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Le souvenir de Georges Pompidou.

Lundi 8 août 2011, par Jean-Gabriel Delacour // L’Histoire

Le 5 juillet dans le Cantal, Nicolas Sarkozy a célébré le centième anniversaire de la naissance de Georges Pompidou, décédé il y a trente-sept ans. Cet agrégé de lettres très lié à Léopold Senghor qui dira : « C’était l’ami le plus loyal qui fut et notre amitié a résisté à toutes les épreuves », par ailleurs ancien directeur général de la Banque Rothschild - nationalisée en 1983 -, a occupé une place très particulière dans la V° République. Après avoir été, sous la présidence du général de Gaulle, Premier ministre du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968 le record de durée à ce poste, il est devenu le 19° président de la République, du 20 juin 1969 à sa mort le 2 avril 1974.

Cette curieuse continuité a été ainsi décrite par l’intéressé, le 16 mai 1969, lorsqu’il a présenté sa candidature à l’élection présidentielle : « J’ai fait mon apprentissage, j’ai fait des fautes comme tout le monde, mais je ne crois pas avoir été indigne de ma fonction [...]. Et puis est venu mai 1968..]. Il fallait d’abord rétablir l’ordre progressivement mais fermement et sans ...] nous jeter dans la guerre civile. Il fallait remettre la France au travail. Et puis il fallait déjouer le complot politique, faire comprendre à l’opinion ce qui se passait [...]. C’est à ce moment que j’ai compris que, quand viendrait le jour, je n’aurai pas le droit de me dérober ».

Ces années furent une autre époque. Le chef de l’Etat, dans son allocution à Montboudif, l’a justement noté pour expliquer le « demi-oubli » dans lequel son prédécesseur est tombé : « La mort de Georges Pompidou coïncida avec la fin de ce que l’on appelle " les trente glorieuse " dont il avait été la figure la plus marquante et qu’il avait, pour ainsi dire, incarnées ».

Georges Pompidou fut surtout, tout en gardant ses convictions, un homme d’équilibre. Créateur du ministère de l’Environnement, il n’en poussait pas moins à la modernisation. S’étant rapproché des Britanniques et des Américains, il n’en défendait pas moins l’indépendance de la France tout en poussant à la réalisation de l’Europe. Admiratif de l’action des grands corps de l’Etat, il n’en demandait pas moins aux administrations de ne pas tracasser les Français. Ayant compris-la crise de civilisation, il s’attachait à réconcilier ses compatriotes avec leur passé et leur géographie pour qu’ils ne deviennent pas chez eux des déracinés qui ne croiraient plus en rien.

En dehors des anciennes études d’Eric Roussel (1984), de Louis Muron (1994) et de Jean-Pierre Corcelette et Frédéric Abadie (1994), on peut actuellement se procurer :

Joël Fouilheron, Le Cantal de Georges Pompidou, Aurillac, Quelque part sur terre, 2011,180 pages
Alain Frerejean, C’était Georges Pompidou, Paris, Fayard, 2011. [première édition : 2007], 448 pages.

Par ailleurs, on trouve toujours son Anthologie de la poésie française, parue en 1961
et rééditée à plusieurs reprises. Lui-même ressentait « la poésie du soleil et celle de la brume, la poésie de la découverte et celle de l’habitude, de l’espoir et du regret, de la mort et de la vie, du bonheur et du malheur ».

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