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Le ”général Hiver” sera de la partie..

Dimanche 8 novembre 2009, par Pierre-Marie Gallois // Le Monde

Et il aura bon dos ! Le second tour des élections afghanes, accouché au forceps, se présente sous les meilleurs augures…

Dans l’attente des premières neiges, les « taliban » se portent bien, démontrant autant que peu se faire leurs capacités combatives…

Quel avenir pour le 7 novembre 2009, date à laquelle devraient se tenir ce second tour ?

(Notre photo) : Des étudiants ont brûlé tout récemment le drapeau américain au cours d’une manifestation dans les rues de Jalalabad, en Afghanistan.

Passons très vite sur les déclarations des grands ou des petits de ce monde, déclarations débordantes de convenance et d’hypocrites sottises…

Comme toujours, de peur d’être en reste, Nicolas Sarkozy a considéré que le « Président Karzaï montre à chacun qu’il est un homme d’État, qui sait distinguer l’essentiel, dans l’intérêt supérieur de son pays et de l’unité du peuple afghan ».

Ne pas hésiter à se tenir les côtes. Ce n’est un secret pour personne que ce second tour a été arraché de hautes lutes par les Etats-Unis et bon nombre de « missionnaires » tous dévoués corps et âmes au sacro-saint processus démocratique, qui lui seul peut sauver l’Afghanistan !

Hamid Karzaï n’est plus l’homme des américains… Depuis plus longtemps qu’il n’y paraît.

Si les reproches de corruption, de favoritisme éhonté à son clan, habillent en astrakan noir celui qui fut l’idole des occidentaux, si la fraude de grande ampleur et la bonne santé de l’opium donnent du rouge aux joues de nos vertueux démocrates, Hamid Karzaï est aussi devenu la cible en raison de certaines alliances qu’il avait pu nouer ou entamer avec quelques seigneurs de la guerre.


« Hamid Karzaï et les « Seigneurs de guerre » Mohammad Qasim Fahim et Karim Khalili »

Sans compter le retour d’exil de Turquie du « célèbre »


« Général Abdoul Rachid Dostom »

Et ses mauvais rapports avec les autorités pakistanaises tout comme son rapprochement avec l’Iran pèsent bien plus lourd encore dans le « Grand jeu » qui bat son plein…
Des élections donc, à organiser un peu dans l’urgence… entachées par 1,3 million de bulletins de vote déclarés frauduleux et invalidés à l’issue du premier tour, sur un total d’environ 5,7 millions de votes exprimés !

Oserons-nous rappeler le taux de participation au formidable engouement pour le jeu de l’urne ? 38,7% de votants…

Quand les moralistes de caniveaux et les donneurs de leçons à trois « centimes d’euros » comprendront-ils que les Afghans sont aussi fatigués des simagrées de « démocratie », produit d’importation pour le seul bénéficie de puissances étrangères ?

En Afghanistan, les solutions d’avenir passeront par la grande « Loya Jirga »…

C’est elle qui s’est réunie en 1747, afin de désigner le premier roi d’Afghanistan Ahmad Khan Abdali…

L’empereur de Perse décédé, les Afghans se mirent en quête d’un personnage prestigieux, capable de les unir en une nation indépendante et souveraine. Le commandant en chef du régiment afghan de Nadir Shah, Noor Mohammad Alizaï ne faisait pas le poids en raison du manque de pouvoir de la tribu des Alizaï. Une Loya Jirga (assemblée tribale traditionnelle), réunissant tous les chefs de tribus pachtounes (les plus fameux étant Haji Jamal Barakzaï, Sardar Jahan Khan Popalzaï, Noor Mohammad Khan Ghilzaï), auxquelles se joignit ceux de certaines tribus hazaras, baloutches et tadjiks, fut alors convoquée. Un emplacement bordant un champ de blé fut choisi pour l’occasion, on y dressa la tente destinée aux délibérations du conseil. Après plusieurs jours de négociations, les anciens ne purent se mettre d’accord entre eux pour désigner un nouveau chef, sachant qu’ils ne désiraient pas confier ce rôle au membre d’une tribu trop puissante. Chaque tribu, chaque clan, chaque famille voulait naturellement favoriser son propre candidat. Vu le nombre des postulants, les débats se poursuivirent pendant huit jours sans aboutir à aucun résultat.

Pendant ce temps, Ahmad Khan Abdali, resté à l’écart des discussions, se contentait d’écouter les arguments des uns et des autres, et constatait avec une certaine amertume la division de ses concitoyens. Au 9ème jour, Haji Hamal Khan (1719-1772), qui portait le titre de Topchibashi (c’est-à-dire chef d’artillerie), chef du clan des Barakzaï de la tribu Abdali, recueillit une majorité des suffrages mais pas assez pour s’imposer. Ce fut alors qu’un derviche nommé Saber Shah proposa la candidature d’Ahmad Khan. « A quoi sert tout ce bavardage ? lança-t-il à l’assistance, Dieu a crée en Ahmad Khan un homme bien plus grand que vous tous, il tire son origine de la plus noble des familles afghanes. Sauvegardez donc l’œuvre de Dieu, car terrible sera son courroux si vous la détruisez ».

Ahmad Khan appartenait en effet au clan des Sadozaï de la tribu Abdali. Son ancêtre Sado avait dirigé jadis une ambassade auprès du Shah de Perse, Abbas le Grand, alors que celui de son rival n’en était qu’un simple membre. Un autre de ses aïeux, Khawja Khizar, le fils de Sado, passait pour un saint auprès des tribus afghanes. De plus, ce jeune guerrier remplissait la condition essentielle : il faisait partie d’un clan peu puissant, celui des Sadozaï. Haji Jamal Khan, chef des Mohammadzaï du clan des Barakzaï grands rivaux des Sadozaï, ne l’entendait pourtant pas ainsi. Mais devant les troupes nombreuses qui accompagnaient le jeune prétendant à la couronne et surtout face aux trésors qu’il possédait, il ne put faire autrement que de se soumettre à cette décision. Saber Shah prit le jeune guerrier par le bras, le fit asseoir sur une petite estrade en terre qu’il venait de dresser au milieu de la plaine et lui dit : « Voici le trône de ton royaume ». Puis il arracha quelques épis de blé du champ voisin, les glissa dans son turban et tint ces paroles : « Et voici ta couronne ». Enfin pour achever la cérémonie, il déclara : « Maintenant tu es le Padshah-i-Durr-i-Dowran » (le roi, perle du siècle). Le nouveau souverain se contenta toutefois du titre de Durr-i-Durran, c’est-à-dire perle des perles, d’où le nouveau nom de sa dynastie et de sa tribu : Durrani. La Loya Jirga rompit aussi tout lien de vassalité avec la Perse et déclara l’indépendance du peuple afghan sous l’égide de son roi. Kandahâr fut choisie pour capitale du nouvel Etat. http://www.bassirat.net/Ahmad-Shah-Durrani-et-la-fondation-de-l-Afghanistan,371.html

Et qu’importent les grimaces des missionnaires de la démocratie frelatée !

Mais rassurez-vous, toujours en avance sur son temps, Nicolas Sarkozy n’a pas manqué de rappeler que : « La France restera engagée aux côtés du peuple afghan et de son futur gouvernement »

Et les « Afghans » qui sont en passe d’être expulsés de France ne manqueront pas de s’en faire l’écho…

Portemont, le 28 octobre 2009

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