises est le fait de fines particules dont la granulométrie est inférieure à 10 microns, désignées en PM10 notamment dans les mesures de pollution atmosphérique.

Des chercheurs français[3] ont pu observer l’arrivée du nuage de poussières volcaniques au dessus de Paris le 16 avril 2010 : d’une épaisseur d’un kilomètre et situé vers 6 km d’altitude, celui-ci est descendu ensuite vers 2 km d’altitude à partir du 18 avril. " Un second panache, vraisemblablement aussi d’origine volcanique, a également été observé le 19 avril vers 3 kilomètres d’altitude " notent les scientifiques du CNRS.

Des mesures effectuées le 19 avril au dessus de la Grande-Bretagne par ballon-sonde ont montré que le nuage de cendres était positionné à une hauteur de 4 km pour une épaisseur d’environ 600 m (Met Office)
Article et vidéo sur : http://www.notre-planete.info/actualites/

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