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Climat.

Le rechauffement climatique.

Est-il inéluctable ?

Jeudi 8 mars 2007, par Paul Vaurs // Le Monde

Celle fois, le doute n’est plus permis. Le réchauffement climatique va bouleverser profondément notre planète et hypothéquer lourdement l’existence des générations à venir. Et l’homme est clairement désigné comme le responsable principal de cette catastrophe annoncée. Le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), présenté le 2 février dernier, l’annonce sans équivoque, même si, par rigueur scientifique, il admet une part d’incertitude, d’ailleurs marginale.

Concrètement, notre planète va donc connaître un millénaire de réchauffement avec pour conséquence principale une fonte des glaces polaires induisant une hausse du niveau des mers pouvant atteindre 59 centimètres à la fin du siècle, tandis que se multiplieront les phénomènes météorologiques extrêmes, tels, que les cyclones ou les canicules.

Sur le plan humain, cela se traduira par l’émigration de populations entières dont le territoire sera devenu inhabitable (désertification ou inondations). Selon une étude publiée par l’ONU, le nombre de ces « réfugiés climatiques » pourrait atteindre les 50 millions de personnes avant 2010, et ce n’est certainement qu’un début.

Ce qui rend ces chiffres encore plus tragiques, c’est l’apparente inéluctabilité du phénomène. Tout se passe comme si les pouvoirs politiques et économiques rivalisaient de bonnes intentions sans pouvoir faire grand-chose. Un hiver exceptionnellement doux, une canicule inhabituelle nous rappellent la réalité du réchauffement climatique ; Mais aucune mesure visible ne semble être appliquée. Le fameux protocole de Kyoto, malgré ses engagements précis, reste dans le domaine de l’abstrait pour la plupart de nos concitoyens.

A ce point de vue, la Conférence sur la gouvernance économique mondiale lancée par Jacques Chirac, ne peut qu’être saluée. Le Président de la République a eu raison d’appeler à une « révolution » écologique, mais il faut espérer que l’appel sera entendu de tous, ce qui ne parait guère évident. Si aucun chef d’Etat ne peut nier l’importance de l’enjeu, le poids des égoïsmes et des intérêts à courte vue paraît écrasant. Que répondre aux peuples qui ne peuvent se résoudre à changer de mode de vie, ou aux nations encore sur le chemin d’un développement économique auquel elles estiment avoir droit, elles aussi ? Les réticences des Etats-Unis ou de la Chine devant la création d’une ONU de l’environnement en sont la meilleure illustration. Et que dire de nos propres égoïsmes.?

En fait, la révolution prônée par Jacques Chirac devra commencer par nous, nantis des pays développés, dans notre mode de vie et nos comportements.

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