Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

Le patriotisme n’est plus une vertu dans les élites françaises.

Lundi 14 mars 2011 // La France

Marine Le Pen

Elles n’y songent pas ou elles le brocardent.

C’est toute une génération à qui a été enseigné le mépris de la France : les
années 60-80. Les réalités ne sont pour ces gens-là qu’économiques et
financières ; le reste est dérisoire, ce qui n’empêche pas de profiter
abondamment de l’heureuse situation d’être français. Ces classes dirigeantes
apparaissent alors comme des classes privilégiées dont les avantages ne sont
plus corrélés à des services rendus à la nation. Pareille situation est déjà
arrivée dans l’histoire : les conséquences sont en pareil cas dramatiques.

Le phénomène se retrouve aujourd’hui. Le patriotisme n’est plus que
populaire. Il cherche à se trouver une expression. Une Marseillaise hurlée
sur une estrade à la fin d’une réunion de parti ne suffit plus à calmer
l’angorpatriae qui bouleverse encore ce qui reste d’un vrai peuple de France
inquiet de se voir condamné à disparaître par des élites qui ne la
comprennent plus et qu’il ne comprend plus. Les partis officiels qui vivent
du système et le font vivre, sont trop liés à des intérêts apatrides pour
garder de nos jours une valeur de représentation des intérêts français. D’où
le désenchantement, le désaveu, l’éloignement du peuple de ces structures
partisanes captées par des hommes d’appareil qui n’y sont que pour
satisfaire leurs ambitions personnelles.

C’est ainsi qu’apparaissent « les populismes » pour reprendre l’expression
consacrée, inventée par les politologues afin de caricaturer et de cerner
intellectuellementun phénomène de rejet qui est aujourd’hui un des risques
majeurs du système.

Marine Le Pen est maintenant à la tête du Front National. Bruno Gollnisch
correspondait mieux à une défense doctrinale des intérêts français. Dans un
univers de partis, Marine qui assume le combat républicain, devait
l’emporter. Dans ce cadre républicain, elle entend se faire l’expression de
la protestation populaire française. Elle dira les choses crûment, telles
que les oreilles populaires aiment les entendre : sur la situation sociale,
sur le régime, sur la monnaie, sur l’immigration. L’UMP a du souci à se
faire ; elle est déjà à 20 %. Elle sera-peut-être au second tour, mais,
malgré toutes les imaginations des uns et des autres, elle ne peut pas
gagner dans le cadre actuel. C’est la fatalité qui s’attache à tous ces
mouvements populaires, particulièrement en France, depuis les débuts de la
III° République. « Sortons les sortants », « chassons les pourris », depuis
Boulanger, ça n’a jamais marché. Ça monte, ça monte et ça retombe...

Mais la déshérence populaire est si évidente que les députés de l’UMP qui
ont la tripe nationale, ont décidé de répondre à l’attente des Français :
ils se sont appelés d’eux-mêmes « la droite populaire » et il n’y a pas loin
de leurs discours à ceux du Front national. Ainsi, ils gardent leurs
électeurs, mais - ils le savent bien - eux non plus n’arriveront pas dans le
cadre actuel à faire triompher quelques idées de simple bon sens national :
le système, les hommes du système s’arrangeront pour les diluer dans des
méandres politiciens.

Nicolas Dupont-Aignan s’essaye lui aussi à cette fonction tribunitienne et
nationale : il pressent le drame, il veut le canaliser au profit d’une
République pure et nationale ; il y croit, les gens du système ricanent :
son pari est impossible. Le système républicain en France n’est ni pur ni
national. C’est un rêve de le vouloir tel.

Un autre rêve pareillement. C’est Jean-Pierre Chevènement. Il s’offre à la
France. Il vient d’écrire un livre. Son titre La France est-ellefinie ?
(Fayard) suffit à dire son propos. Le malheureux qui est intelligent, tourne
et retourne sur son problème : il a toujours voulu le bien de la France
depuis la création de son Ceres en 1966 et le Congrès d’Épinay en 1971 et
rien n’a jamais réussi... Il n’ose pas dire que Mitterrand l’a trahi ! Il
fustige la classe dirigeante, la démocratie-chrétienne, les caciques
socialistes.., et il raconte l’histoire à sa façon pour éviter de voir la
réalité en face : oui, le système républicain, tel qu’il fonctionne, est la
cause directe de tous les désastres français. Le patriotisme français, s’il
est lucide, ne peut que conclure au caractère néfaste dudit système. Pauvre
Chevènement qui en vient à proposer en final rien d’autre que ce que
proposent les autres.

Et, Mélanchon , c’est presque la même chose, sauf qu’il joue la « sociale »,
avec une incroyable désinvolture ; c’est qu’il est sûr un jour de s’imposer
au P.S. Et enfin, tous les autres qui sont prêts à se mettre sur les rangs
pour représenter un peuple français qui n’est plus représenté.

Tel est le vrai sens de ce « populisme » qu’aucun politique en place ne veut
comprendre dans sa réalité profonde. On en fait un épouvantail afin de
l’instrumentaliser... au profit du système. Le fameux scénario de 2002. À
l’endroit, à l’envers... peu importe, mais jamais pour le peuple français, toujours berné.

Répondre à cet article