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Le mythe communiste.

Mercredi 28 décembre 2011 // L’Histoire

La quasi simultanéité de la mort de Vaclav Havel et de celle de Kim Jong-il conduit à réfléchir au destin du monde à l’heure des totalitarismes nés au XXe siècle. La Corée du Nord est souvent définie comme le dernier régime stalinien de la planète. Et il est vrai qu’il existe des ressemblances étonnantes entre l’Union soviétique des années 50 et ce petit pays qui continue à cultiver les rites de l’empire soviétique défunt. Les images spectaculaires, d’un peuple qui crient sa détresse devant la statue du cher disparu, rappellent les scènes d’hystérie collective qui se déroulèrent à Moscou après la mort du génial petit père des peuples. Il y a cependant une différence à signaler. C’est qu’au moment de la mort de Staline, le deuil fut également porté en Occident par toute une partie de la population qui se reconnaissait alors dans le modèle soviétique.

Il fallut longtemps pour que le parti communiste français se mette à l’heure de la déstalinisation. Le contenu du rapport fameux de Khrouchtchev qui dénonçait les crimes du stalinisme fut non seulement ignoré mais nié par Maurice Thorez et les dirigeants du Parti. Dans les années 80, Georges Marchais parlait encore du bilan globalement positif de l’expérience communiste. C’est donc qu’un mythe, au sens où Georges Sorel définissait le mot, s’était créé autour d’une véritable religion séculière. Une religion qui subsiste encore en Corée du Nord, sous des aspects qui nous paraissent caricaturaux, mais qui n’auraient pas surpris il y a 60 ans.

On a oublié qu’un an avant 1968, le cinquantième anniversaire de la révolution d’octobre 1917 avait été célébré en France de façon très positive. Le mythe d’une révolution qui allait changer la face du monde, éradiquer la pauvreté et la domination des possédants était tenace. Raymond Aron l’avait dénoncé dans « L’opium des intellectuels ». Mais quand on a goûté à une drogue, il est infiniment pénible d’échapper à son addiction. Heureusement des hommes se sont dressés, tels Vaclav Havel, pour mettre fin à cet esclavagisme moderne, dont on souhaite que le peuple nord-coréen soit délivré au plus vite.

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